{"id":81938,"date":"2025-10-22T18:41:17","date_gmt":"2025-10-22T17:41:17","guid":{"rendered":"https:\/\/dknews.dz\/?p=81938"},"modified":"2025-10-22T18:41:19","modified_gmt":"2025-10-22T17:41:19","slug":"la-souverainete-hydrique-en-algerie-la-bataille-de-leau-gagnee","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dknews.dz\/index.php\/2025\/10\/22\/la-souverainete-hydrique-en-algerie-la-bataille-de-leau-gagnee\/","title":{"rendered":"La souverainet\u00e9 hydrique en Alg\u00e9rie\u00a0: La bataille de l\u2019eau gagn\u00e9e !"},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019examen r\u00e9cent d\u2019un projet de loi organique portant statut de la magistrature, au suivi de la localisation et de la r\u00e9alisation de trois nouvelles&nbsp; stations de dessalement de l\u2019eau de mer, prouve que la gouvernance de l&rsquo;eau est aujourd&rsquo;hui un souci majeur. De nombreux projets sont en cours notamment des barrages, des stations d\u2019\u00e9puration (STEP), des stations de dessalement d\u2019eau de mer, des forages, des r\u00e9servoirs d\u2019eau et des kilom\u00e9trages impressionnants de pose de conduite pour non seulement alimenter les populations en eau potable, mais aussi, pour irriguer des centaines de milliers d\u2019hectares.<\/p>\n\n\n\n<p>Devant la mont\u00e9e des besoins en eau (AEP, industrie, tourisme, p\u00e9rim\u00e8tres irrigu\u00e9s\u2026), les d\u00e9cideurs sont appel\u00e9s \u00e0 mener une politique active, en lan\u00e7ant de nouveaux investissements structurants (retenues, exploitation des nappes profondes, recharges des aquif\u00e8res, r\u00e9utilisations des eaux us\u00e9es \u00e9pur\u00e9es, dessalement, grands transferts\u2026), et en mettant en \u0153uvre une politique nationale de l\u2019eau \u00e0 travers des l\u00e9gislations et des outils de gestion performants. Face \u00e0 ce d\u00e9fi, la ma\u00eetrise et la pr\u00e9servation des ressources en eau constituent un enjeu majeur auquel des politiques urgentes s\u2019imposent d\u2019avantage.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019eau est une ressource rare, fragile et in\u00e9galement r\u00e9partie \u00e0 travers tout le pays. La demande en eau est en continuelle augmentation. Des p\u00e9nuries d\u2019eau conjoncturelles ou structurelles sont constat\u00e9es. En plus des tensions li\u00e9es \u00e0 la gestion de la ressource, s\u2019ajoutent les d\u00e9gradations de l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me et de la biodiversit\u00e9 caus\u00e9es par l\u2019intervention anthropique&nbsp; amplifi\u00e9es par les d\u00e9ficits hydriques. L\u2019eau et l\u2019environnement sont ainsi devenus une pr\u00e9occupation prioritaire de d\u00e9veloppement durable.<\/p>\n\n\n\n<p>Les instructions du Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique&nbsp; Abdelmadjid Teboune visent la mobilisation, l\u2019am\u00e9lioration de la distribution, l\u2019utilisation de la ressource hydrique, la protection et la pr\u00e9servation de l\u2019environnement. S\u2019ajoute la question de l\u2019introduction des technologies de dessalement de l\u2019eau de mer qui constitue une piste d\u2019avenir tr\u00e8s int\u00e9ressante capable de r\u00e9duire significativement la d\u00e9pendance des besoins en eau, accentu\u00e9e au fil du temps par le d\u00e9r\u00e8glement climatique qui s\u2019installe dans la dur\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Ceci explique que le gouvernement&nbsp; s\u2019att\u00e8le \u00e0 couvrir les besoins en eau en veillant \u00e0 la s\u00e9curisation sur les plans qualit\u00e9 et quantit\u00e9 dans l&rsquo;objectif d&rsquo;am\u00e9liorer l&rsquo;hygi\u00e8ne et la sant\u00e9 des populations, \u00e0 d\u00e9velopper l&rsquo;irrigation et l&rsquo;assainissement des terres pour soutenir la politique de s\u00e9curit\u00e9 agro-alimentaire, et \u00e0 assurer la protection des \u00e9cosyst\u00e8mes aquatiques et des ressources en eau mobilis\u00e9es et mobilisables en se basant sur des outils scientifiques et techniques.<\/p>\n\n\n\n<p>Le futur s\u2019annonce difficile avec une population en perp\u00e9tuelle croissance qui se situerait aux alentours de 60 millions d\u2019habitants en 2050 et une industrie qui se d\u00e9veloppe plus rapidement (que les ann\u00e9es quatre-vingt-dix). La demande en eau augmentera durant les 30 ann\u00e9es \u00e0 venir pour subvenir aux besoins de la population, de l\u2019industrie et surtout de l\u2019agriculture intensive pratiqu\u00e9e \u00e0 grande \u00e9chelle dans le sud Alg\u00e9rien.<\/p>\n\n\n\n<p>De l\u2019avis de l\u2019expert en agronomie et hydrologie , Kader Ali , ancien cadre du minist\u00e8re de l\u2019agriculture et Ex DSA, \u00ab Le stress hydrique affecte sereinement tout. Que ce soit l\u2019alimentation potable des populations, la faune ou la flore, tout y passe. Aucun \u00e9cosyst\u00e8me ne peut r\u00e9sister ind\u00e9finiment \u00e0 un stress qui se prolonge dans le temps, il s\u2019en trouvera boulevers\u00e9 dans ses fondements et composantes. \u00bb Selon lui, \u00ab Force est de constater qu\u2019\u00e0 travers les bouleversements climatiques facilement constatables, en se penchant sur les donn\u00e9es disponibles, nul n\u2019est \u00e0 l\u2019abri d\u2019un stress qui n\u2019est par d\u00e9finition que l\u2019aspect brutal d\u2019une action qui s\u2019interrompe. Ceci n\u2019est pas fortement pr\u00e9judiciable d\u00e8s lors que cette interruption prenne fin aussi rapidement qu\u2019elle n\u2019est survenue. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Notre interlocuteur&nbsp; rappelle, malheureusement, on se dirige non pas vers un stress limit\u00e9 dans le temps, mais \u00e0 une s\u00e8cheresse permanente, du moins \u00e0 l\u2019\u00e9tat end\u00e9mique dans certaines r\u00e9gions du pays, notamment les \u00e9cosyst\u00e8mes d\u00e9j\u00e0 \u00e9rod\u00e9s, voire compl\u00e8tement corrompus comme les hauts plateaux et la steppe. \u00ab Justement, c\u2019est dans ces territoires o\u00f9 l\u2019on constate les nappes phr\u00e9atiques les plus exsangues, et o\u00f9 l\u2019on compte le moins de sites pouvant contenir des barrages, donc ne pouvant participer \u00e0 l\u2019\u00e9closion d\u2019une agriculture moderne ou industrielle, \u00e0 moins d\u2019une nouvelle strat\u00e9gie inclusive qui dotera ces aires de volumes d\u2019eau cons\u00e9quents en rapport avec les richesses agro-p\u00e9dologiques qu\u2019elles renferment. \u00bb a-t-il estim\u00e9 encha\u00eenant que \u00ab Le manque de pr\u00e9cipitations d\u00e9teint sur tout ce qui est vivant. Les nappes phr\u00e9atiques se rechargent par le biais des pluies, les barrages aussi immenses et nombreux soient-ils, d\u00e9pendants des averses aussi soutenues que fr\u00e9quentes qui s\u2019abattent sur leurs bassins versants.<\/p>\n\n\n\n<p>R\u00e9pondant \u00e0 une question relative&nbsp; sur quelle politique pour une eau pour tous&nbsp; face aux&nbsp; besoins hydriques&nbsp; qui vont augmenter d\u2019ici 2050 en Alg\u00e9rie, Kader Ali a soulign\u00e9 que \u00ab Les besoins en eau iront en augmentant. Chez nous et ailleurs.&nbsp; On n\u2019est plus dans l\u2019Alg\u00e9rie des trois \u00e0 quatre d\u00e9cennies post ind\u00e9pendance o\u00f9 dans l\u2019hyper centre de la capitale, les robinets coulaient parcimonieusement. Que dire alors des villes, villages de l\u2019int\u00e9rieur du pays et des zones rurales ! Les temps ont chang\u00e9, le pays aussi. Des investissements colossaux sont consentis d\u00e8s lors que l\u2019eau, cet or bleu, est consacr\u00e9e denr\u00e9e vitale, strat\u00e9gique, dont la souverainet\u00e9 hydrique est consid\u00e9r\u00e9e comme objectif ultime \u00e0 atteindre et \u00e0 consolider, car devant asseoir la stabilit\u00e9 sociale et faire acc\u00e9der toutes les populations sans distinction de genres ni d\u2019origines \u00e0 la modernit\u00e9. Que l\u2019on ne fasse pas fine bouche des infrastructures hydrauliques r\u00e9alis\u00e9es entre autres les barrages, les transferts, les forages, les sources, les puits, les unit\u00e9s de dessalement, les r\u00e9seaux et tutti quanti. Malgr\u00e9 quelques imperfections, l\u2019Alg\u00e9rie, un pays continent s\u2019il en est, dont le territoire est \u00e0 95% aride, peut se targuer d\u2019offrir \u00e0 tout un chacun une dotation en eau des plus enviables. Certes, quelques disparit\u00e9s existent, mais le fait av\u00e9r\u00e9 est l\u00e0 : la dotation moyenne annuelle par habitant tourne autour de 200 litres jour.2050 c\u2019est d\u00e9j\u00e0 demain. Le pays se pr\u00e9pare activement ; il investit dans de nouvelles infrastructures et se dote des moyens cons\u00e9quents pour que l\u2019\u00e9quilibre ne soit pas rompu. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>En effet l\u2019\u2019expert Kader Ali&nbsp; s\u2019est attard\u00e9 sur une r\u00e9elle politique de l\u2019eau pour tous. selon lui,&nbsp; on y est depuis fort longtemps ! Surtout pour les besoins domestiques des populations. Quant \u00e0 la mobilisation de toutes les ressources hydriques, qu\u2019elles soient conventionnelles ou non, de surface ou souterraines, destin\u00e9es \u00e0 pourvoir les trois grands secteurs consum\u00e9ristes (agriculture, industrie et tourisme) on ne pourra plus y couper. \u00ab Elle est d\u00e9j\u00e0 la panac\u00e9e des pouvoirs publics ! On n\u2019y va pas totalement \u00e0 fond, mais l\u2019id\u00e9e y est, surtout pour les eaux us\u00e9es des villes qui, au lieu d\u2019\u00eatre une aubaine, une nouvelle richesse, un levier pour l\u2019irrigation de certaines cultures, celles-ci polluent l\u2019environnement. Les eaux d\u2019irrigation sont malheureusement \u00e0 bien des \u00e9gards, mal utilis\u00e9es par les op\u00e9rateurs \u00e9conomiques, principalement les agriculteurs, qui, malgr\u00e9 les aides substantielles de l\u2019\u00c9tat, continuent \u00e0 irriguer anarchiquement leurs champs. Lorsque l\u2019on comprendra combien a co\u00fbt\u00e9 le m\u00e8tre cube d\u2019eau fossile ayant sommeill\u00e9 pendant un million d\u2019ann\u00e9es, tir\u00e9 des entrailles du Sahara, ou le m\u00e8tre cube d\u2019eau captur\u00e9 dans un barrage puis, red\u00e9ploy\u00e9 sur de grandes distances, alors, l\u00e0, on saura la valeur de cette richesse. Tout comme l\u2019eau destin\u00e9e au m\u00e9nage, oui pour l\u2019eau pour tous. Mais pas dilapid\u00e9e. Et aussi, pas au d\u00e9triment des normes \u00e9conomiques usuelles o\u00f9 paradoxalement, dans un pays presque totalement aride, l\u2019\u00c9tat investit par milliards de dollars, mobilise \u00e0 tour de bras d\u2019\u00e9normes quantit\u00e9s d\u2019eau alors que l\u2019on se d\u00e9sint\u00e9resse pour son devenir. Oui : l\u2019eau pour tous, mais aussi un prix pour tous ! \u00bb fera observ\u00e9 Kader Ali<\/p>\n\n\n\n<p>S\u2019agissant des&nbsp; techniques du dessalement d\u2019eau de mer, Kader Ali a rappel\u00e9 que \u00ab Cette manne (le dessalement) n\u2019est possible que parce que le pays peut se le permettre. Fort heureusement d\u2019ailleurs, car ce proc\u00e9d\u00e9 est en train de pallier au manque criard d\u2019eau d\u00fb \u00e0 la raret\u00e9 des pluies et des neiges. Peut-\u00eatre bien qu\u2019il serait temps de g\u00e9n\u00e9raliser ce proc\u00e9d\u00e9, coupl\u00e9 \u00e0 une politique hardie des \u00e9nergies renouvelables, principalement le solaire, \u00e0 d\u2019autres utilisateurs comme l\u2019agriculture intensive \u00e0 l\u2019ouest, dans les hauts plateaux et la steppe. Notre pays rec\u00e8le un gisement incommensurable en \u00e9nergies renouvelables. Quitte \u00e0 me r\u00e9p\u00e9ter, car j\u2019ai d\u00e9j\u00e0 expos\u00e9 cette id\u00e9e dans maints articles et dans mon livre Agriculture alg\u00e9rienne : entre progr\u00e8s et regrets. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Abordant les techniques de dessalement notre interlocuteur a&nbsp; fait savoir que \u00ab&nbsp; Plusieurs pays font face \u00e0 la p\u00e9nurie d\u2019eau en ayant recours \u00e0 ce proc\u00e9d\u00e9 qui vient en appoint aux ressources conventionnelles d\u00e9j\u00e0 existantes(pluies, nappes souterraines).Notre pays est d\u00e9j\u00e0 assez avanc\u00e9 en la mati\u00e8re puisqu\u2019il dispose d\u00e9j\u00e0 de plusieurs stations de dessalement qui fonctionnent le plus normalement du monde et produisent 2,6 millions de m3 par jour pour 6 millions d\u2019habitants. Le taux de couverture du pays en eau potable \u00e0 base du dessalement bondira de 18% \u00e0 42%. A celles-ci (les unit\u00e9s) vont s\u2019ajouter cinq autres stations devant produire 300 000 m3 par jour (discours r\u00e9cent du pr\u00e9sident de la r\u00e9publique devant les walis). Dix&nbsp; nouvelles unit\u00e9s sont pr\u00e9vues \u00e0 l\u2019horizon 2030. Ces unit\u00e9s devront aussi alimenter les villes et villages de l\u2019int\u00e9rieur sur une profondeur de 150 kilom\u00e8tres. Ce qui va permettre une dynamique plus soutenue des localit\u00e9s aliment\u00e9es. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Kader Ali a rappel\u00e9 aussi que la nappe albienne est de prime abord inestimable, voire in\u00e9puisable m\u00eame. C\u2019est \u00e0 voir ! Puisqu\u2019elle est fossile, qu\u2019elle ne se renouvelle pas (ou tr\u00e8s faiblement) par l\u2019apport des pr\u00e9cipitations qui s\u2019abattent dans le Sahara ou les contreforts de l\u2019atlas saharien, son utilisation est sujette \u00e0 contr\u00f4le quand bien m\u00eame elle serait la plus grande nappe souterraine au monde. Les sp\u00e9cialistes \u00e9valuent son volume \u00e0 50 000 milliards de m3(d\u2019autres l\u2019\u00e9valuent \u00e0 un peu moins)enfouis dans le sous-sol de trois pays : l\u2019Alg\u00e9rie, la Tunisie et la Libye. 70% de ce volume se trouverait chez, soit 36 000 milliards de m3. Il est vrai, en d\u00e9couvrant ces chiffres, \u00e7a donne le tournis. Des milliards et des milliards ! Cela frappe les esprits. D\u00e9trompons-nous ! Tout n\u2019est pas mobilisable. Pour pouvoir pr\u00e9server les \u00e9quilibres g\u00e9ologiques, garder un aquif\u00e8re sain, les sp\u00e9cialistes estiment que seuls 5 \u00e0 6 milliards de m3&nbsp; (d\u2019autres avancent&nbsp; 10) peuvent \u00eatre extraits annuellement de cette manne c\u00e9leste de notre Sahara Septentrional. Il est facile de s\u2019en rendre compte de la fragilit\u00e9 de cet aquif\u00e8re fossile : les d\u00e9bits ont diminu\u00e9 depuis et les rabattements sont constat\u00e9s \u00e0 travers la majorit\u00e9 des forages qui ont perdu leur caract\u00e8re art\u00e9sien. Quoique sur ces questions pointues, il est plus pr\u00e9f\u00e9rable de laisser les grands sp\u00e9cialistes de cette nappe s\u2019exprimer.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>M.M<\/strong><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-post-author\"><div class=\"wp-block-post-author__avatar\"><img alt='' src='https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/f56c36580f44a9d8e8535169273499b7dddc82045bcc254bf7d154ff6b485f62?s=48&#038;d=mm&#038;r=g' srcset='https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/f56c36580f44a9d8e8535169273499b7dddc82045bcc254bf7d154ff6b485f62?s=96&#038;d=mm&#038;r=g 2x' class='avatar avatar-48 photo' height='48' width='48' \/><\/div><div class=\"wp-block-post-author__content\"><p class=\"wp-block-post-author__byline\"><strong> Mohamed Medjahdi<\/strong><\/p><p class=\"wp-block-post-author__name\">dknews<\/p><\/div><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019examen r\u00e9cent d\u2019un projet de loi organique portant statut de la magistrature, au suivi de la localisation et de la r\u00e9alisation de trois nouvelles&nbsp; stations de dessalement de l\u2019eau de mer, prouve que la gouvernance de l&rsquo;eau est aujourd&rsquo;hui un souci majeur. 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