{"id":77150,"date":"2025-09-30T18:44:45","date_gmt":"2025-09-30T17:44:45","guid":{"rendered":"https:\/\/dknews.dz\/?p=77150"},"modified":"2025-09-30T19:25:25","modified_gmt":"2025-09-30T18:25:25","slug":"maroc-le-parti-national-rifain-renouvelle-son-engagement-a-poursuivre-la-marche-irreversible-vers-un-rif-libre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dknews.dz\/index.php\/2025\/09\/30\/maroc-le-parti-national-rifain-renouvelle-son-engagement-a-poursuivre-la-marche-irreversible-vers-un-rif-libre\/","title":{"rendered":"MAROC\/Jeunesse en col\u00e8re : quand les rues crient la faillite d\u2019un syst\u00e8me \u00e0 bout de souffle"},"content":{"rendered":"\n<p>Le Maroc vit un v\u00e9ritable s\u00e9isme social. Les places publiques se transforment chaque<br>jour en sc\u00e8nes de contestation, les grandes avenues de Casablanca, Rabat, F\u00e8s ou Agadir r\u00e9sonnent d\u2019une clameur nouvelle, port\u00e9e par une jeunesse d\u00e9termin\u00e9e \u00e0 briser le silence. <\/p>\n\n\n\n<p>Ce qui se joue dans les rues du royaume d\u00e9passe de loin de simples revendications passag\u00e8res : c\u2019est le proc\u00e8s d\u2019un syst\u00e8me \u00e0 bout de souffle, incapable de r\u00e9pondre aux besoins essentiels de sa population.<br>Les jeunes, souvent lyc\u00e9ens, \u00e9tudiants ou dipl\u00f4m\u00e9s sans avenir, refusent d\u00e9sormais de se r\u00e9signer \u00e0 l\u2019\u00e9chec d\u2019un mod\u00e8le qui leur promettait l\u2019ascension sociale mais qui ne leur offre que ch\u00f4mage, pr\u00e9carit\u00e9 et frustration. Pour eux, il ne s\u2019agit plus de n\u00e9gocier des miettes : ils veulent un avenir digne, des \u00e9coles modernes, des h\u00f4pitaux qui soignent, des emplois stables et une justice sociale r\u00e9elle.<br>Dans ce Maroc de 2025, o\u00f9 les grands projets d\u2019infrastructures brillent \u00e0 l\u2019international, la jeunesse constate que son quotidien reste plomb\u00e9 par des in\u00e9galit\u00e9s criantes et un service public en d\u00e9composition.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Un syst\u00e8me \u00e9ducatif \u00e0 la d\u00e9rive<br><\/strong>Les manifestations mettent en avant un constat sans appel : l\u2019\u00e9cole marocaine ne pr\u00e9pare plus son peuple \u00e0 l\u2019avenir. Classes surcharg\u00e9es, \u00e9tablissements v\u00e9tustes, absence de moyens p\u00e9dagogiques modernes, fuite des enseignants qualifi\u00e9s.<br>La promesse d\u2019\u00e9galit\u00e9 des chances est devenue un slogan creux. Des g\u00e9n\u00e9rations enti\u00e8res sont sacrifi\u00e9es, enferm\u00e9es dans un syst\u00e8me incapable de rivaliser avec les standards internationaux.<br>Pour les jeunes, l\u2019\u00e9ducation n\u2019est plus une porte d\u2019entr\u00e9e vers l\u2019emploi, mais un couloir sans issue. Leurs dipl\u00f4mes, souvent d\u00e9valoris\u00e9s, se heurtent \u00e0 un march\u00e9 du travail verrouill\u00e9 et satur\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Sant\u00e9 : quand les trag\u00e9dies deviennent la norme<br><\/strong>La col\u00e8re s\u2019est cristallis\u00e9e apr\u00e8s la trag\u00e9die de l\u2019h\u00f4pital Hassan II d\u2019Agadir, o\u00f9 plusieurs vies ont \u00e9t\u00e9 perdues dans des conditions d\u00e9nonc\u00e9es comme inacceptables. Mais cet \u00e9pisode n\u2019est que la partie visible d\u2019un drame quotidien.<br>Dans tout le pays, les h\u00f4pitaux manquent de moyens, les patients attendent des heures, parfois des jours, pour recevoir un soin, et les in\u00e9galit\u00e9s territoriales condamnent les plus d\u00e9munis \u00e0 l\u2019abandon.<br>Les Marocains ont compris que la sant\u00e9 est devenue un privil\u00e8ge r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 ceux qui peuvent payer cliniques priv\u00e9es et m\u00e9dicaments import\u00e9s. Pour les autres, il ne reste que l\u2019attente et l\u2019esp\u00e9rance, souvent vaines.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Emploi : une g\u00e9n\u00e9ration sacrifi\u00e9e<br><\/strong>La jeunesse marocaine, majoritaire dans la population, se retrouve \u00e9trangl\u00e9e entre ch\u00f4mage massif et emplois pr\u00e9caires.<br>Ceux qui ont \u00e9tudi\u00e9 ne trouvent pas de d\u00e9bouch\u00e9s. Ceux qui travaillent subissent des salaires bas, sans protection sociale. Les dipl\u00f4m\u00e9s ch\u00f4meurs, pr\u00e9sents massivement dans les manifestations, ne r\u00e9clament plus seulement un emploi : ils revendiquent leur droit \u00e0 exister dans une soci\u00e9t\u00e9 qui les marginalise.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Un cri politique \u00e9touff\u00e9<br><\/strong>Derri\u00e8re les slogans et les pancartes, c\u2019est toute une remise en cause du contrat social qui \u00e9clate au grand jour.<br>Le Maroc affiche \u00e0 l\u2019international des succ\u00e8s \u00e9conomiques et diplomatiques, mais sa population constate que ces r\u00e9ussites ne se traduisent pas dans son quotidien.<br>Les grands projets d\u2019autoroutes, de ports ou de trains rapides ne nourrissent pas les familles, ne r\u00e9duisent pas les in\u00e9galit\u00e9s, ne donnent pas aux jeunes les moyens de construire une vie digne.<br>La comparaison avec d\u2019autres luttes dans le monde, de la Palestine au Sahara occidental, est omnipr\u00e9sente : la soif de dignit\u00e9 est universelle. Mais au Maroc, cette soif se double d\u2019un sentiment d\u2019abandon et d\u2019exclusion.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les r\u00e9seaux sociaux : catalyseurs d\u2019une r\u00e9volte<br><\/strong>La contestation trouve un \u00e9cho imm\u00e9diat sur les r\u00e9seaux sociaux. Facebook, TikTok, X et Instagram deviennent des espaces o\u00f9 les vid\u00e9os de manifestations se partagent en boucle, o\u00f9 les appels \u00e0 la mobilisation se propagent \u00e0 la vitesse de la lumi\u00e8re. Pour la premi\u00e8re fois, une g\u00e9n\u00e9ration n\u00e9e avec le num\u00e9rique construit une contre-narration face aux m\u00e9dias officiels.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Une jeunesse debout face \u00e0 un \u00c9tat fig\u00e9<br><\/strong>Le Maroc de 2025 semble pris entre deux mondes : celui des vitrines modernistes, qui s\u00e9duisent les investisseurs \u00e9trangers, et celui des r\u00e9alit\u00e9s sociales, marqu\u00e9es par la pauvret\u00e9, l\u2019injustice et l\u2019absence de perspectives.<br>Le contraste est devenu insupportable. Ce mouvement de contestation, pacifique mais d\u00e9termin\u00e9, annonce l\u2019\u00e9mergence d\u2019une nouvelle page de l\u2019histoire sociale du pays.<br>Mais il pose aussi une question fondamentale : le pouvoir marocain est-il capable d\u2019entendre ce cri de d\u00e9tresse avant qu\u2019il ne se transforme en temp\u00eate ?<br>Car une chose est claire : rien ne va plus au Maroc.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-post-author\"><div class=\"wp-block-post-author__avatar\"><img alt='' src='https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/f56c36580f44a9d8e8535169273499b7dddc82045bcc254bf7d154ff6b485f62?s=48&#038;d=mm&#038;r=g' srcset='https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/f56c36580f44a9d8e8535169273499b7dddc82045bcc254bf7d154ff6b485f62?s=96&#038;d=mm&#038;r=g 2x' class='avatar avatar-48 photo' height='48' width='48' \/><\/div><div class=\"wp-block-post-author__content\"><p class=\"wp-block-post-author__byline\"><strong>ABED MEGHIT<\/strong><\/p><p class=\"wp-block-post-author__name\">dknews<\/p><\/div><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Maroc vit un v\u00e9ritable s\u00e9isme social. 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