{"id":59886,"date":"2025-07-13T20:50:50","date_gmt":"2025-07-13T19:50:50","guid":{"rendered":"https:\/\/dknews.dz\/?p=59886"},"modified":"2025-07-13T20:50:51","modified_gmt":"2025-07-13T19:50:51","slug":"culture-dounia-une-ode-cinematographique-a-lalgerie-dhier-et-daujourdhui","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dknews.dz\/index.php\/2025\/07\/13\/culture-dounia-une-ode-cinematographique-a-lalgerie-dhier-et-daujourdhui\/","title":{"rendered":"culture \u00ab\u00a0Dounia\u00a0\u00bb, une ode cin\u00e9matographique \u00e0 l\u2019Alg\u00e9rie d\u2019hier et d\u2019aujourd\u2019hui"},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Samedi soir, la Cin\u00e9math\u00e8que d\u2019Alger a vibr\u00e9 au rythme des \u00e9motions et des souvenirs, lors de la projection en avant-premi\u00e8re du film \u00ab\u00a0Dounia\u00a0\u00bb, la derni\u00e8re \u0153uvre cin\u00e9matographique de la r\u00e9alisatrice Rim Laredj.<br>Une salle comble, un public attentif, des applaudissements nourris : tous les ingr\u00e9dients \u00e9taient r\u00e9unis pour c\u00e9l\u00e9brer ce long m\u00e9trage qui jette un regard tendre mais lucide sur l\u2019Alg\u00e9rie contemporaine.<br>Produit par \u00ab\u00a0Nissou Production\u00a0\u00bb en collaboration avec le Centre Alg\u00e9rien de D\u00e9veloppement du Cin\u00e9ma (CADC), \u00ab\u00a0Dounia\u00a0\u00bb n\u2019est pas qu\u2019un simple film.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est un voyage intime dans l\u2019\u00e2me d\u2019un pays en pleine mutation, entre ses souvenirs profond\u00e9ment ancr\u00e9s et ses r\u00eaves tourn\u00e9s vers l\u2019avenir.<br>Sur un sc\u00e9nario sign\u00e9 Afifa Maalam, le film de 90 minutes s\u2019attarde sur les conflits interg\u00e9n\u00e9rationnels, les heurts culturels, mais surtout, sur les ponts invisibles qui relient les \u00eatres \u00e0 leur terre natale.<br>Au c\u0153ur de cette fresque humaine, on retrouve Rahim, interpr\u00e9t\u00e9 par le talentueux Abderrahmane Djalti, figure embl\u00e9matique du ra\u00ef.<br>Apr\u00e8s de longues ann\u00e9es d\u2019exil, Rahim revient en Alg\u00e9rie, accompagn\u00e9 de son fils Rayan (jou\u00e9 par Wassim Belarbi), n\u00e9 et \u00e9lev\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9tranger.<br>Ce duo p\u00e8re-fils devient alors le symbole d\u2019une Alg\u00e9rie partag\u00e9e entre m\u00e9moire et renouveau, entre les cicatrices du pass\u00e9 et les promesses de demain.<br>Dans une narration fluide et lin\u00e9aire, le film met en sc\u00e8ne une s\u00e9rie d\u2019histoires qui s\u2019entrelacent subtilement : m\u00e9sententes familiales, tensions de voisinage, amiti\u00e9s \u00e9corch\u00e9es\u2026<br>Autant de situations qui refl\u00e8tent les complexit\u00e9s de la soci\u00e9t\u00e9 alg\u00e9rienne, ses beaut\u00e9s comme ses contradictions.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais au-del\u00e0 des conflits, \u00ab\u00a0Dounia\u00a0\u00bb parle de r\u00e9conciliation. Celle d\u2019un p\u00e8re avec son fils, d\u2019un homme avec son pays, d\u2019un peuple avec son histoire. Si Rim Laredj a fait le choix du format t\u00e9l\u00e9film, ce n\u2019est pas un hasard. Elle revendique une volont\u00e9 de rendre le film accessible au plus grand nombre, notamment \u00e0 travers la diffusion t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e.<br>Consciente des d\u00e9fis financiers que repr\u00e9sente une production cin\u00e9matographique classique, la r\u00e9alisatrice assume un format plus sobre mais tout aussi expressif, qui parvient \u00e0 capturer avec finesse les reliefs d\u2019Alger et la densit\u00e9 \u00e9motionnelle de ses personnages.<br>La cam\u00e9ra prend le temps de s\u2019arr\u00eater sur les ruelles de la capitale, sur les visages burin\u00e9s par le temps, sur les silences \u00e9loquents.<\/p>\n\n\n\n<p>La ville devient alors un personnage \u00e0 part enti\u00e8re, t\u00e9moin silencieux des retrouvailles et des d\u00e9chirures.<br>L\u2019un des grands atouts de \u00ab\u00a0Dounia\u00a0\u00bb r\u00e9side sans doute dans son casting riche et harmonieux.<br>Des figures bien connues du public alg\u00e9rien, comme Bahia Rachedi, Farida Krim, Khadidja Mezini, Aziz Boukerouni ou encore Abdelhamid Benmesbah, c\u00f4toient de jeunes talents prometteurs tels que Abdelkader Slimani, Kenza Moussous et Wassim Belarbi.<br>Cette fusion des g\u00e9n\u00e9rations donne au film une profondeur \u00e9motionnelle et une richesse humaine exceptionnelles.<br>La dynamique interg\u00e9n\u00e9rationnelle est d\u2019ailleurs au c\u0153ur du projet artistique : elle traduit, avec justesse, le dialogue difficile mais n\u00e9cessaire entre l\u2019h\u00e9ritage culturel et les aspirations d\u2019une jeunesse tourn\u00e9e vers l\u2019ailleurs.<br>Impossible de parler de \u00ab\u00a0Dounia\u00a0\u00bb sans \u00e9voquer sa bande-son vibrante, dans laquelle le ra\u00ef tient une place de choix. Plus qu\u2019un simple accompagnement musical, le ra\u00ef devient ici une voix narrative, une m\u00e9moire collective qui relie le pass\u00e9 au pr\u00e9sent.<br>\u00c0 travers le personnage de Rahim, le spectateur est invit\u00e9 \u00e0 revisiter une \u00e9poque, une culture, une \u00e9motion.<br>Selon la r\u00e9alisatrice, cette musique populaire \u00ab\u00a0est un pont entre les g\u00e9n\u00e9rations, un lien invisible qui r\u00e9unit m\u00eame ceux qui ne parlent pas la m\u00eame langue ou ne partagent pas les m\u00eames souvenirs\u00a0\u00bb.<br>En filigrane, \u00ab\u00a0Dounia\u00a0\u00bb dresse un portrait sensible et nuanc\u00e9 d\u2019une Alg\u00e9rie plurielle, vivante, en perp\u00e9tuelle \u00e9volution. \u00c0 travers les regards crois\u00e9s de ses personnages, Rim Laredj r\u00e9ussit le pari audacieux de repr\u00e9senter un pays \u00e0 la fois enracin\u00e9 dans ses traditions et aspirant au changement, en mettant en lumi\u00e8re ses tensions mais aussi ses espoirs.<br>Dans un monde o\u00f9 les identit\u00e9s se cherchent et se r\u00e9inventent, \u00ab\u00a0Dounia\u00a0\u00bb appara\u00eet comme une \u0153uvre n\u00e9cessaire, porteuse de sens et de dialogue.<br>Une \u0153uvre profond\u00e9ment humaine, qui touche par sa sinc\u00e9rit\u00e9 et sa capacit\u00e9 \u00e0 faire r\u00e9sonner des \u00e9motions universelles.<br>\u00ab\u00a0Dounia\u00a0\u00bb n\u2019est pas simplement un film ; c\u2019est un miroir tendu \u00e0 chacun d\u2019entre nous, pour nous rappeler que la m\u00e9moire, m\u00eame bless\u00e9e, peut devenir une source de r\u00e9conciliation et d\u2019amour.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-post-author\"><div class=\"wp-block-post-author__avatar\"><img alt='' src='https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/f56c36580f44a9d8e8535169273499b7dddc82045bcc254bf7d154ff6b485f62?s=48&#038;d=mm&#038;r=g' srcset='https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/f56c36580f44a9d8e8535169273499b7dddc82045bcc254bf7d154ff6b485f62?s=96&#038;d=mm&#038;r=g 2x' class='avatar avatar-48 photo' height='48' width='48' \/><\/div><div class=\"wp-block-post-author__content\"><p class=\"wp-block-post-author__byline\"><strong>Abed Meghit<\/strong><\/p><p class=\"wp-block-post-author__name\">dknews<\/p><\/div><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Samedi soir, la Cin\u00e9math\u00e8que d\u2019Alger a vibr\u00e9 au rythme des \u00e9motions et des souvenirs, lors de la projection en avant-premi\u00e8re du film \u00ab\u00a0Dounia\u00a0\u00bb, la derni\u00e8re \u0153uvre cin\u00e9matographique de la r\u00e9alisatrice Rim Laredj.Une salle comble, un public attentif, des applaudissements nourris : tous les ingr\u00e9dients \u00e9taient r\u00e9unis pour c\u00e9l\u00e9brer ce long m\u00e9trage qui jette un regard [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":59887,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"content-type":"","footnotes":""},"categories":[104,112],"tags":[],"ppma_author":[163],"class_list":{"0":"post-59886","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-actualite","8":"category-culture"},"authors":[{"term_id":163,"user_id":1,"is_guest":0,"slug":"dknews","display_name":"dknews","avatar_url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/f56c36580f44a9d8e8535169273499b7dddc82045bcc254bf7d154ff6b485f62?s=96&d=mm&r=g","first_name":"","last_name":"","user_url":"https:\/\/dknews.dz","job_title":"","description":""}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dknews.dz\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/59886","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/dknews.dz\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dknews.dz\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dknews.dz\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dknews.dz\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=59886"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/dknews.dz\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/59886\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dknews.dz\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/59887"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dknews.dz\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=59886"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dknews.dz\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=59886"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/dknews.dz\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=59886"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/dknews.dz\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/ppma_author?post=59886"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}