{"id":38151,"date":"2025-03-26T13:38:10","date_gmt":"2025-03-26T12:38:10","guid":{"rendered":"https:\/\/dknews.dz\/?p=38151"},"modified":"2025-03-26T13:38:43","modified_gmt":"2025-03-26T12:38:43","slug":"maux-de-lhiver-comment-faire-face","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dknews.dz\/index.php\/2025\/03\/26\/maux-de-lhiver-comment-faire-face\/","title":{"rendered":"Maux de l&rsquo;hiver : Comment faire face ?"},"content":{"rendered":"\n<p>Le retour du froid signe aussi celui des virus : rhume, angine, grippe, gastro-ent\u00e9rite s&rsquo;en donnent<br>\u00e0 c\u0153ur joie\u2026 Faut-il redouter le froid et les \u00e9pid\u00e9mies ? <\/p>\n\n\n\n<p>Environ 200 virus circulent , qui provoquent en moyenne 3 infections par an et par personne. Peut-on leur \u00e9chapper ou, tout au moins, r\u00e9duire les risques de contamination ?<\/p>\n\n\n\n<p>LES \u00c9PID\u00c9MIES SONT-ELLES PLUS FR\u00c9QUENTES QUAND LE THERMOM\u00c8TRE PLONGE ?<br>L&rsquo;augmentation des maladies respiratoires est ind\u00e9niable en hiver. Tout comme celle de la grippe et des gastro-ent\u00e9rites. En 2008, des chercheurs ont \u00e9tudi\u00e9 la propagation des virus en variant la temp\u00e9rature et l&rsquo;humidit\u00e9 de l&rsquo;environnement. Ils ont constat\u00e9 qu&rsquo;une temp\u00e9rature de 5 \u00b0C et un degr\u00e9 d&rsquo;humidit\u00e9 de 20 % offraient les conditions id\u00e9ales pour la transmission virale. Philip Rice, de l&rsquo;h\u00f4pital St-Georges de Londres, a, pour sa part, sugg\u00e9r\u00e9 que les ultraviolets joueraient un r\u00f4le dans les \u00e9pid\u00e9mies. Selon ses travaux, ces rayons d\u00e9graderaient naturellement les virus.<br>Or, au cours de l&rsquo;hiver, l&rsquo;ensoleillement est minimal. Et si, en 2018, 1 Fran\u00e7ais sur 5 et un tiers des personnels hospitaliers ont \u00e9t\u00e9 malades en avril et en mai, c&rsquo;est parce que la m\u00e9t\u00e9o maussade a jou\u00e9 les prolongations. En 2009, l&rsquo;Institut national de veille sanitaire justifiait aussi les \u00e9pid\u00e9mies hivernales par la promiscuit\u00e9 : nous aurions davantage tendance \u00e0 nous concentrer dans des espaces confin\u00e9s, peu a\u00e9r\u00e9s, et \u00e0 nous blottir les uns contre les autres pr\u00e8s de la chemin\u00e9e lorsqu&rsquo;il fait froid.<\/p>\n\n\n\n<p>LES VIRUS SONT-ILS PLUS<br>NOMBREUX EN HIVER ?<br>Il semble que ce soit le cas. Une \u00e9quipe sud-cor\u00e9enne a filtr\u00e9 l&rsquo;air \u00e0 S\u00e9oul, dans une for\u00eat et dans un complexe industriel et trouv\u00e9 entre 2 et 40 millions de virus dans un m\u00e8tre cube d&rsquo;air. Ce qui revient \u00e0 dire que, sans le savoir, nous inhalons jusqu&rsquo;\u00e0 400 000 virus par minute ! L&rsquo;immense majorit\u00e9 d&rsquo;entre eux, heureusement, ne nous veut aucun mal (ils s&rsquo;attaquent aussi aux arbres, aux champignons, aux bact\u00e9ries). Reste que, dans l&rsquo;\u00e9tude, leur concentration variait indiscutablement selon les saisons, avec un pic en janvier et un d\u00e9clin \u00e0 partir du printemps.<br>On sait aussi que certains virus, comme celui de la grippe, survivent plus longtemps dans l&rsquo;air lorsque la m\u00e9t\u00e9o est humide et froide. Cette long\u00e9vit\u00e9 augment\u00e9e leur donne \u00e9videmment plus de chances de contaminer un pauvre humain.<\/p>\n\n\n\n<p>FAUT-IL REDOUTER LE FROID ?<br>Contrairement \u00e0 une opinion r\u00e9pandue, l&rsquo;air froid ne peut, \u00e0 lui seul, provoquer une infection : elle r\u00e9sulte toujours d&rsquo;un d\u00e9s\u00e9quilibre entre la virulence d&rsquo;un microbe et nos capacit\u00e9s de r\u00e9sistance.<br>N\u00e9anmoins, \u00eatre transi concourt \u00e0 saper nos d\u00e9fenses. Normalement, les narines filtrent, humidifient et r\u00e9chauffent l&rsquo;air que nous inhalons, formant ainsi une barri\u00e8re contre les agressions (c&rsquo;est parce que de nombreux vaisseaux sanguins le r\u00e9chauffent que nous avons le nez rouge quand l&rsquo;air est glac\u00e9 !).<br>Mais, pour que ce m\u00e9canisme remplisse son r\u00f4le, l&rsquo;air inspir\u00e9 ne doit pas \u00eatre trop froid. Car les basses temp\u00e9ratures entra\u00eenent une vasoconstriction de la muqueuse nasale qui amoindrit son r\u00f4le de filtre et les microbes s&rsquo;y installent plus facilement. De plus, tout le corps se contracte frileusement, ce qui conduit \u00e0 une stagnation des d\u00e9chets au niveau cellulaire et \u00e0 un mauvais approvisionnement des tissus en oxyg\u00e8ne et en nutriments. D&rsquo;o\u00f9 un organisme affaibli, qu&rsquo;un exc\u00e8s de chauffage contribue fr\u00e9quemment \u00e0 amollir un peu plus.<\/p>\n\n\n\n<p>NOTRE IMMUNIT\u00c9 EST-ELLE PLUS FAIBLE EN HIVER ?<br>Il ne suffit pas qu&rsquo;un virus p\u00e9n\u00e8tre dans l&rsquo;organisme pour que l&rsquo;on tombe malade. La dose de virus n\u00e9cessaire \u00e0 l&rsquo;infection diff\u00e8re selon l&rsquo;attaquant.<br>Par exemple, on estime qu&rsquo;il faut entre 10 et 100 particules virales de rotavirus pour d\u00e9clencher une gastro-ent\u00e9rite. Mais tout va d\u00e9pendre aussi des d\u00e9fenses de l&rsquo;organisme attaqu\u00e9. Or, non seulement les virus sont plus nombreux quand la m\u00e9t\u00e9o fait grise mine, mais nous sommes aussi plus vuln\u00e9rables.<br>En effet, les cavit\u00e9s nasales et les sinus sont tapiss\u00e9s d&rsquo;un rev\u00eatement (la muqueuse) qui fabrique du mucus. Celui-ci a pour r\u00f4le de pi\u00e9ger les microbes qui emprunteraient ce chemin. Mais cette barri\u00e8re se trouve amoindrie en hiver. Le manque de lumi\u00e8re, caract\u00e9ristique de la saison hivernale, a aussi un effet n\u00e9faste sur l&rsquo;immunit\u00e9. Il existe heureusement des rem\u00e8des pour la renforcer !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le retour du froid signe aussi celui des virus : rhume, angine, grippe, gastro-ent\u00e9rite s&rsquo;en donnent\u00e0 c\u0153ur joie\u2026 Faut-il redouter le froid et les \u00e9pid\u00e9mies ? Environ 200 virus circulent , qui provoquent en moyenne 3 infections par an et par personne. Peut-on leur \u00e9chapper ou, tout au moins, r\u00e9duire les risques de contamination ? 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