{"id":21442,"date":"2025-01-25T16:34:33","date_gmt":"2025-01-25T15:34:33","guid":{"rendered":"https:\/\/dknews.dz\/?p=21442"},"modified":"2025-01-25T16:34:34","modified_gmt":"2025-01-25T15:34:34","slug":"manger-bio-on-vous-dit-pourquoi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dknews.dz\/index.php\/2025\/01\/25\/manger-bio-on-vous-dit-pourquoi\/","title":{"rendered":"manger bio : On vous dit pourquoi"},"content":{"rendered":"\n<p>Chaque jour, dans les repas d\u2019un enfant, on trouve jusqu\u2019\u00e0 81 substances chimiques nocives ! \u00c0 l\u2019heure o\u00f9 notre alimentation devient de plus en plus toxique, on se dit qu\u2019il y a de bonnes raisons de passer au bio\u2026 <\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00c0 notre insu dans nos menus, nitrates et m\u00e9taux lourds<br><\/strong>Phtalates et bisph\u00e9nol A au petit d\u00e9jeuner, mercure au d\u00e9jeuner, dioxines au d\u00eener\u2026 Pas de quoi avoir l\u2019eau \u00e0 la bouche ! Car oui, aujourd\u2019hui, manger \u00e9quilibr\u00e9 ne garantit pas pour autant de manger sain. Une enqu\u00eate men\u00e9e par l\u2019association G\u00e9n\u00e9rations futures et le r\u00e9seau europ\u00e9en Health &amp; Environnement Alliance vient de montrer qu\u2019en vingt-quatre heures, un enfant pouvait boulotter des dizaines de mol\u00e9cules chimiques lors de repas pourtant ni trop gras, ni trop sucr\u00e9s et sal\u00e9s, avec des fruits et l\u00e9gumes frais, de l\u2019eau\u2026 Bref, suivant les recommandations nutritionnelles\u2008!<br>Au total, pas moins de 128 r\u00e9sidus chimiques (soit 81 substances diff\u00e9rentes) ont ainsi \u00e9t\u00e9 analys\u00e9s pour une seule journ\u00e9e, dont des dizaines de pesticides, des perturbateurs endocriniens (\u00e0 l\u2019origine notamment de troubles de la fertilit\u00e9) et des canc\u00e9rig\u00e8nes suspect\u00e9s ou av\u00e9r\u00e9s.<br>Des chiffres r\u00e9v\u00e9lateurs de ce que nous consommons chaque jour sans m\u00eame nous en rendre compte. Gloups ! Car on sait que, m\u00eame \u00e0 doses minimes, ces produits chimiques ont une vilaine tendance \u00e0 s\u2019accumuler dans l\u2019organisme. Quant \u00e0 leur potentiel effet cocktail, on en ignore encore tout. La solution ? Choisir au maximum des produits bio et encore mieux, locaux et de saison. Parce que cela n\u2019a que du bon !<\/p>\n\n\n\n<p><strong>La garantie de manger plus sain<br><\/strong>C\u2019est logique, comme les pesticides et autres produits phytosanitaires y sont interdits, la culture bio permet de limiter consid\u00e9rablement le nombre de r\u00e9sidus chimiques qui s\u2019accumulent dans notre organisme. \u00ab\u00a0De m\u00eame pour les traitements antifongiques et conservateurs qui s\u2019y trouvent en quantit\u00e9 infime, voire nulle, si l\u2019on choisit des produits locaux et de saison, pr\u00e9cise Nicolas Garcia, charg\u00e9 de mission au WWF. Les circuits de distribution \u00e9tant aussi plus courts, il y a moins de risques de contaminations accidentelles. Contrairement \u00e0 ce qui peut parfois arriver sur des produits provenant de pays o\u00f9 la r\u00e9glementation est moins stricte et o\u00f9 il y a moins de circuits r\u00e9serv\u00e9s pour la fili\u00e8re.\u00a0\u00bb Ni nitrates, ni m\u00e9taux lourds, et pas d\u2019OGM potentiellement nocifs ! Exit les antibiotiques (sauf exception), les hormones et les farines animales dans l\u2019alimentation animale. Enfin, pas d\u2019irradiation. Oui, vous avez bien lu ! Il s\u2019agit d\u2019une m\u00e9thode de conservation utilis\u00e9e pour certaines \u00e9pices, les herbes aromatiques s\u00e9ch\u00e9es et condiments.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Un concentr\u00e9 de bons nutriments<br><\/strong>C\u00f4t\u00e9 teneur en nutriments, vitamines et sels min\u00e9raux, les \u00e9tudes varient. Mais l\u2019Organisation mondiale de la sant\u00e9 a reconnu que les produits bio en contiennent plus. Rien d\u2019\u00e9tonnant : les v\u00e9g\u00e9taux non trait\u00e9s renferment moins d\u2019eau et plus de mati\u00e8re s\u00e8che \u00e0 poids \u00e9gal. Ils sont donc plus concentr\u00e9s. Comme, la plupart du temps, ils sont r\u00e9colt\u00e9s \u00e0 maturit\u00e9, leur teneur en vitamine C et antioxydants est sup\u00e9rieure. Sous r\u00e9serve qu\u2019ils ne restent pas des semaines sur l\u2019\u00e9tal du supermarch\u00e9 ou dans le frigo ! Quant aux viandes, les animaux \u00e9tant \u00e9lev\u00e9s plus longtemps que leurs copains de batterie, au grand air et sans stress, les prot\u00e9ines sont de meilleure qualit\u00e9. Cela se voit vite quand les escalopes ne virent pas \u00e0 la flaque d\u2019eau grasse \u00e0 la cuisson\u2026<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Un moyen de respecter l&rsquo;environnement<br><\/strong>Le bio, c\u2019est un mode de production qui respecte les sols, les cycles naturels, les esp\u00e8ces locales plus adapt\u00e9es, la biodiversit\u00e9. Si les produits sont locaux, c\u2019est encore moins d\u2019\u00e9nergie d\u00e9pens\u00e9e pour les produire et les transporter. Et du coup, moins de gaz \u00e0 effet de serre. Un int\u00e9r\u00eat \u00e9cologique, mais aussi \u00e9conomique. Un exemple ? Dans certaines r\u00e9gions o\u00f9 les populations d\u2019insectes ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9cim\u00e9es par les pesticides et la disparition des jach\u00e8res, haies et talus, la pollinisation doit se faire manuellement ou en important des abeilles. C\u2019est le cas pour les pommiers anglais, les amandiers am\u00e9ricains et nombre de l\u00e9gumes cultiv\u00e9s sous serre. \u00ab\u00a0Le co\u00fbt de la pollinisation est de 153 milliards d\u2019euros, d\u00e9plore Nicolas Garcia. Aberrant ! Car si on la pr\u00e9serve, la nature nous rend gratuitement ce service.\u00a0\u00bb Chez nous, ce n\u2019est pas mieux ! Dans un rapport, le Museum d\u2019histoire naturelle a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que 25 % de la biodiversit\u00e9 a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 d\u00e9truite dans les milieux agricoles\u2026<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Gr\u00e2ce au bio, l&rsquo;eau co\u00fbte moins cher<br><\/strong>Eh oui, l\u2019eau que nous buvons est, elle aussi, touch\u00e9e par l\u2019usage massif de produits phytosanitaires (insecticides, herbicides, engrais\u2026) ! L\u00e0 encore, le bio permet de r\u00e9aliser des \u00e9conomies substantielles. Aujourd\u2019hui, le traitement des eaux pollu\u00e9es par l\u2019industrie et l\u2019agriculture (on ne conna\u00eet pas la part de chacune) repr\u00e9sente un co\u00fbt de pr\u00e8s de 2 milliards d\u2019euros. Or, pour 1 \u20ac investi dans le soutien \u00e0 l\u2019agriculture biologique, la collectivit\u00e9 \u00e9conomise 2 \u20ac sur la d\u00e9pollution de l\u2019eau, ce qui, \u00e0 terme, ne peut que se r\u00e9percuter sur nos factures\u2026<br>\u00ab\u00a0Premier utilisateur de pesticides en Europe et second au monde, apr\u00e8s les \u00c9tats-Unis, notre pays a d\u00e9j\u00e0 pollu\u00e9 96 % de ses cours d\u2019eau et 61 % de ses eaux souterraines avec ces produits, selon l\u2019Institut fran\u00e7ais de l\u2019environnement. Or, non seulement cette d\u00e9gradation silencieuse est n\u00e9faste pour la biodiversit\u00e9 (les poissons et les batraciens \u00e9tant les premiers touch\u00e9s), mais elle l\u2019est aussi pour notre sant\u00e9, rappelle notre expert. Car forc\u00e9ment, plus il y a de pollution, moins elle est facile \u00e0 \u00e9liminer. On ne peut pas \u00eatre en bonne sant\u00e9 sur une plan\u00e8te malade !\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Une autre fa\u00e7on de manger\u2026 et de moins jeter<br><\/strong>Les produits bio sont plus chers : \u00ab\u00a0Un surco\u00fbt de 20 \u00e0 30 % en moyenne, difficilement tenable pour beaucoup de foyers, ajoute le charg\u00e9 de mission du WWF. Sauf si l\u2019on change notre fa\u00e7on de consommer. Par exemple, il n\u2019est pas n\u00e9cessaire de manger de la viande ou du poisson tous les jours pour \u00eatre en bonne sant\u00e9, au contraire, et m\u00eame chez les enfants. Avec le bio, c\u2019est facile de manger des l\u00e9gumineuses et des c\u00e9r\u00e9ales go\u00fbteuses, vari\u00e9es, riches en prot\u00e9ines v\u00e9g\u00e9tales, et de r\u00e9duire sa consommation de prot\u00e9ines animales. Meilleur pour la sant\u00e9 et bon pour l\u2019environnement puisque, aujourd\u2019hui, la production de viande est, \u00e0 elle seule, responsable de 18 % des \u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre. Et puis, choisir des produits bio permet aussi d\u2019avoir une consommation plus raisonn\u00e9e et d\u2019\u00e9viter le gaspillage.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Tous les go\u00fbts sont dans la nature<br><\/strong>Quoi de commun entre une tomate de saison r\u00e9colt\u00e9e \u00e0 maturit\u00e9 juste avant d\u2019\u00eatre vendue, et une tomate que l\u2019on trouve toute l\u2019ann\u00e9e, mais qui a pouss\u00e9 \u00e0 coup d\u2019engrais et n\u2019a pris des couleurs qu\u2019en voyageant\u2026 en camion ?<br>\u00ab\u00a0Le label bio lutte contre l\u2019uniformit\u00e9 et garantit une richesse de go\u00fbts. On y trouve des vari\u00e9t\u00e9s oubli\u00e9es, traditionnelles et de terroir, choisies pour leurs qualit\u00e9s gustatives ou nutritionnelles, des viandes qui ont du go\u00fbt, car produites sans antibiotiques et sans stress. Manger bio, c\u2019est b\u00e2tir une nation d\u2019\u00e9co-gourmands, s\u2019enthousiasme Nicolas Garcia. Il y a une vraie notion de plaisir, \u00e0 choisir ses produits et \u00e0 prendre le temps de les cuisiner. Cela change tout !\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Respecter l&rsquo;homme avant tout<br><\/strong>On l\u2019a vu, passer au bio, c\u2019est bon pour les finances. Les agriculteurs et les producteurs d\u2019abord y gagnent en revenu et en sant\u00e9, car ils sont les premiers touch\u00e9s par des maladies li\u00e9es \u00e0 l\u2019utilisation de pesticides. En plus de contribuer au d\u00e9veloppement des ressources des zones rurales (commerces de proximit\u00e9 pr\u00e9serv\u00e9s, \u00e9cotourisme\u2026), la fili\u00e8re est aussi cr\u00e9atrice d\u2019emplois, car elle r\u00e9clame 20 \u00e0 30 % de main-d\u2019\u0153uvre suppl\u00e9mentaire.<br>Moins de produits chimiques, c\u2019est aussi moins de frais de d\u00e9contamination des sols, de l\u2019eau et, \u00e0 terme, de frais de sant\u00e9 pour tous. Enfin, la culture bio est synonyme de solidarit\u00e9 entre les pays du Nord et du Sud, entre les villes et les campagnes, et de davantage de lien social, car les interm\u00e9diaires y sont en nombre restreint. Manger bio, c\u2019est donc encourager une agriculture respectueuse de l\u2019homme avant tout.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Chaque jour, dans les repas d\u2019un enfant, on trouve jusqu\u2019\u00e0 81 substances chimiques nocives ! \u00c0 l\u2019heure o\u00f9 notre alimentation devient de plus en plus toxique, on se dit qu\u2019il y a de bonnes raisons de passer au bio\u2026 \u00c0 notre insu dans nos menus, nitrates et m\u00e9taux lourdsPhtalates et bisph\u00e9nol A au petit d\u00e9jeuner, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":21443,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"content-type":"","footnotes":""},"categories":[110],"tags":[],"ppma_author":[163],"class_list":{"0":"post-21442","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-sante"},"authors":[{"term_id":163,"user_id":1,"is_guest":0,"slug":"dknews","display_name":"dknews","avatar_url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/f56c36580f44a9d8e8535169273499b7dddc82045bcc254bf7d154ff6b485f62?s=96&d=mm&r=g","first_name":"","last_name":"","user_url":"https:\/\/dknews.dz","job_title":"","description":""}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dknews.dz\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/21442","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/dknews.dz\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dknews.dz\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dknews.dz\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dknews.dz\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=21442"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/dknews.dz\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/21442\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dknews.dz\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/21443"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dknews.dz\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=21442"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dknews.dz\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=21442"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/dknews.dz\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=21442"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/dknews.dz\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/ppma_author?post=21442"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}