{"id":13656,"date":"2024-12-29T18:40:33","date_gmt":"2024-12-29T18:40:33","guid":{"rendered":"https:\/\/dknews.dz\/?p=13656"},"modified":"2024-12-29T18:40:34","modified_gmt":"2024-12-29T18:40:34","slug":"17e-fntp-le-tna-entre-en-competition-avec-le-spectacle-aqd-el-djouhar","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dknews.dz\/index.php\/2024\/12\/29\/17e-fntp-le-tna-entre-en-competition-avec-le-spectacle-aqd-el-djouhar\/","title":{"rendered":"17e Fntp : Le TNA entre en comp\u00e9tition avec le spectacle, \u00ab\u00a0Aqd El Djouhar\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"\n<p>Le Th\u00e9\u00e2tre national Mahieddine-Bachtarzi (TNA) est entr\u00e9, samedi soir \u00e0 Alger, en comp\u00e9tition du 17e festival national du Th\u00e9\u00e2tre professionnel (Fntp), avec \u00ab\u00a0Aqd El Djouhar\u00a0\u00bb (le collier de perles), une \u00e9pop\u00e9e historique qui a plong\u00e9 le nombreux public pr\u00e9sent, dans les profondeurs de l\u2019Histoire.<br>Mis en sc\u00e8ne dans une conception contemporaine, par Ha\u00efder Benhassine sur des extraits tir\u00e9s du texte de la dramaturgie \u00e9ponyme du regrett\u00e9 M\u2019Hamed Benguettaf (1939-2014), le spectacle, accueilli au TNA, a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 programm\u00e9 \u00e0 l\u2019occasion des c\u00e9l\u00e9brations du 70e anniversaire du d\u00e9clenchement de la glorieuse Guerre de lib\u00e9ration.<\/p>\n\n\n\n<p>Plusieurs \u00e9v\u00e9nements ind\u00e9pendants entre eux ayant marqu\u00e9 l\u2019histoire d\u2019Alg\u00e9rie, depuis les premi\u00e8res r\u00e9sistances populaires \u00e0 l\u2019occupant fran\u00e7ais, ont \u00e9t\u00e9 restitu\u00e9es dans un genre contemporain actualis\u00e9, conduit par une vingtaine d\u2019artistes, entre com\u00e9diennes, com\u00e9diens, ballerines et danseurs.<br>D\u00e9di\u00e9 \u00e0 la lutte pour l\u2019ind\u00e9pendance de l\u2019Alg\u00e9rie depuis les quelques ann\u00e9es qui ont suivi l\u2019invasion fran\u00e7aise en 1830 d\u00e9j\u00e0, le texte de M\u2019Hamed Benguettaf est dot\u00e9 de la \u00ab\u00a0dimension Brechtienne\u00a0\u00bb -Bertolt Brecht, (1898-1956) dramaturge, metteur en sc\u00e8ne, \u00e9crivain et po\u00e8te allemand connu pour son opposition \u00e0 la \u00ab\u00a0po\u00e9tique\u00a0\u00bb qui, selon lui, d\u00e9croche le com\u00e9dien du personnage qu\u2019il interpr\u00e8te-.<br>Th\u00e9\u00e2tre dans le th\u00e9\u00e2tre, les artistes, en situation de r\u00e9p\u00e9tition et de pr\u00e9paration de cette illustre \u00e9pop\u00e9e ont brill\u00e9 de maitrise et de professionnalisme, s\u2019investissant pleinement dans leurs personnages respectifs dans un espace sc\u00e9nique quasi vide et enti\u00e8rement ouvert, laissant apparaitre les penderies des com\u00e9diens o\u00f9 leurs diff\u00e9rents costumes de sc\u00e8nes \u00e9taient accroch\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Occupant tous les espaces de la sc\u00e8ne, et entretenant des \u00e9changes au rythme ascendant et soutenu, les com\u00e9diennes et les com\u00e9diens ont reconstitu\u00e9 les extraits de textes choisis.<br>Parmi les com\u00e9diens et danseurs qui ont racont\u00e9 la gloire des valeureux Martyrs, Sifeddine Bouha, Bouhadjar Boutchiche, Ghazel Laloui, Djaffar Benhalilou, Hichem Guergah, Hadjer Seraoui, Faziza Chemakh, Hakim Guemroud, Mounira Rouidji Fissa, Abdelkrim Beriber, Fouad Zahed, Khelifa Benbrahim Rachid, Salaheddine Khaldi, Ahc\u00e8ne Bellazreg, et Ikram Iflis. La sc\u00e9nographie, sign\u00e9e par le metteur en sc\u00e8ne et Abdelghani Mazouz, s\u2019est bas\u00e9e sur une sc\u00e8ne quasi vide, ce qui suppose la densit\u00e9 du texte qui s\u2019est suffi \u00e0 lui-m\u00eame et un espace enti\u00e8rement ouvert, soumis \u00e0 un \u00e9clairage judicieux qui a cr\u00e9\u00e9 les atmosph\u00e8res ad\u00e9quates \u00e0 chacune des situations du spectacle. Con\u00e7ues dans une gestuelle et des mouvements empreints des sc\u00e8nes d\u2019exactions, de violence et de brutalit\u00e9 commises par l\u2019arm\u00e9e coloniale fran\u00e7aise \u00e0 l\u2019\u00e9gard des populations autochtones, les chor\u00e9graphies de Youcef Meftah ont \u00e9t\u00e9 des plus concluantes, car illustrant parfaitement les situations d\u2019oppression et de pers\u00e9cution propos\u00e9es. La bande son et musique, sign\u00e9e Bahr Bensalem, a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u2019un apport hautement favorable \u00e0 la trame, avec notamment, une illustration au fait des tableaux et des chor\u00e9graphies sugg\u00e9r\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la solennit\u00e9 de l\u2019instant, le public, tenu en haleine, a savour\u00e9 tous les moments du spectacle, applaudissant longtemps les artistes \u00e0 l\u2019issue de la repr\u00e9sentation, produite par le Th\u00e9\u00e2tre national Maheddine-Bachtarzi.<br>Ouvert le 20 d\u00e9cembre dernier, le 17e FNTP se poursuit jusqu&rsquo;au 30 du m\u00eame mois avec 19 repr\u00e9sentations en comp\u00e9tition, en plus de celles programm\u00e9es hors concours \u00e0 la salle Hadj-Omar (TNA), au Th\u00e9\u00e2tre municipal d&rsquo;Alger-centre et \u00e0 la Place Mohamed-Touri, pour les spectacles de rue.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>                                      La pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre \u00ab\u00a0Essakia\u00a0\u00bb pr\u00e9sent\u00e9e en comp\u00e9tition<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre \u00ab\u00a0Essakia, les grands ne meurent pas\u00a0\u00bb, une \u00e9pop\u00e9e tragique mettant en lumi\u00e8re les sacrifices h\u00e9ro\u00efques des femmes alg\u00e9riennes dans la lutte contre le colonialisme fran\u00e7ais durant la Guerre de lib\u00e9ration et la solidarit\u00e9 entre les peuples tunisien et alg\u00e9rien, a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e samedi \u00e0 Alger en comp\u00e9tition du 17e Festival national du th\u00e9\u00e2tre professionnel (Fntp).<\/p>\n\n\n\n<p>Produit par le Th\u00e9\u00e2tre r\u00e9gional de Souk Ahars, dans le cadre des c\u00e9l\u00e9brations du 70e anniversaire du d\u00e9clenchement de la Guerre de lib\u00e9ration, le spectacle mis en sc\u00e8ne par Soumia Bounab, sur un texte \u00e9crit par Mazen Fareh Ily\u00e8s, revient sur une p\u00e9riode cruciale de l&rsquo;histoire de l&rsquo;Alg\u00e9rie, marqu\u00e9e par les massacres odieux de Sakiet Sidi Youcef (Tunisie), perp\u00e9tr\u00e9s le 8 f\u00e9vrier 1958 par l&rsquo;arm\u00e9e d&rsquo;occupation.<br>Rendu par 15 com\u00e9diens, le spectacle relate en 70 mn l&rsquo;histoire d&rsquo;une famille alg\u00e9rienne qui a affront\u00e9 avec h\u00e9ro\u00efsme la brutalit\u00e9 des soldats d&rsquo;occupation \u00e0 travers le personnage de Rebiha (Lydia Laarini), veuve de chahid (martyr).<br>La solidarit\u00e9 entre les peuples alg\u00e9rien et tunisien durant Guerre de lib\u00e9ration a \u00e9t\u00e9 \u00e9galement illustr\u00e9e dans ce spectacle \u00e0 travers le personnage de l&rsquo;infirmi\u00e8re tunisienne (Sali Bennacer), venue en aide aux moudjahidine bless\u00e9s durant cette odieuse attaque de l&rsquo;arm\u00e9e d&rsquo;occupation qui a cibl\u00e9 des civils alg\u00e9riens et tunisiens.<\/p>\n\n\n\n<p>Les com\u00e9diens ont brillamment incarn\u00e9 leurs r\u00f4les respectifs, en rendant un texte dense nourri d&rsquo;une vision dramaturgique, bas\u00e9e sur l&rsquo;esth\u00e9tique et le jeu bien pr\u00e9sent\u00e9 qui ont occup\u00e9 tous les espaces sc\u00e9niques.<br>La sc\u00e9nographie, \u0153uvre de Zine El Abidine Khettab, faite d&rsquo;un d\u00e9cor \u00ab\u00a0simple\u00a0\u00bb et fonctionnel, a consist\u00e9 en une mise en sc\u00e8ne \u00ab\u00a0judicieuse\u00a0\u00bb, d\u00e9gageant deux espaces sc\u00e9niques distincts (maisons) et le maquis (montagnes), de mani\u00e8re \u00e0 permettre aux com\u00e9diens une fluidit\u00e9 des mouvements dans l&rsquo;ensemble de l\u2019espace domin\u00e9 par deux maisons, implant\u00e9es au milieu de la sc\u00e8ne.<br>Soutenu par une bande son, sign\u00e9e Zekri Bensalah, qui a brillamment illustr\u00e9 les diff\u00e9rentes atmosph\u00e8res tragiques et les fortes \u00e9motions de la trame, l&rsquo;\u00e9clairage fait de couleurs chaudes et froides, a particip\u00e9 davantage \u00e0 recr\u00e9er les atmosph\u00e8res et les diff\u00e9rentes situations rendues dans le spectacle.<br>Ouvert le 20 d\u00e9cembre, le 17e Fntp se poursuit jusqu&rsquo;\u00e0 lundi avec 19 repr\u00e9sentations en comp\u00e9tition, en plus d&rsquo;autres pi\u00e8ces hors comp\u00e9tition programm\u00e9es \u00e0 la salle Hadj-Omar (TNA), au Th\u00e9\u00e2tre municipal d&rsquo;Alger-centre et \u00e0 la Place Mohamed-Touri, pour les spectacles de rue.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Th\u00e9\u00e2tre national Mahieddine-Bachtarzi (TNA) est entr\u00e9, samedi soir \u00e0 Alger, en comp\u00e9tition du 17e festival national du Th\u00e9\u00e2tre professionnel (Fntp), avec \u00ab\u00a0Aqd El Djouhar\u00a0\u00bb (le collier de perles), une \u00e9pop\u00e9e historique qui a plong\u00e9 le nombreux public pr\u00e9sent, dans les profondeurs de l\u2019Histoire.Mis en sc\u00e8ne dans une conception contemporaine, par Ha\u00efder Benhassine sur des 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