Une nouvelle initiative de solidarité internationale prend forme avec l’annonce par Association France Palestine Solidarité du départ imminent d’une flottille humanitaire en direction de Ghaza. Prévue pour le 4 avril prochain, cette opération vise à briser le blocus imposé à l’enclave palestinienne et à attirer l’attention de la communauté internationale sur la situation humanitaire qui y prévaut. Deux navires quitteront le port de Marseille pour rejoindre une flottille internationale composée d’une centaine de bateaux. Cette mobilisation d’envergure, portée par une coalition d’organisations engagées, se veut à la fois humanitaire et politique. Elle ambitionne de dénoncer les restrictions imposées à la population de Ghaza et de réaffirmer le droit à la libre circulation des biens et des personnes. Les organisateurs soulignent que cette initiative dépasse la simple dimension matérielle. Certes, les bateaux transporteront des médicaments et des denrées alimentaires, mais l’objectif principal reste de porter un message fort de solidarité. Pour les participants, il s’agit de témoigner d’un soutien actif envers un peuple confronté à des conditions de vie particulièrement difficiles. La flottille réunit une trentaine d’organisations issues de différents horizons, parmi lesquelles des associations, des syndicats et des mouvements politiques. Cette diversité reflète une mobilisation large et transversale, unie autour d’une cause commune. Les organisateurs espèrent que le nombre important de navires engagés augmentera les chances de franchir le blocus et d’atteindre les côtes de Ghaza. Au-delà de l’aspect logistique, cette initiative revêt une forte portée symbolique. Elle s’inscrit dans une série d’actions visant à maintenir la question palestinienne au cœur des préoccupations internationales. Les organisateurs insistent sur l’importance de ces gestes de solidarité, qui contribuent à rompre l’isolement et à porter la voix des populations affectées. Les témoignages relayés par les initiateurs de cette flottille font état d’un appel pressant des habitants de Ghaza, qui voient dans cette mobilisation un signe d’espoir et de soutien. Pour eux, chaque initiative compte et participe à briser le sentiment d’abandon. Dans un contexte marqué par des tensions persistantes, cette flottille apparaît comme un acte de mobilisation citoyenne à dimension internationale. Elle rappelle que, malgré les obstacles, des voix continuent de s’élever pour défendre les principes de solidarité, de justice et de dignité humaine.
Abed MEGHIT
Des experts de l’ONU exigent de l’entité sioniste de « libérer immédiatement » le Dr Hussam Abu Safiya
Des experts des Nations unies exigent de l’entité sioniste de « libérer immédiatement » le Dr Hussam Abu Safiya, avertissant que ce médecin palestinien originaire de Ghaza a été victime de « tortures graves » et d’autres exactions pendant sa détention dans une prison de cette entité.
Les rapporteurs spéciaux de l’ONU Tlaleng Mofokeng et Ben Saul ont indiqué, dans un communiqué, avoir reçu des informations selon lesquelles l’état de santé d’Abu Safiya « reste critique ».
« On lui a systématiquement refusé les examens médicaux et les traitements indispensables, et on l’a privé de soins essentiels à un point tel que sa vie, sa santé et son bien-être ont été gravement mis en danger », ont-ils déclaré.
Abu Safiya, ancien directeur de l’hôpital Kamal Adwan dans le nord de Ghaza, a été arrêté par les forces sionistes en décembre 2024, dans le contexte de l’agression génocidaire menée par l’entité sioniste contre les Palestiniens dans l’enclave côtière. Il a été arrêté après avoir refusé de quitter l’hôpital, qui était le dernier établissement de santé en activité dans le nord de Ghaza, alors que les attaques sionistes faisaient rage.
Comme de nombreux autres détenus de la bande de Ghaza, l’entité sioniste a maintenu Abu Safiya en détention sans inculpation ni procès, suscitant une condamnation généralisée.
Son arrestation et sa détention sont « le reflet du ciblage systématique par (l’entité sioniste) des professionnels de santé palestiniens et de la destruction du système de santé à Ghaza afin d’imposer des conditions de vie destinées à entraîner la destruction physique des Palestiniens », a déclaré Amnesty International.
Dans leur communiqué, les experts de l’ONU ont déclaré qu’Abu Safiya « a subi une privation arbitraire de liberté, une violation de ses droits humains, notamment le droit de tout être humain de ne pas être soumis à la torture ni à des mauvais traitements, et que son droit à la santé est bafoué ».
« (L’entité sioniste) doit libérer le Dr Abu Safiya et tous les professionnels de santé, et leur garantir l’accès à des soins médicaux appropriés », ont-ils exigé.
Le réseau de santé de Ghaza a été décimé par l’agression menée par l’entité sioniste contre l’enclave, avec plus de 930 attaques contre ce secteur enregistrées depuis octobre 2023, selon les chiffres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) publiés le mois dernier.
Les professionnels de santé palestiniens ont également été pris pour cible tout au long de la guerre.
L’organisation humanitaire Medical Aid for Palestinians a déclaré qu’au moins 1 722 professionnels de santé avaient été tués dans les agressions sionistes entre octobre 2023 et octobre 2025, soit une moyenne de plus de deux morts par jour.
Agression contre Ghaza: trois Palestiniens tombent en martyrs suite à une frappe sioniste
Au moins trois Palestiniens sont tombés en martyrs et d’autres ont été blessés lundi, suite à une frappe des forces d’occupation sionistes au sud-est de la ville de Ghaza, a rapporté l’agence de presse palestinienne Wafa.
Trois citoyens sont tombés en martyrs et plusieurs autres, dont certains grièvement, ont été blessés lorsque l’aviation sioniste a ciblé un groupe de civils près de la mosquée Al-Shafi’i, dans le quartier de Zeitoun, précise Wafa, qui cite des sources médicales.
L’agression génocidaire sioniste contre la bande de Ghaza a fait au moins 72.278 martyrs et 172.013 blessés, en majorité des femmes et des enfants, depuis le 7 octobre 2023, selon le dernier bilan provisoire des autorités sanitaires palestiniennes.
Agression sioniste: un jeune Palestinien tombe en martyr à El Khalil
Un jeune Palestinien est tombé en martyr, lundi, sous les balles des forces d’occupation sionistes, au sud-ouest d’El Khalil, en Cisjordanie occupée, a rapporté l’agence de presse palestinienne Wafa.
Le jeune Ramzi Abdelhakim Al-Awawdeh est tombé en martyr lorsque des soldats sionistes l’ont laissé se vider de son sang et empêché les ambulanciers de lui porter secours après l’avoir pris pour cible près du village de Kharsa, près de la ville de Dura, précise Wafa qui cite des sources sécuritaires et locales.
Les forces d’occupation ont notamment confisqué les clés des ambulances jusqu’à ce que la mort en martyr du jeune Palestinien soit constatée, après quoi son corps a été transporté vers une destination inconnue, ajoute la même source.
Agression contre Ghaza: neuf martyrs dans des frappes sionistes à Khan Younes
Au moins 9 palestiniens sont tombés en martyrs dans des frappes sionistes sur Ghaza, ravagée par plus de deux ans d’agression sioniste génocidaire, et où un fragile cessez-le-feu est en vigueur, selon la Défense civile de l’enclave palestinienne.
Samedi soir, des « frappes (sionistes) ayant visé la zone d’Al-Mawasi à Khan Younès » ont fait « huit martyrs », a indiqué à la presse Mohammed Al-Mughair, un responsable de l’organisme de secours.
« Une personne a également été tuée (dimanche) » à un rond-point de Khan Younès, a-t-il ajouté. Selon l’agence de presse palestinienne Wafa, parmi les victimes de samedi soir figurait « une fillette ». Des images de presse ont montré des corps transportés à la morgue de l’hôpital Nasser de Khan Younès, puis alignés au sol, enveloppés dans des linceuls blancs.
« Chaque jour, l’ennemi traque et assassine », a déploré Ahmed Al-Soufi, un Palestinien qui a perdu des proches. Au moins 702 Palestiniens sont tombés en martyrs depuis le cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre 2025, selon le ministère de la Santé de Ghaza.
