L’Algérie a réitéré, dimanche, son appel aux parties belligérantes, dans le contexte de l’escalade militaire dangereuse que connait la région du Moyen-Orient, à renoncer à la politique de l’escalade et du recours à la force militaire, et à privilégier la logique du dialogue et de la diplomatie pour résoudre tous les différends, « quelles que soient leur nature, sensibilité et complexité ».
Dans une allocution distribuée aux participants de la 165e session de la réunion du Conseil de la Ligue arabe au niveau ministériel, tenue par visioconférence, le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, M. Ahmed Attaf, a déclaré : « J’adresse mes plus profonds sentiments de solidarité aux pays arabes frères ciblés par les attaques militaires iraniennes injustifiées et inacceptables, dans le contexte de l’escalade militaire grave que connait la région du Moyen-Orient ».
Il a, à cette occasion, exprimé ses sincères condoléances et sa profonde compassion aux familles des victimes et souhaité un prompt rétablissement aux blessés, formulant le vœu que « tous nos frères puissent surmonter les séquelles des pertes matérielles désastreuses qu’ils ont subies ».
M. Attaf a, par ailleurs, relevé que « cette position, constamment exprimée par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, à ses frères Majestés, Altesses et Excellences des pays arabes touchés par cette escalade, outrepasse les considérations conjoncturelles ou circonstancielles pour s’inscrire dans un engagement de principe profondément ancré ». « Un engagement réaffirmé par Monsieur le président de la République, à travers son attachement à maintenir un contact permanent et régulier avec ses frères et homologues arabes en cette étape critique de l’histoire de la région du Moyen-Orient et du monde arabe dans son ensemble », a-t-il ajouté.
« Hier seulement, l’escalade militaire dangereuse au Moyen-Orient a bouclé son premier mois, au milieu de menaces croissantes de son aggravation et de son extension, avec l’apparition, en même temps, de signes d’apaisement qui aussi faibles ou insuffisants soient-ils, nous espérons bien les voir prévaloir rapidement sur la scène », a estimé le ministre d’Etat.
Après avoir renouvelé l’appel de l’Algérie « adressé aux parties belligérantes, afin de renoncer à la politique de l’escalade et du recours à la force militaire, et de privilégier la logique du dialogue et de la diplomatie pour résoudre tous les différends, quelles que soient leur nature, sensibilité et complexité », le ministre d’Etat a, dans ce cadre, indiqué que « l’histoire de la région, récente ou lointaine, demeure le meilleur témoin des répercussions désastreuses des interventions militaires, de même qu’elle démontre que la logique du recours à la force n’engendre que davantage d’insécurité et d’instabilité pour tous, sans exclusive ».
En pleine escalade effrénée et accélérée, ajoute M. Attaf, « nous ne pouvons pas détourner le regard de notre Liban frère, qui subit une agression militaire israélienne brutale tentant de reproduire les mêmes crimes commis contre le peuple palestinien, notamment à Ghaza ».
« Nos cœurs sont également avec nos frères en Irak, en proie à des attaques militaires émanant de toutes les parties belligérantes dans la région », a-t-il ajouté.
Dans la même mesure, M. Attaf a souligné que « cette escalade ne doit pas nous détourner de notre cause centrale, la cause palestinienne, et le peuple palestinien qui continue de subir les violations et exactions de l’occupant israélien et la montée de la criminalité de ses colons, outre les restrictions imposées aux efforts d’aide humanitaire ».
Il a également insisté sur le fait que « la cause palestinienne demeure, au fil et au cours des évènements, l’essence du conflit au Moyen-Orient », indiquant que « le déni des droits nationaux palestiniens demeure la principale cause de l’instabilité et de l’insécurité dans la région ».
« Nous avons la ferme conviction que sortir la région du cycle de la violence, de l’insécurité et de l’instabilité ne saurait se réaliser que si l’on accorde à la cause palestinienne l’attention, le suivi et l’intérêt qu’elle mérite », a conclu le ministre d’Etat.
