La situation en Palestine a de nouvel été au cœur des préoccupations du Conseil de sécurité, où les responsables onusiens ont dressé un constat particulièrement alarmant.
Entre intensification de la colonisation, violences accrues et blocage du processus politique, les perspectives d’une solution à deux États semblent plus fragiles que jamais.
La réunion, consacrée à l’examen de la résolution 2334 adoptée en 2016, a mis en lumière la persistance des violations du droit international.
Ce texte, rappelant l’illégalité des colonies dans les territoires occupés depuis 1967, apparaît aujourd’hui largement ignoré sur le terrain.
Les données présentées sont édifiantes : plus de 6 000 nouveaux logements ont été approuvés en Cisjordanie en quelques mois, traduisant une accélération préoccupante de l’expansion coloniale.
Parallèlement, les démolitions de structures palestiniennes se multiplient, souvent justifiées par l’absence de permis difficilement accessibles aux populations locales.
Cette politique contribue à fragiliser davantage les conditions de vie des Palestiniens et à accentuer les tensions.
Le bilan humain est tout aussi inquiétant.
Plusieurs dizaines de Palestiniens, dont des enfants, ont perdu la vie dans des opérations militaires ou des attaques de colons.
Cette violence persistante s’inscrit dans un climat d’impunité dénoncé par de nombreux intervenants.
Les appels à une action internationale se sont multipliés.
Les représentants des Nations unies ont insisté sur la nécessité de garantir l’accès à l’aide humanitaire, notamment dans la bande de Ghaza, où les conditions de vie demeurent extrêmement précaires.
Le maintien de points de passage ouverts et le respect des besoins fondamentaux des populations ont été présentés comme des urgences absolues.
De leur côté, plusieurs États membres ont exprimé leur préoccupation face à cette situation.
Certains ont dénoncé une colonisation « organisée », tandis que d’autres ont mis en garde contre les conséquences d’une escalade incontrôlée.
Tous ont souligné l’importance d’un règlement politique fondé sur la coexistence de deux États.
Le représentant palestinien a livré un témoignage poignant, évoquant les souffrances quotidiennes de son peuple et appelant à une mobilisation internationale plus ferme.
Il a insisté sur la nécessité de mettre fin à l’impunité et de garantir les droits fondamentaux des Palestiniens.
Cette réunion met en évidence une réalité préoccupante : l’écart grandissant entre les résolutions internationales et leur application concrète.
Sans un engagement renforcé de la communauté internationale, les chances d’une paix durable risquent de s’amenuiser davantage.
Au-delà des considérations politiques, la question palestinienne demeure un enjeu de justice universelle.
Elle interpelle la conscience collective et rappelle que la paix ne peut être construite sans respect du droit et reconnaissance des droits des peuples.
Abed MEGHIT
La Chine réaffirme depuis Genève son soutien à la cause palestinienne
Le représentant permanent de la Chine auprès de l’Office des Nations Unies à Genève et des autres organisations internationales en Suisse, Jia Guide, a réaffirmé le soutien de son pays à la juste cause du peuple palestinien, appelant au rétablissement sans délai du cessez-le-feu dans la bande de Ghaza, enclave en proie à un agression génocidaire de l’entité sioniste depuis le 7 octobre 2023 .
Intervenant lors un débat général sur la situation des droits de l’Homme en Palestine et dans les autres territoires arabes occupés, organisé dans la sillage de la 61e session du Conseil des droits de l’Homme (CDH) des Nations Unies à Genève, M. Jia a indiqué que les souffrances du peuple palestinien sont « alarmantes ».
« La crise humanitaire dans la bande de Ghaza a atteint un niveau sans précédent, les droits de l’Homme y souffrant de graves violations », a-t-il dit, cité par l’agence de presse Chine Nouvelle. Il a rappelé, à ce propos, que « l’entité sioniste a avancé un plan visant à annexer 82% de la Cisjordanie occupée, a poursuivi l’expansion des colonies, a toléré les violences commises par les colons et lancé des attaques contre le Liban et la Syrie, autant d’actes qui constituent de graves violations du droit international et des résolutions pertinentes du CDH ».
« L’accès humanitaire doit être rétabli, un cessez-le-feu durable à Ghaza doit être obtenu, les activités de colonisation doivent être freinées et la solution à deux Etats doit être mise en œuvre », a souligné M.
Jia, avant d’ajouter que I’entité sioniste devait se retirer immédiatement des territoires libanais et syriens.
Il a affirmé que la Chine continuerait de soutenir fermement la juste cause du peuple palestinien et de travailler sans relâche pour promouvoir une paix globale, juste et durable au Moyen-Orient.
