Les autorités kényanes ont exhumé mardi 32 corps d’adultes et d’enfants d’une mystérieuse fosse commune dans la ville de Kericho, dans la vallée du Rift.
La police avait reçu samedi un signalement concernant l’inhumation collective de 14 corps par des individus non identifiés dans un cimetière de cette ville de l’ouest du Kenya, ont rapporté des médias locaux. Une enquête a été ouverte et la zone a été bouclée.
« C’était une seule fosse commune (…) Nous avons trouvé sept adultes et 25 enfants », a déclaré aux journalistes le médecin légiste, Richard Njoroge, rattaché au ministère des Services médicaux. Les corps, dont certains étaient démembrés, étaient dans des sacs, a indiqué M. Njoroge.
« Certains semblent provenir de morgues et d’autres hôpitaux », a-t-il précisé. Les autorités n’ont pas encore établi la cause des décès et des autopsies devraient être réalisées dans les prochains jours. En 2023, des centaines de corps avaient été découverts sur la côte kényane, dans ce qui est devenu connu sous le nom de « massacre de la forêt de Shakahola », l’une des pires tragédies liées à une secte au monde.
Inondations au Kenya : au moins 88 morts depuis début mars
Au moins 88 personnes ont péri depuis début mars dans les inondations au Kenya, selon un nouveau bilan rendu public par le gouvernement.
Le gouvernement kenyan a annoncé mardi que deux rivières sont sorties de leur lit, inondant des exploitations agricoles et contraignant des familles à se déplacer, et que le bilan des inondations dans ce pays d’Afrique de l’Est ce mois-ci « est monté à 88 morts ».
Un précédent bilan a fait état de 81 morts. Au moins 21 comtés ont été touchés par les inondations, suscitant des inquiétudes quant à la sécurité publique, aux dégâts sur les infrastructures et à l’augmentation des besoins humanitaires. Le nombre de personnes déplacées depuis le début des inondations a désormais dépassé les 34.000, a indiqué le ministère kenyan de l’Intérieur.
Le dernier épisode d’inondation s’est produit dans l’ouest du Kenya, où la rivière Nyando est sortie de son lit lundi, submergeant des parties du pont d’Ahero sur la route Kericho–Awasi–Kisumu et perturbant les transports dans la région.
Le gouvernement a publié un communiqué mettant en garde les automobilistes contre l’utilisation de cette route inondée et leur conseillant d’emprunter des itinéraires alternatifs, en particulier la nuit lorsque la visibilité est réduite. Par ailleurs, les efforts d’intervention d’urgence se sont intensifiés dans les zones les plus touchées, sous la direction de la Croix-Rouge kényane, qui procède au sauvetage des habitants bloqués et au relogement des familles vers des zones plus sûres.
