fête de la Victoire (19 mars 1962) : L’OAS a tenté désespérément d’entraver le processus de l’indépendance de l’Algérie

dknews
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L’organisation armée secrète (OAS) française avait tenté, désespérément, au lendemain de la fête de la Victoire (19 mars 1962), d’entraver le processus inéluctable de l’indépendance de l’Algérie et du recouvrement de la souveraineté nationale après une lutte héroïque menée par le peuple algérien.

Cette organisation avait mené des opérations terroristes et des assassinats lâches visant des civils sans défense, illustrant son refus de l’indépendance de l’Algérie et son opposition à l’accord de cessez-le-feu du 19 mars 1962 entre le Front de libération nationale (FLN) et le gouvernement français.
La ville d’Oran avait connu, avant et après le cessez-le-feu, des crimes sanglants commis par cette organisation terroriste, faisant des centaines de victimes parmi les civils algériens, hommes, femmes et enfants, en plus d’actes de sabotage et de pillage de leurs biens.
A ce sujet, le professeur d’histoire, Mohamed Belhadj, de l’Université Oran 1 « Ahmed Ben Bella », a indiqué, dans une déclaration à l’APS, que la ville d’Oran a connu plusieurs événements, avant le 19 mars 1962, dont l’assassinat de Me Abed, avocat du FLN, ainsi que l’enlèvement par l’OAS d’un groupe de condamnés à mort, extraits de la prison d’Oran puis exécutés de manière atroce en dehors de la ville.
Le mois de février 1962 avait été également marqué par plusieurs assassinats perpétrés par cette organisation criminelle, notamment celui de William Hassan, directeur d’une école dans le quartier El-Makkari (ex-Saint-Eugène), ainsi que celui du maire de Telagh (Sidi Bel-Abbes), Henri Keifro, qui était détenu à Oran, sans oublier l’assassinat du couple Fodil Mustapha et Abbassia, près du front de mer, une rue portant aujourd’hui leurs noms.
Parmi les massacres les plus atroces, figure celui de la place « Tahtaha », dans le quartier populaire de « M’dina Jdida », qui reflète la barbarie de cette organisation terroriste. Le 23e jour du Ramadhan, en pleine affluence, une voiture piégée y a explosé, faisant 81 martyrs et plus de 105 blessés, a indiqué Dr Mohamed Bendjebour, doyen de la faculté des sciences humaines de l’Université d’Oran et spécialiste de l’histoire de l’Algérie.
La même organisation, ajoute l’interlocuteur, a également appliqué, avec la complicité de l’administration française et des colons, la politique de la terre brûlée dans les villes de Sidi Bel-Abbes, Aïn Temouchent et Mascara, détruisant des écoles et incendiant des bâtiments administratifs et des infrastructures économiques, dans une tentative d’arrêter un processus historique irréversible.
Au début du mois de mars 1962, les membres de l’OAS ont poursuivi leurs actes terroristes, notamment en plaçant une voiture piégée près du quartier des condamnés à mort à la prison civile de « M’dina Jdida » à Oran. Immédiatement après la signature de l’accord de cessez-le-feu du 19 mars 1962, une campagne de menaces a été lancée contre les Algériens pour les empêcher d’ouvrir leurs commerces ou de se rendre au travail. L’organisation a également mené une véritable guerre de rue à Oran.
Parmi les autres opérations menées par l’OAS, le chercheur Mohamed Belhadj cite l’attaque du bureau de l’administration civile dans le quartier du « Petit Lac » pour s’emparer d’armes, ainsi que de nombreuses opérations de tirs embusqués depuis les immeubles du quartier « Plateau St Michel » (aujourd’hui Sidi El-Bachir) visant des Algériens, sans oublier l’attaque du centre de détention « Arcole » où se trouvaient des moudjahidine, exécutés de manière atroce.
Il est également fait état de l’assassinat de 18 agentes de nettoyage, abattues par balles dans le quartier de « Kheneg En-Natah » (Karguenta), le 11 mai 1962, ainsi que des attaques contre des bâtiments publics, tels que les services des impôts, la protection civile, le service de recouvrement de la commune d’Oran, les dépôts de carburant du port d’Oran et le pillage du Trésor public.

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