Le gouvernement franchit une nouvelle étape dans la modernisation de l’action publique en Algérie. Réuni sous la présidence du Premier ministre Sifi Ghrieb, l’exécutif a entamé l’examen d’un projet de décret exécutif structurant visant à encadrer de manière plus rigoureuse et efficiente les marchés publics, tout en se penchant sur les feuilles de route sectorielles pour la période 2026-2028. Une double démarche qui traduit la volonté des pouvoirs publics d’inscrire la gouvernance dans une logique de performance, de transparence et de projection stratégique. Au cœur de cette réunion figure un texte fondamental destiné à préciser les modalités d’application des règles générales relatives à la commande publique. Ce projet de décret exécutif ambitionne d’apporter davantage de clarté dans les procédures, en codifiant les mécanismes opérationnels régissant la préparation, la passation et l’exécution des marchés publics. Il s’agit, en filigrane, de lever les ambiguïtés administratives, de réduire les marges d’interprétation et de sécuriser les relations contractuelles entre les différents intervenants.
Cette réforme s’inscrit dans un contexte où la maîtrise des dépenses publiques et l’optimisation des ressources financières constituent des enjeux majeurs. En renforçant les outils de contrôle et en promouvant des pratiques plus transparentes, le gouvernement entend garantir une utilisation rationnelle des fonds publics. L’objectif est également de créer un environnement concurrentiel équitable, propice à l’émergence d’une économie nationale plus dynamique, tout en favorisant la participation accrue des entreprises locales.
La valorisation de la production nationale occupe, à cet égard, une place centrale dans ce dispositif. En encourageant les opérateurs économiques à privilégier les produits et services locaux, le texte vise à soutenir l’industrie nationale, à stimuler l’investissement et à consolider les chaînes de valeur internes. Parallèlement, l’accent est mis sur le respect des principes d’éthique et de bonne gouvernance, considérés comme des piliers essentiels pour instaurer la confiance entre l’administration, les entreprises et les citoyens.
Au-delà de cette réforme réglementaire, la réunion du gouvernement a été l’occasion d’examiner les projets de feuilles de route de plusieurs secteurs stratégiques pour la période 2026-2028. Transports, justice, enseignement supérieur et recherche scientifique, éducation nationale, commerce intérieur, jeunesse, travaux publics, hydraulique et sports : autant de domaines clés appelés à jouer un rôle déterminant dans le développement économique et social du pays. Ces feuilles de route traduisent une approche prospective visant à anticiper les défis à venir et à structurer les politiques publiques autour d’objectifs précis, mesurables et cohérents. Elles constituent un instrument de pilotage essentiel pour assurer la coordination des actions gouvernementales et garantir leur efficacité sur le terrain. En articulant réformes structurelles et planification stratégique, l’exécutif affiche ainsi sa volonté de consolider les bases d’une gouvernance moderne, tournée vers les résultats et la satisfaction des attentes citoyennes.
Abed MEGHIT
