L’Algérie poursuit son engagement en faveur du renforcement de la coopération africaine, en mettant à profit son expertise dans le domaine de l’industrie pharmaceutique. Dans cette optique, le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Wassim Kouidri, a récemment échangé avec son homologue nigérien, le colonel-major Garba Hakimi, afin d’explorer les perspectives de partenariat entre les deux pays. Cette rencontre, tenue par visioconférence, s’inscrit dans le prolongement de la Déclaration d’Alger issue de la Conférence ministérielle africaine sur la production locale de médicaments et les technologies de santé, organisée en novembre 2025. Elle traduit une volonté commune de renforcer les capacités du continent en matière de production pharmaceutique, dans un contexte marqué par la nécessité d’assurer une autonomie sanitaire durable. Au cœur des discussions, la question de l’approvisionnement du Niger en médicaments et vaccins produits en Algérie a occupé une place centrale. La partie nigérienne a exprimé un intérêt marqué pour l’Algérie , sollicitant un appui technique pour la mise en place d’une industrie pharmaceutique nationale capable de répondre aux besoins de sa population. L’Algérie, forte des progrès réalisés ces dernières années dans ce secteur stratégique, a affiché sa disponibilité à accompagner le Niger dans cette démarche. Le ministre Wassim Kouidri a ainsi réaffirmé l’engagement de son pays à fournir les produits pharmaceutiques nécessaires, tout en apportant une expertise technique pour la création et le développement d’unités de production locales. Cette coopération s’inscrit dans une vision plus large visant à consolider la sécurité sanitaire en Afrique. En favorisant le transfert de compétences et le partage d’expériences, elle contribue à réduire la dépendance du continent vis-à-vis des importations de médicaments et à renforcer la résilience des systèmes de santé face aux crises. La réunion a également réuni plusieurs acteurs clés du secteur, dont l’ambassadeur d’Algérie au Niger, ainsi que des responsables de l’Agence nationale des produits pharmaceutiques et du groupe public Saidal. Leur participation témoigne de l’importance accordée à cette initiative et de la volonté d’impliquer l’ensemble des parties prenantes dans la réussite de ce partenariat. Au-delà de l’aspect bilatéral, cette initiative reflète le rôle croissant de l’Algérie en tant qu’acteur régional engagé dans le développement du continent africain. Elle illustre une diplomatie économique tournée vers la solidarité et le co-développement, où la santé publique devient un levier de coopération et de stabilité.
Dans un contexte mondial marqué par des défis sanitaires majeurs, la capacité des pays africains à produire localement leurs médicaments apparaît comme un enjeu stratégique. En s’engageant aux côtés du Niger, l’Algérie confirme sa volonté de contribuer à la construction d’un système de santé africain plus autonome, plus équitable et mieux préparé aux défis de demain.
Abed MEGHIT
