Epidémie de méningite en Angleterre : 20 cas rapportés à l’agence de sécurité sanitaire

dknews
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Un total de 20 cas de méningite a été rapporté aux autorités, dont neuf confirmés et onze faisant encore l’objet d’une enquête, a indiqué mercredi l’agence britannique de sécurité sanitaire, revoyant à la hausse le bilan de cette épidémie qui a fait deux morts en Angleterre.

Le ministre britannique de la Santé, Wes Streeting, a qualifié mardi de « sans précédent » cette épidémie, dans la région de Canterbury, dans le sud-est de l’Angleterre.

« La situation évolue rapidement et d’autres cas pourraient être recensés », a prévenu l’agence sanitaire, l’UKHSA, dans un communiqué.

Jusqu’ici, toutes les personnes touchées sont « des jeunes adultes », a-t-elle indiqué.

La majorité des cas sont liés à la boîte de nuit Club Chemistry, fréquentée par des étudiants de Canterbury, « entre le 5 et le 7 mars », selon le ministre de la Santé.

Les deux personnes décédées sont une élève de 18 ans de terminale et un étudiant de 21 ans à l’université du Kent.

Selon le nouveau bilan diffusé par l’UKHSA, neuf cas sont confirmés par des analyses de laboratoire et onze signalements font toujours l’objet d’une enquête, portant le total à 20 (contre 15 jusqu’ici).

Il s’agit pour six d’entre eux, dont les cas mortels, d’infections à méningocoques « appartenant au groupe B », rares mais très graves.

Au Royaume-Uni, plus de 2.500 doses d’antibiotiques ont été prescrites à des étudiants, à des cas contact et à des personnes qui sont allées au Club Chemistry entre le 5 et le 7 mars, a indiqué l’UKHSA.

Les médecins généralistes de tout le Royaume-Uni sont appelés à prescrire des antibiotiques à toute personne ayant fréquenté cette boîte de nuit aux dates indiquées, ainsi qu’aux étudiants de l’université du Kent.

« Compte tenu de la gravité de l’épidémie », un programme de vaccination ciblé va être mis en place, en commençant par les étudiants logés dans les résidences universitaires du campus de Canterbury de l’université du Kent, a dit l’agence sanitaire.

« Dans un premier temps », jusqu’à 5.000 étudiants seront contactés et se verront proposer un vaccin.

Plus rares que les méningites virales, les méningites bactériennes tuent de manière foudroyante quand elles ne sont pas soignées et, même si elles le sont, entraînent une mortalité élevée et un gros risque de séquelles.

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