L’université Ferhat-Abbas (Sétif 1) organisera du 31 mars au 2 avril prochains le 1er hackathon de rétro-ingénierie appliquée dans le domaine de la mécanique, une initiative visant à renforcer les compétences nationales en la matière, a-t-on appris, samedi, auprès des organisateurs de cet événement scientifique.
M. Farouk Benali, directeur de l’incubateur d’entreprises de cette université, structure organisatrice du hackathon, a indiqué, dans une déclaration à l’APS, que cet événement scientifique et technologique vise à « encourager les étudiants porteurs de projets innovants à vivre une expérience pratique alliant analyse technique et vision économique dans un espace compétitif fondé sur la créativité et l’innovation ».
Les participants disposeront de 30 heures de travail continu pour développer leurs projets avant de les présenter devant le jury en expliquant l’idée du projet et ses caractéristiques techniques et économiques, selon M. Benali qui a ajouté que l’idée de ce hackathon « repose sur le développement de solutions technologiques innovantes permettant d’intégrer les dimensions technique et économique dans les projets proposés, à travers l’analyse technique, l’étude de faisabilité, le modèle économique et le marketing industriel ».
Les étudiants participants travailleront en groupes pluridisciplinaires comprenant des étudiants en ingénierie mécanique, électronique et informatique, ainsi que des étudiants en économie et sciences de gestion, la participation étant ouverte aux étudiants des différentes institutions universitaires du pays.
Les lauréats de cet événement scientifique devant être organisé en collaboration avec l’unité de recherche en fabrication additive de Sétif, « recevront des prix de valeur et se verront offrir la possibilité de faire bénéficier leurs projets de l’expertise de l’incubateur d’entreprises de l’université de Sétif 1 dans le but de transformer leurs idées en projets innovants réalisables industriellement », selon le même responsable.
L’organisation de ce hackathon s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par l’université pour promouvoir une culture de l’innovation industrielle et encourager les étudiants à passer de la réflexion théorique à l’application pratique en abordant de véritables défis industriels à l’aide de la méthodologie de la rétro-ingénierie qui consiste à démonter un produit, à comprendre sa structure et ses fonctions, puis à le redessiner ou à l’améliorer pour le rendre plus efficace, moins coûteux et plus adapté à la fabrication locale.
