BÉJAÏA Amizour–Tala Hamza : Un projet minier stratégique entre dans sa phase opérationnelle

dknews
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Le projet de la mine de zinc et de plomb d’Amizour et de Tala Hamza franchit une étape décisive avec le lancement des travaux d’aménagement de l’accès au site minier.

Ce projet d’envergure nationale, considéré comme l’un des plus importants investissements miniers en Algérie, fait l’objet d’un suivi attentif de la part des autorités publiques et d’une mobilisation constante des responsables locaux.

Ces derniers jours, plusieurs réunions de coordination ont été organisées afin d’assurer le bon déroulement des différentes phases du projet et de renforcer le dialogue avec les habitants et les propriétaires terriens de la région, notamment ceux du village d’Aït Bouzid.

Le coup d’envoi des travaux d’aménagement de l’accès à la mine a été donné par le wali de Béjaïa, Kamel Eddine Kerbouche, lors d’une cérémonie officielle marquée par la présence du directeur général du groupe Sonarem, Reda Belhadj, ainsi que du directeur général de l’Entreprise nationale des produits miniers non ferreux et des substances utiles, ENOF, Fateh Dhrifi.

La cérémonie s’est également déroulée en présence de représentants de la coentreprise algéro-australienne BZL, d’élus locaux des communes d’Amizour et de Tala Hamza, ainsi que de nombreux cadres techniques impliqués dans la réalisation du projet.

Avec un investissement estimé à 471 millions de dollars, ce projet minier intégré représente une opportunité majeure pour le développement économique de la région et pour la valorisation des ressources minières nationales.

Les projections indiquent un potentiel d’extraction annuel de 170.000 tonnes de concentré de zinc et de 30.000 tonnes de plomb.

Le gisement exploitable est estimé à près de 34 millions de tonnes, ce qui confère à cette mine une importance stratégique dans la politique nationale de développement du secteur minier.

Selon les responsables du groupe Sonarem, l’aménagement de l’entrée de la mine intervient après l’achèvement des procédures administratives nécessaires et la levée des obstacles qui avaient retardé le lancement du projet.

Celui-ci entre désormais dans une nouvelle phase marquée notamment par le processus d’indemnisation des propriétaires terriens concernés.

Les autorités locales ont également organisé des rencontres avec les représentants de la population du village d’Aït Bouzid afin de présenter les études techniques et environnementales réalisées dans le cadre du projet.

Ces échanges ont permis de rassurer les habitants quant aux mesures de sécurité et de protection de l’environnement prévues.

L’exploitation de la mine devrait générer un impact économique significatif pour la région.

Le projet prévoit en effet le recrutement direct de 700 à 800 travailleurs possédant différentes qualifications professionnelles, dont la formation a déjà été entamée.

À cela s’ajoutera la création d’environ 4.000 emplois indirects dans les secteurs liés aux activités minières, contribuant ainsi au dynamisme économique local et au développement des infrastructures régionales.

Abed MEGHIT 

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