CANNABIS HYBRIDE : L’Algérie alerte la communauté internationale sur une menace sanitaire et sécuritaire grandissante

dknews
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Face à la propagation inquiétante des nouvelles formes de drogues à forte concentration psychoactive, l’Algérie a tiré la sonnette d’alarme devant la communauté internationale lors d’une rencontre organisée en marge de la 69e session de la Commission des stupéfiants des Nations unies à Vienne.
Placée sous le thème « Cannabis hybride : un danger croissant pour la santé publique et la sécurité nationale », cette rencontre a permis de mettre en lumière les risques multiples que représente cette nouvelle génération de cannabis, dont la puissance et les effets nocifs suscitent une préoccupation grandissante chez les experts et les autorités sanitaires.
L’ouverture de cette rencontre a été assurée par l’ambassadeur représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations unies à Vienne, Larbi Latrèche, en présence de nombreux ambassadeurs, diplomates et représentants d’organisations internationales.
La participation de délégations étrangères et d’experts issus d’institutions internationales telles que l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime et l’Organe international de contrôle des stupéfiants a conféré à cette initiative une dimension internationale significative.
Organisée sous la supervision de l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie, la rencontre a été marquée par plusieurs exposés scientifiques présentés par des experts du ministère de la Justice, du ministère de la Santé et de la Gendarmerie nationale.

Les analyses de laboratoire réalisées sur le cannabis saisi sur le territoire national ont révélé une évolution préoccupante. Les spécialistes ont constaté une augmentation notable du taux de THC, la substance psychoactive responsable des effets psychotropes du cannabis. Cette concentration élevée rend le produit particulièrement dangereux, notamment en raison de son potentiel élevé de dépendance et de ses effets nocifs sur la santé mentale et physique.
Les jeunes constituent les principales victimes de ce phénomène, ce qui renforce l’inquiétude des autorités face à l’expansion de ce type de drogue.
Les spécialistes ont souligné que le cannabis hybride peut provoquer des troubles psychologiques graves, des altérations cognitives et une dépendance rapide, compromettant ainsi l’avenir de nombreux jeunes consommateurs. Au-delà de la dimension sanitaire, les experts ont également insisté sur les implications sécuritaires liées à la prolifération de cette drogue.
Les réseaux de trafic international ont considérablement perfectionné leurs méthodes afin d’inonder les marchés régionaux avec des substances de plus en plus puissantes et difficiles à détecter.
Dans ce contexte, l’Algérie a adopté une approche globale reposant sur une combinaison de mesures répressives, préventives et sanitaires.
Les services de sécurité mènent une lutte permanente contre les réseaux criminels impliqués dans le trafic de drogues, tandis que les institutions sanitaires développent des programmes de prise en charge, de traitement et de réinsertion des personnes dépendantes.

Cette stratégie s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de prévention contre les stupéfiants et les substances psychotropes pour la période 2025-2029, adoptée en avril 2025 conformément aux orientations du président de la République Abdelmadjid Tebboune. Ce plan national prévoit le renforcement de la coopération entre les institutions publiques, les services de sécurité, les structures de santé et les organisations de la société civile afin de lutter efficacement contre ce fléau. La session de la Commission des stupéfiants, tenue du 9 au 13 mars à Vienne, a également été marquée par l’installation d’un groupe d’experts multilatéral chargé d’élaborer des recommandations visant à renforcer l’application des conventions internationales relatives au contrôle des drogues.
Dans ce cadre, la reconnaissance du rôle actif de l’Algérie dans la lutte contre le trafic de stupéfiants s’est traduite par la désignation d’un expert algérien pour représenter le continent africain au sein de ce groupe stratégique.
Cette distinction reflète la crédibilité croissante de l’Algérie sur la scène internationale dans le domaine de la prévention et de la lutte contre la drogue.
Elle illustre également la détermination des autorités nationales à mener une guerre sans relâche contre ce fléau qui menace la santé publique, la stabilité sociale et la sécurité nationale. 

Par Abed Meghit

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