Le renforcement de la coopération entre les pouvoirs publics et les acteurs économiques du secteur pharmaceutique a été au centre d’une rencontre stratégique tenue récemment au siège du ministère de la Santé à Alger.
Le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Ait Messaoudene, a reçu une délégation du Conseil du renouveau économique algérien (CREA), conduite par son président Kamel Moula, dans le cadre d’un dialogue visant à consolider la coordination entre les différentes parties prenantes du système de santé.
Cette réunion s’est déroulée en présence du président de l’Union nationale des opérateurs de la pharmacie (UNOP), le docteur Nadir Zouhir Abderrahim, et a constitué une opportunité d’échanger sur les moyens de développer l’industrie pharmaceutique nationale et d’améliorer la disponibilité des médicaments et des dispositifs médicaux.
Selon un communiqué du ministère, les discussions ont porté sur les perspectives de coopération entre les institutions publiques et les opérateurs économiques afin de garantir un approvisionnement régulier en produits pharmaceutiques et en équipements médicaux.
Cette démarche s’inscrit dans une stratégie globale visant à renforcer la souveraineté pharmaceutique nationale et à réduire la dépendance aux importations dans ce domaine stratégique.
Les participants à cette rencontre ont souligné l’importance d’encourager les investissements dans l’industrie pharmaceutique locale et de soutenir les opérateurs économiques engagés dans la production de médicaments et de dispositifs médicaux.
L’objectif est de créer un environnement favorable au développement de cette industrie et de renforcer sa contribution à l’économie nationale.
Au-delà de la question de l’approvisionnement, les échanges ont également porté sur la modernisation du système national de santé.
Les deux parties ont insisté sur la nécessité d’intégrer les technologies modernes dans les structures sanitaires et d’améliorer les mécanismes de gouvernance afin d’optimiser la qualité des services de santé offerts aux citoyens.
La prévention a également occupé une place centrale dans les discussions.
Les participants ont souligné l’importance de renforcer les campagnes de sensibilisation et d’information destinées à lutter contre la propagation des maladies chroniques, qui représentent aujourd’hui l’un des principaux défis pour les systèmes de santé à travers le monde.
Dans ce contexte, les intervenants ont mis en avant la nécessité d’adopter une approche anticipative en matière d’acquisition et de gestion des médicaments, afin d’éviter toute rupture d’approvisionnement et de garantir une disponibilité constante des traitements essentiels.
Cette approche proactive est également essentielle pour faire face aux crises sanitaires et renforcer la capacité de résilience du système national de santé face aux situations d’urgence.
À l’issue de cette rencontre, les deux parties ont convenu de poursuivre les efforts de concertation à travers l’élaboration d’une feuille de route commune.
Celle-ci devra permettre de structurer les axes de coopération entre les institutions publiques et les opérateurs économiques dans le domaine de la santé.
Cette feuille de route vise notamment à favoriser la réalisation de projets conjoints, à améliorer la prise en charge des patients et à soutenir la modernisation du système national de santé.
À travers cette dynamique de partenariat, les autorités algériennes entendent consolider les bases d’un système de santé performant, capable de répondre aux attentes des citoyens tout en soutenant le développement d’une industrie pharmaceutique nationale compétitive et innovante.
Par Abed Meghit
