Le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) ouvre un nouveau chapitre de son histoire avec l’élection, jeudi 12 mars 2026, de la professeure Maya Sahli-Fadel à la présidence de cette institution. Élue à la majorité des membres du Conseil, elle succède à Abdelmadjid Zaalani, qui occupait ce poste depuis 2021. La séance élective s’est déroulée au siège de la Cour suprême sous la présidence de son premier président, Tahar Mamouni, dans un cadre institutionnel marqué par la présence de plusieurs hauts responsables de l’État. Parmi les personnalités présentes figuraient notamment la présidente de la Cour constitutionnelle, Leïla Aslaoui, le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Lotfi Boudjemaa, le secrétaire général du Gouvernement Yahia Boukhari, ainsi qu’un représentant de la Présidence de la République, Ahmed Zerrouk. Étaient également présents le président du Conseil d’État, Mohammed Bennaceur, le procureur général près la Cour suprême, Abderrahim Madjid, le commissaire d’État près le Conseil d’État, Abdelghafour Kahoul, ainsi que l’ensemble des membres du Conseil national des droits de l’Homme. Selon Tahar Mamouni, cette élection intervient en application du décret présidentiel n°26-109 du 3 mars 2026 définissant la nouvelle composition du Conseil national des droits de l’Homme. Après l’installation officielle des nouveaux membres du Conseil, le vote a permis d’élire Maya Sahli-Fadel à la tête de l’institution, confirmant la confiance accordée à cette figure reconnue du droit international et des droits humains. Professeure de droit international, Maya Sahli-Fadel dispose d’un parcours académique et institutionnel particulièrement riche. Elle est membre depuis 2010 de la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples de l’Union africaine, l’une des principales institutions continentales chargées de la promotion et de la protection des droits fondamentaux. Son engagement dans ce domaine lui a également valu d’occuper la fonction de vice-présidente de cette commission entre 2021 et 2023, consolidant ainsi sa réputation sur la scène africaine et internationale.
L’élection de Maya Sahli-Fadel à la tête du CNDH intervient dans un contexte marqué par la volonté de renforcer les mécanismes institutionnels de promotion et de protection des droits de l’Homme en Algérie. Le Conseil national des droits de l’Homme joue un rôle central dans l’observation de la situation des droits fondamentaux, la formulation de recommandations aux pouvoirs publics et la promotion d’une culture des droits humains au sein de la société. À l’issue du scrutin, les membres du Conseil ont tenu leur première réunion de travail afin de définir les grandes orientations de l’institution pour la prochaine période. L’arrivée de Maya Sahli-Fadel à la présidence du CNDH ouvre ainsi une nouvelle phase pour cette institution appelée à jouer un rôle majeur dans le renforcement de l’État de droit et la consolidation des mécanismes de protection des droits humains.
Abed MEGHIT
