La Bourse de New York a terminé dans le rouge jeudi, toujours affectée notamment par la montée en flèche des prix du pétrole, de quoi raviver les craintes d’une accélération de l’inflation. Le Dow Jones a reculé de 1,56%, l’indice Nasdaq a cédé 1,78% et l’indice élargi S&P 500 a perdu 1,52%. La place américaine « évolue clairement en fonction des prix du pétrole et des inquiétudes persistantes concernant les perturbations énergétiques », commente Angelo Kourkafas, d’Edward Jones.
Selon lui, « comparativement aux derniers jours, les investisseurs sont désormais moins convaincus qu’une issue rapide et une résolution rapide de ce conflit soient possibles ».
Les cours du pétrole ont encore augmenté de plus de 9% jeudi, atteignant un plus haut en clôture depuis l’été 2022.
Les marchés n’ont pas été calmés par l’annonce d’un prélèvement historique des réserves stratégiques de pétrole des membres de l’Agence internationale de l’énergie afin d’atténuer la perte de millions de barils chaque jour en provenance du Golfe.
« Il s’agit d’un tampon temporaire mais probablement insuffisant pour compenser la réduction des flux passant par le détroit d’Ormuz », juge M. Kourkafas. Les experts l’ont aussi interprété comme un signe de la gravité des événements.
Le dollar au plus haut depuis août
Le dollar poursuit sa progression vendredi, porté par la flambée des prix du pétrole, qui lui ont permis de retrouver un niveau inédit depuis l’été.
Ainsi, la devise américaine profite à plein régime de son statut de valeur refuge: vers 18H20 GMT, elle reprenait 0,69% par rapport à l’euro, à 1,1433 dollar.
Le dollar est aussi particulièrement demandé car c’est la devise d’échange de l’or noir, dont les prix ont connu une flambée. Vers 18H20 GMT, il se renforçait de 0,79% vis-à-vis de la livre sterling, à 1,3237 dollar.
De son côté, le yen glissait encore un peu plus à 159,67 yens pour un dollar (-0,20%), à un plus bas depuis l’été 2024.
