Dans un monde marqué par des mutations rapides et des défis économiques et technologiques sans précédent, la jeunesse apparaît aujourd’hui comme l’une des ressources les plus précieuses pour assurer le développement durable et la prospérité des nations. Véritable force motrice de l’innovation, de la créativité et de la transformation sociale, cette frange dynamique de la population représente un atout majeur pour les pays qui souhaitent bâtir un avenir solide et compétitif. L’Algérie ne fait pas exception à cette règle et s’emploie, à travers une série de politiques publiques et de mécanismes institutionnels, à valoriser pleinement le potentiel de ses jeunes. La jeunesse constitue en effet un réservoir d’énergie, de talents et d’initiatives capable d’impulser une nouvelle dynamique économique et sociale.
Dans de nombreux pays émergents, l’investissement dans les jeunes est devenu un choix stratégique incontournable, tant pour favoriser l’innovation que pour garantir la stabilité et la croissance à long terme. Conscientes de cet enjeu fondamental, les autorités publiques algériennes ont progressivement mis en place des dispositifs destinés à renforcer l’intégration sociale, économique et citoyenne des jeunes générations. Cette orientation s’inscrit également dans le prolongement des engagements internationaux qui reconnaissent le rôle central de la jeunesse dans le développement équitable des sociétés. Dès 1985, l’Assemblée générale des Nations unies proclamait la première Année internationale de la jeunesse, ouvrant la voie à une réflexion globale sur la place et les aspirations des jeunes dans les politiques publiques. Dix ans plus tard, ces discussions aboutissaient à l’adoption du Programme d’action mondial pour la jeunesse à l’horizon 2000 et au-delà, un cadre stratégique visant à répondre aux principaux défis auxquels sont confrontées les nouvelles générations. Au fil des années, ce programme a été enrichi pour tenir compte des évolutions de la société contemporaine. En 2007, il a notamment été actualisé afin d’intégrer les nouvelles problématiques liées à la mondialisation, aux technologies de l’information et de la communication, ainsi qu’aux transformations économiques et sociales du XXIᵉ siècle. Dans la continuité de cette dynamique internationale, l’Organisation des Nations unies a proclamé en août 2010 une deuxième Année internationale de la jeunesse placée sous le signe du dialogue et de la compréhension mutuelle, soulignant l’importance d’une participation active des jeunes à la construction d’un monde plus inclusif et plus équitable. Dans cette perspective, l’Algérie a engagé une réflexion approfondie sur les moyens de mobiliser pleinement le potentiel de sa jeunesse.
Le Plan national jeunesse 2026-2029 constitue à cet égard une étape importante dans la structuration d’une stratégie globale destinée à renforcer la place des jeunes dans la société. Présenté récemment lors d’un Conseil des ministres, ce plan repose sur six axes majeurs articulés autour d’objectifs stratégiques et opérationnels visant à améliorer les conditions d’insertion sociale, économique et citoyenne des jeunes âgés de moins de trente ans. Parmi les priorités de cette stratégie figure le renforcement de la qualité de l’enseignement et l’adaptation des programmes de formation aux exigences technologiques et professionnelles du monde contemporain. L’objectif est de préparer les jeunes à intégrer un marché du travail en constante évolution, marqué par l’émergence de nouveaux métiers et par la montée en puissance de l’économie numérique. Dans le même esprit, les pouvoirs publics accordent une attention particulière au développement de l’entrepreneuriat et à l’encouragement des initiatives individuelles, considérées comme un levier essentiel pour stimuler l’innovation et favoriser la création d’emplois. Cette approche vise également à réduire durablement le chômage en permettant l’émergence de nouveaux projets économiques portés par les jeunes eux-mêmes. En encourageant l’esprit d’initiative et en facilitant l’accès aux dispositifs d’accompagnement, l’État entend contribuer à l’édification d’une économie diversifiée et compétitive, capable de relever les défis de la transition économique. Préparer les jeunes aux profondes transformations que connaît le pays suppose également de mieux comprendre leurs attentes et leurs aspirations.
C’est dans cet esprit que le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a procédé en juin 2022 à l’installation du Conseil supérieur de la jeunesse, une instance consultative destinée à renforcer la participation des jeunes à la vie publique et à la prise de décision. À travers ce mécanisme institutionnel inédit, les jeunes Algériens disposent désormais d’un espace d’expression et de dialogue leur permettant de contribuer activement à l’élaboration des politiques publiques qui les concernent. Ainsi, la jeunesse apparaît plus que jamais comme un acteur central de la transformation nationale. En misant sur l’éducation, l’innovation et l’entrepreneuriat, l’Algérie s’engage dans une démarche visant à valoriser ce capital humain exceptionnel et à construire un avenir fondé sur l’intelligence collective, la créativité et la responsabilité citoyenne.
Abed MEGHIT
