Les cours de l’or ont reculé, lundi, sous la pression d’un dollar fort et des attentes de taux d’intérêts plus élevés, alors que l’escalade militaire dans le Golfe et le Moyen-Orient se poursuit alimentant les craintes inflationnistes.
Vers 15h10 GMT, le métal jaune au comptant perdait 1,7%, à 5.080,99 dollars l’once.
Les contrats à terme sur l’or américain pour livraison en avril reculaient de 1,3% à 5.089,80 dollars.
Les craintes inflationnistes liées aux tensions géopolitiques ont tempéré la hausse du prix de l’or, le dollar devenant une valeur refuge plus attractive, ont expliqué des spécialistes du marché.
Le métal jaune, valeur refuge traditionnellement pour les investisseurs, est pénalisé, aussi, par son renforcement et les mesures de la Réserve fédérale qui maintient des taux d’intérêt élevés face à l’inflation américaine.
Malgré cette baisse, les cours de l’or sont restés confortablement au-dessus de 5.000 dollars l’once, reflétant la demande continue d’investissements refuges.
Parmi les autres métaux précieux, l’argent au comptant a baissé de 0,3% à 84,06 dollars l’once, le platine a gagné 0,6% à 2.184,25 dollars et le palladium a progressé de 1,4% à 1.684 dollars.
Bourse : les marchés mondiaux en baisse
Les marchés boursiers mondiaux ont reculé lundi, sur fond de hausse des prix du pétrole qui a ravivé les craintes d’un choc inflationniste.
Dans les premiers échanges à Wall Street vers 13h40 GMT, l’indice Dow Jones reculait de 1,23%, le Nasdaq de 0,95% et l’indice élargi S&P 500 cédait 1,08%.
En Europe, les principales places financières évoluaient également en baisse : Paris perdait 1,56%, Francfort 1,14%, Londres 0,76% et Milan 1,01%.
En Asie, la Bourse de Tokyo a terminé en forte baisse, l’indice Nikkei reculant de 5,19%, tandis qu’à Séoul, l’indice Kospi a chuté de 5,96%.
La progression des prix du pétrole au-dessus de 100 dollars le baril, au dixième jour de l’escalade militaire dans la région du Golfe et du Moyen-Orient, a pesé sur les marchés financiers.
Cette hausse des hydrocarbures s’est également répercutée sur les taux d’emprunt souverains, les investisseurs redoutant un regain de pressions inflationnistes à l’échelle mondiale.
Le rendement de l’emprunt français à dix ans s’établissait à 3,58% vers 11h40 GMT, contre 3,51% vendredi à la clôture.
Son équivalent britannique atteignait 4,74%, contre 4,63% vendredi, tandis que le rendement italien montait à 3,69%, contre 3,62%.
Une inflation plus élevée réduit la valeur réelle des montants remboursés par les emprunteurs à leurs créanciers, incitant ces derniers à exiger des taux d’intérêt plus élevés pour compenser cette érosion.
En revanche, les taux d’intérêt allemands progressaient plus modérément (+0,02 point de pourcentage), la dette allemande continuant d’être perçue comme une valeur refuge, selon des analystes.
Sur le marché des changes, le dollar renforçait également son statut de valeur refuge.
Le billet vert gagnait 0,30% face à l’euro, qui s’échangeait autour de 1,0584 dollar.
