Des experts des Nations unies ont appelé la communauté internationale à veiller à ce
que les efforts de reconstruction de la bande de Ghaza soient guidés par le droit
international et non par des intérêts extérieurs. Dans un communiqué, ils ont
réaffirmé le caractère inaliénable du droit des Palestiniens à
l’autodétermination. Parmi les signataires figurent Balakrishnan Rajagopal,
Francesca Albanese, Pedro Arrojo-Agudo et Michael Fakhri. Ils ont souligné que les
décisions relatives à l’avenir et au développement de Ghaza doivent revenir en
priorité à ses habitants, qui doivent pouvoir rester sur leurs terres ou y retourner
volontairement et en toute sécurité. Les experts ont insisté sur le fait que la
reconstruction ne saurait être imposée par des puissances étrangères et ont appelé
les États membres à éviter toute action susceptible de contrevenir au droit
international. Ils ont également exhorté la communauté internationale à garantir la
disponibilité des financements et l’entrée sans entrave des matériaux nécessaires à
la réhabilitation des logements, des infrastructures civiles, des établissements
éducatifs et sanitaires ainsi que des lieux de culte. Pour ces spécialistes, la
reconstruction de Ghaza ne peut se limiter à une opération technique. Elle doit
s’inscrire dans une perspective respectueuse des droits humains, de la dignité des
populations et des normes internationales. À leurs yeux, l’avenir de l’enclave
dépendra de la capacité des acteurs internationaux à privilégier le droit et la justice
comme fondements d’un redressement durable.
Abed MEGHIT
