L’Algérie consolide sa présence sur la scène internationale de la propriété intellectuelle avec l’élection de son représentant à la vice-présidence du comité africain de la Fédération internationale des organismes de gestion des droits de reproduction.
Cette désignation, qui consacre l’engagement du pays en faveur de la protection des créateurs et éditeurs, marque une avancée significative dans la diplomatie culturelle et juridique nationale.
Représentée par Mehdi Delmi, directeur général-adjoint de l’Office national des droits d’auteur et droits voisins, l’Algérie voit ainsi son rôle reconnu au sein d’une organisation mondiale dédiée à la défense des droits de reproduction et à la promotion d’une rémunération équitable des créateurs.
Cette élection reflète l’évolution du cadre institutionnel algérien en matière de propriété intellectuelle, caractérisé par la modernisation des mécanismes de gestion collective, le renforcement de la coopération internationale et l’adaptation aux mutations numériques de l’économie culturelle.
L’IFRRO, qui regroupe des organismes de gestion collective issus de nombreux pays, constitue une plateforme majeure de coordination internationale dans le domaine des droits d’auteur.
Elle œuvre à harmoniser les pratiques, à promouvoir la protection juridique des œuvres et à soutenir les industries culturelles dans un environnement globalisé.
Pour l’ONDA, cette désignation constitue une reconnaissance du rôle croissant de l’Algérie dans la promotion des droits des créateurs à l’échelle africaine.
Elle ouvre également de nouvelles perspectives de coopération régionale, notamment en matière de formation, d’échange d’expertise et de développement de mécanismes communs de protection des œuvres.
Dans un contexte marqué par la transformation numérique et la diffusion massive des contenus culturels, la protection des droits de reproduction représente un enjeu stratégique pour les économies créatives.
L’élection de l’Algérie à la vice-présidence africaine de l’IFRRO témoigne de la volonté nationale de participer activement à la gouvernance internationale de la propriété intellectuelle.
Cette reconnaissance institutionnelle conforte la position de l’Algérie comme acteur engagé dans la défense des droits culturels et la valorisation de la création artistique.
Elle traduit une ambition plus large : inscrire durablement le pays dans les réseaux internationaux de protection des œuvres et contribuer à l’émergence d’un espace africain de propriété intellectuelle renforcé et solidaire.
Par Abed Meghit
