Le service de pneumologie de l’EHU » 1er Novembre 1954 » d’Oran a signé, récemment, une convention avec le laboratoire des sciences des données et des applications cognitives de l’Université des sciences et de la technologie d’Oran Mohamed-Boudiaf (USTO-MB), a-t-on appris auprès du chef du même service, le Pr Aïssa Ouardi.
Le Pr Ouardi a indiqué que cette convention a été conclue dans le cadre d’un accord-cadre signé, récemment, entre l’EHU d’Oran et l’USTO-MB, visant à promouvoir la santé numérique au sein de l’établissement hospitalier.
Le service de pneumologie a été retenu comme service pilote pour impulser cette dynamique, à travers le développement de plusieurs axes, notamment la mise en place de plateformes de téléconsultation, de télémédecine et de télésuivi des patients atteints de pathologies respiratoires chroniques.
Selon le même responsable, cette initiative permettra d’intégrer progressivement des outils d’intelligence artificielle dans les processus de diagnostic et de suivi médical, en exploitant les données cliniques et radiologiques, dans le respect strict des règles d’éthique et de protection des données de santé.
Il a, en outre, souligné l’importance stratégique de ces outils numériques, notamment la télémédecine, pour assurer le suivi des patients résidant dans des régions éloignées ne disposant pas de centres d’expertise en pneumologie.
Ces dispositifs permettront d’éviter des déplacements contraignants aux malades, d’assurer une continuité des soins et d’offrir un avis spécialisé à distance, contribuant ainsi à réduire les inégalités d’accès aux soins.
Ce même responsable a, par ailleurs, mis en exergue l’organisation régulière de réunions de concertation pluridisciplinaires (RCP) par visioconférence, associant pneumologues, radiologues, oncologues et autres spécialistes concernés.
» Ce mode de fonctionnement favorisera une prise de décision collégiale rapide et efficace, notamment pour les cas complexes, tout en renforçant la coordination entre les différents établissements de santé « , a-t-il souligné.
Le Pr Ouardi a souligné que la santé numérique constitue, aujourd’hui, un levier stratégique pour améliorer la qualité de la prise en charge des patients et optimiser les performances des structures hospitalières, notamment face à l’augmentation des maladies respiratoires et aux défis organisationnels du secteur.
Cette démarche s’inscrit dans la modernisation du système de santé, à travers le renforcement de la coopération entre le secteur hospitalier et l’université, et la valorisation des compétences nationales en matière de technologies innovantes au service du patient.
