La souveraineté d’une nation ne se limite plus à la maîtrise de ses ressources naturelles ni à la richesse de son sous-sol.
Dans un monde dominé par la technologie, l’innovation et la circulation rapide des connaissances, le capital humain s’impose comme le déterminant principal de la puissance et de l’indépendance économique.
À l’occasion du 70e anniversaire de l’Union générale des travailleurs algériens et du 55e anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures, les autorités ont réaffirmé que la compétence nationale constitue le socle stratégique du développement du pays.
Le rappel du tournant historique du 24 février 1971 illustre la capacité des cadres et travailleurs algériens à relever des défis majeurs dans un contexte complexe.
Au lendemain de la récupération de la souveraineté énergétique, les ingénieurs, techniciens et agents nationaux ont assuré la continuité de la production avec des moyens limités, démontrant que la maîtrise du savoir et des compétences constitue la véritable garantie de l’indépendance économique.
Cette expérience historique fonde aujourd’hui une vision tournée vers l’avenir, dans laquelle l’intelligence humaine devient un levier central de puissance.
La transformation technologique mondiale a profondément modifié la nature de la compétition internationale.
La concurrence pour l’acquisition et la rétention des talents s’apparente désormais à une compétition stratégique globale.
Les États cherchent à sécuriser leurs compétences scientifiques et techniques afin de préserver leur autonomie dans des secteurs jugés essentiels.
Dans ce contexte, la formation, la recherche et l’innovation deviennent des instruments majeurs de souveraineté.
La stratégie nationale s’inscrit dans cette dynamique à travers la promotion de l’économie du savoir, le soutien aux start-up, la création d’incubateurs et l’encouragement de l’entrepreneuriat technologique.
Ces initiatives visent à structurer un écosystème favorable à l’innovation et à mobiliser les compétences nationales, y compris celles de la diaspora.
L’objectif consiste à renforcer la capacité du pays à produire localement des biens et des technologies stratégiques, réduisant ainsi la dépendance extérieure.
Les réalisations dans les grands projets d’infrastructure et les performances techniques observées dans plusieurs secteurs témoignent du potentiel des compétences nationales lorsqu’elles sont mobilisées dans un cadre organisé et ambitieux.
Elles illustrent la capacité du capital humain à transformer les ressources disponibles en valeur économique durable.
La réforme de la formation professionnelle constitue un pilier essentiel de cette transformation structurelle.
Elle vise à adapter les filières d’enseignement aux évolutions technologiques et aux besoins futurs du marché du travail.
En anticipant les mutations économiques mondiales, l’Algérie cherche à préparer les nouvelles générations aux métiers émergents et à renforcer la compétitivité nationale.
Dans cette perspective, la souveraineté nationale apparaît indissociable de la qualité du système éducatif, de la valorisation du savoir et de la confiance accordée aux capacités de la jeunesse.
Le capital humain devient ainsi le principal vecteur de développement durable, consacrant l’émergence d’un modèle de croissance fondé sur la connaissance, l’innovation et la compétence.
Abed M.
ÉDITORIAL DKNEWS DU JOUR La souveraineté nationale à l’ère de la connaissance : la ressource humaine au cœur de la puissance
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