ÉDITORIAL DKNEWS DU JOUR  Algérie : la diversification économique passe à la vitesse supérieure

dknews
5 Min Read

Depuis plusieurs années, Algérie s’engage résolument sur la voie d’une transformation économique ambitieuse, orientée vers la diversification et l’affirmation de son rôle sur les scènes continentale et internationale.

Cette orientation stratégique, portée par une volonté politique affirmée et relayée par les opérateurs économiques, commence à produire des résultats tangibles.

Les indicateurs macroéconomiques témoignent d’une évolution positive, traduisant la montée en puissance de secteurs productifs hors hydrocarbures et l’émergence d’une dynamique de croissance plus équilibrée.

Les politiques publiques déployées ces dernières années ont dessiné une trajectoire claire : soutenir la croissance, contenir les tensions inflationnistes et réduire la dépendance structurelle aux revenus pétroliers.

Dans ce contexte, de nombreuses institutions économiques internationales ont souligné la solidité relative des performances nationales, mettant en avant une économie en mouvement, capable d’amorcer des mutations profondes malgré un environnement mondial incertain.

Cette transformation ne se limite pas aux agrégats statistiques ; elle se manifeste également dans la vie quotidienne des citoyens.

La disponibilité accrue des produits alimentaires, notamment les fruits et légumes, constitue l’une des expressions les plus visibles de cette évolution.

Le secteur agricole s’impose désormais comme un pilier de la diversification économique.

Les performances enregistrées dans la production de pommes de terre, de tomates industrielles, d’oignons, de dattes, d’agrumes et de viandes illustrent la capacité du pays à renforcer sa sécurité alimentaire tout en réduisant sa dépendance aux importations.

Au-delà des volumes produits, ces résultats reflètent une modernisation progressive des méthodes de production et une meilleure valorisation des ressources nationales.

Cette dynamique s’inscrit dans un mouvement plus large de redéploiement des investissements vers des secteurs stratégiques.

L’industrie, le commerce et l’agriculture connaissent une progression soutenue, portée par des flux d’investissement significatifs.

Le secteur bancaire joue un rôle déterminant dans cette transformation, en facilitant le financement des projets structurants et en accompagnant l’essor des entreprises nationales.

La convergence entre l’investissement public, l’initiative privée et l’apport de capitaux étrangers contribue à renforcer la base productive du pays.

Plusieurs branches industrielles enregistrent des performances remarquables, qu’elles relèvent du secteur public, du tissu entrepreneurial national ou de partenariats internationaux.

Les investissements engagés dans l’énergie, les mines et l’agriculture traduisent une volonté de valoriser les ressources naturelles tout en développant des chaînes de valeur locales.

Cette stratégie, fondée sur la transformation des matières premières, vise à générer davantage de valeur ajoutée, à stimuler l’innovation industrielle et à créer des emplois durables.

Dans cette perspective, la relance de projets structurants longtemps restés en suspens marque une rupture significative avec les hésitations du passé.

Le lancement de l’exploitation du gisement de fer de Gara Djebilet symbolise cette nouvelle phase.

Longtemps envisagé sans concrétisation, ce projet stratégique incarne aujourd’hui une volonté de transformation industrielle profonde.

Son accompagnement par la mise en service d’infrastructures ferroviaires de grande envergure illustre une approche intégrée du développement, où l’exploitation des ressources s’articule avec la modernisation des réseaux logistiques.

La transformation économique en cours ne constitue pas un aboutissement, mais un processus.

La consolidation des acquis exige la poursuite des réformes, l’amélioration du climat d’investissement et la mobilisation continue des compétences nationales.

La diversification économique n’est pas seulement une option stratégique ; elle représente une nécessité structurelle pour garantir la stabilité à long terme et renforcer la résilience face aux fluctuations des marchés énergétiques.

Ainsi se dessine progressivement une économie plus diversifiée, plus productive et davantage tournée vers la création de valeur.

La dynamique engagée ouvre des perspectives nouvelles, à condition qu’elle s’inscrive dans la durée et qu’elle s’appuie sur une gouvernance économique cohérente.

L’enjeu dépasse la performance sectorielle : il s’agit de construire un modèle de croissance durable capable de répondre aux aspirations économiques et sociales d’une nation en quête de renouveau.

Abed MEGHIT

Share This Article
Leave a Comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *