Une nouvelle étape vient d’être franchie dans la consolidation de l’écosystème entrepreneurial. La signature d’une convention-cadre entre l’Agence nationale d’appui et de développement de l’entrepreneuriat et la société publique d’assurance marque un tournant stratégique dans la protection des micro-entreprises soutenues par les dispositifs publics.
Conclu dans le cadre d’une rencontre consacrée à l’amélioration des mécanismes d’accompagnement, cet accord instaure un système de couverture inédit destiné aux porteurs de projets bénéficiant d’un financement.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de sécurisation du parcours entrepreneurial, en intégrant une dimension assurantielle directement liée aux risques majeurs pouvant affecter les bénéficiaires.
Le dispositif prévoit notamment une couverture en cas de décès ou d’invalidité totale et permanente du porteur de projet. Dans ces situations critiques, l’assurance garantit le remboursement du solde restant du prêt non rémunéré, permettant ainsi d’éviter que la charge financière ne pèse sur les proches du bénéficiaire ou ne compromette la continuité du projet.
Au-delà de l’aspect purement financier, la convention répond à une logique de protection sociale élargie. Elle vise à instaurer un cadre plus stable pour les entrepreneurs en phase de démarrage, souvent exposés à des risques personnels susceptibles d’affecter directement la viabilité de leur activité.
En intégrant l’assurance comme composante structurelle du financement, les autorités entendent renforcer la confiance dans les dispositifs publics et améliorer la résilience des micro-entreprises.
Pour la direction de l’Agence, cette démarche reflète une évolution profonde de la politique d’accompagnement entrepreneurial. L’approche adoptée ne se limite plus à l’octroi de financements ou à l’assistance technique, mais embrasse désormais la pérennité globale des projets. En dotant les porteurs d’outils de protection adaptés, l’objectif est de sécuriser l’investissement humain et économique engagé, tout en consolidant l’impact social du programme.
De son côté, la société d’assurance souligne que ce partenariat traduit une volonté affirmée de soutenir l’essor des initiatives productives à petite échelle. Les produits proposés ont été conçus spécifiquement pour répondre aux réalités des micro-entreprises, caractérisées par des structures légères, des ressources limitées et une forte dépendance à la personne du fondateur.
En apportant une solution de couverture ciblée, l’assureur ambitionne de participer à la construction d’un environnement plus fiable pour l’investissement et l’innovation. Cette coopération illustre également la montée en puissance des mécanismes intégrés de soutien à l’entrepreneuriat. Elle témoigne d’une convergence entre politiques publiques de financement et instruments de gestion du risque, deux piliers essentiels pour favoriser la durabilité des activités économiques émergentes. En renforçant la protection des porteurs de projets et de leurs familles, le dispositif contribue à stabiliser le tissu des micro-entreprises, souvent considéré comme un levier clé de diversification économique et de création d’emplois.
Dans un contexte où l’encouragement de l’initiative individuelle constitue un axe prioritaire de développement, cette convention apparaît comme un signal fort adressé aux futurs entrepreneurs. Elle traduit la volonté des institutions de créer un cadre d’appui global, capable d’accompagner l’entrepreneur non seulement dans la phase de lancement, mais aussi face aux aléas majeurs de la vie.
Ainsi, l’accord conclu à Alger dépasse la simple dimension contractuelle pour s’inscrire dans une vision stratégique de long terme : celle d’un entrepreneuriat sécurisé, inclusif et durable, où la protection sociale et financière devient un facteur déterminant de réussite.
Abed M.
