PARTIS POLITIQUES : Un projet de loi pour renforcer la vie démocratique en Algérie

dknews
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Le projet de loi organique relatif aux partis politiques marque une nouvelle étape dans l’évolution institutionnelle du pays, avec pour ambition de consolider le processus démocratique et de revitaliser la participation citoyenne.

Présenté devant l’Assemblée populaire nationale, le texte a été défendu par le ministre de l’Intérieur, Saïd Sayoud, qui a souligné sa vocation à structurer durablement la vie politique nationale.

Selon les autorités, cette réforme vise à offrir aux partis un cadre juridique clair leur permettant d’exercer pleinement leur rôle constitutionnel.

L’objectif est de favoriser l’émergence d’une élite politique crédible, capable d’encadrer le débat public et de renforcer la confiance des citoyens dans l’action politique.

La relance du militantisme partisan constitue ainsi l’un des piliers de cette démarche.

Parmi les principales innovations du texte figure la simplification des procédures de création des partis.

L’allègement des documents requis et la mise en place d’une plateforme numérique dédiée traduisent une volonté de modernisation administrative.

Cette numérisation vise à garantir la transparence, l’efficacité et l’accessibilité des démarches pour les acteurs politiques.

Le projet introduit également le principe de vérification préalable de la conformité des partis aux dispositions constitutionnelles.

Cette mesure, selon le ministre, permet d’assurer le respect de l’unité nationale et d’éviter la création d’entités non conformes au cadre légal.

Elle s’inscrit dans une logique de régulation institutionnelle visant à concilier pluralisme politique et stabilité nationale.

Le texte aborde par ailleurs la question du financement des partis, renvoyée à une législation spécifique.

Les transactions financières doivent se conformer aux normes internationales établies par le GAFI, dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Cette conformité contribue au renforcement de la crédibilité financière du système politique.

Le ministre a également rappelé que la liberté de réunion et de manifestation pacifique demeure garantie par la Constitution, tout en annonçant l’élaboration d’un projet de loi encadrant l’exercice de ces libertés fondamentales.

Cette initiative vise à préciser les modalités d’organisation des rassemblements publics dans un cadre légal clair.

À travers ce projet de loi, les autorités ambitionnent de renforcer la participation politique, d’améliorer la gouvernance institutionnelle et de consolider l’État de droit.

La réforme apparaît ainsi comme un levier de modernisation démocratique, destiné à structurer durablement la vie politique et à favoriser l’engagement citoyen.

Abed MEGHIT

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