CONSEIL DES MINISTRES : Réformes structurantes, souveraineté économique et renaissance culturelle au cœur de l’action publique

dknews
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Sous la présidence de Abdelmadjid Tebboune, le Conseil des ministres a tenu une réunion de haute importance consacrée à l’examen de dossiers stratégiques traduisant les priorités majeures de l’État en matière de modernisation institutionnelle, de transformation économique et de dynamisation culturelle.

Cette rencontre gouvernementale illustre la volonté affirmée des pouvoirs publics de renforcer les fondements de la souveraineté nationale en conjuguant réformes juridiques, efficacité productive et rayonnement civilisationnel.
Parmi les points inscrits à l’ordre du jour figurait le projet de loi relatif à la justice militaire, présenté dans un contexte de consolidation des cadres juridiques régissant les institutions républicaines.
Après débat et examen approfondi, le texte a été approuvé, marquant une étape supplémentaire dans l’adaptation du dispositif législatif aux exigences contemporaines de gouvernance et de sécurité.
Cette réforme s’inscrit dans une dynamique globale de modernisation de l’architecture institutionnelle, visant à renforcer la cohérence du système juridique et à garantir l’efficacité des mécanismes de fonctionnement des institutions stratégiques.
Le Conseil des ministres s’est également penché sur le secteur agricole, considéré comme un pilier central de la sécurité alimentaire et de la diversification économique.
Le président de la République a insisté sur la nécessité d’engager une transformation structurelle profonde du modèle productif agricole, en mettant fin aux entraves bureaucratiques qui freinent l’initiative et l’efficacité sur le terrain.

La mise en place de coopératives agricoles dédiées à la location et à la gestion d’équipements mécanisés constitue l’un des axes majeurs de cette stratégie.
Ces structures, appelées à être déployées progressivement sur l’ensemble du territoire national, auront pour mission d’assurer l’accès des agriculteurs à des moyens techniques modernes, couvrant les opérations de labour, de moisson et de prestations agricoles spécialisées.
Leur gestion sera assurée par le groupe AGRODIV, chargé de coordonner l’acquisition du matériel auprès de fabricants nationaux qualifiés.
Cette orientation traduit une volonté claire de soutenir l’industrie locale tout en améliorant les performances du secteur agricole.
L’urgence de la mise en œuvre de ces coopératives a été soulignée avec insistance, notamment en raison du calendrier agricole dans certaines régions du pays où les cycles de production débutent précocement.
Le président de la République a ainsi instruit le Gouvernement d’élaborer dans les plus brefs délais un cadre juridique encadrant leur fonctionnement, afin de garantir leur efficacité et leur pérennité.
Cette réforme ambitionne d’accroître significativement les rendements agricoles, de rationaliser l’utilisation des ressources et de renforcer la sécurité alimentaire nationale.
Le Conseil des ministres a par ailleurs examiné l’état d’avancement d’un projet ferroviaire stratégique destiné à soutenir la valorisation des ressources minières et à améliorer les capacités logistiques du pays.
La ligne reliant Bled El Hadba à Annaba, conçue pour faciliter le transport du minerai vers les infrastructures portuaires, constitue un levier majeur de développement industriel et d’exportation.
Les instructions données visent à accélérer la cadence de réalisation et à assurer un suivi rigoureux sur le terrain, témoignant de l’importance accordée aux infrastructures structurantes dans la stratégie économique nationale.

Sur le plan culturel, la réunion a mis en lumière une ambition de renaissance artistique fondée sur la valorisation du patrimoine et la promotion de la création contemporaine. Le projet de création d’un orchestre philharmonique international à Alger a été salué comme une initiative emblématique du renouveau culturel en cours.
Cette démarche s’accompagne d’une volonté de relancer les institutions musicales et de renforcer l’écosystème artistique à l’échelle nationale.
Dans cette perspective, le président de la République a ordonné l’élaboration de textes visant à relancer et à organiser le fonctionnement de Opéra d’Alger, institution appelée à jouer un rôle central dans la diffusion de la musique savante et dans la formation des talents.
La construction de grandes salles de spectacles de type Zénith dans la capitale et dans les grandes villes du pays s’inscrit dans la même logique de structuration de l’offre culturelle et de démocratisation de l’accès aux arts.
La revitalisation du théâtre national et le soutien aux instituts de musique dans l’ensemble des communes témoignent d’une vision culturelle intégrée, considérant la création artistique comme un vecteur d’identité, de cohésion sociale et d’influence internationale. Cette orientation confère à la culture une dimension stratégique dans la politique publique, en la positionnant comme un instrument de rayonnement et de diplomatie douce.
Le Conseil des ministres a également accordé une attention particulière à la formation professionnelle, perçue comme un levier essentiel d’employabilité et d’adaptation aux mutations technologiques. La création de nouvelles filières spécialisées dans des domaines stratégiques vise à répondre aux besoins du marché du travail et à offrir des perspectives de qualification avancée aux jeunes.
Cette ouverture concerne non seulement les stagiaires nationaux, mais également les apprenants africains, traduisant une ambition d’intégration régionale et de coopération éducative.
La promotion du niveau de formation dispensé par les établissements nationaux constitue un autre axe prioritaire, avec pour objectif de valoriser l’excellence des compétences et de renforcer l’attractivité du système de formation.

Cette stratégie s’inscrit dans une vision de long terme visant à faire du capital humain un moteur central du développement économique et social.
La réunion du Conseil des ministres a enfin été marquée par la nomination de Mohammed Lamine Lebbou à la tête de la Banque d’Algérie, décision qui s’inscrit dans le cadre du renouvellement des responsabilités au sein des institutions financières nationales.
Cette nomination reflète la volonté d’assurer la continuité et la stabilité de la gouvernance économique dans un contexte marqué par des transformations structurelles.
À travers l’ensemble des orientations adoptées, cette session gouvernementale illustre une stratégie globale articulant modernisation institutionnelle, développement productif, renforcement des infrastructures et promotion du capital culturel.
Elle traduit une conception intégrée de l’action publique, fondée sur la coordination des politiques sectorielles et la mobilisation des ressources nationales au service d’un projet de transformation durable.
Dans un environnement international en mutation, Algérie affirme ainsi sa volonté de consolider ses capacités internes, de valoriser ses potentialités économiques et de renforcer son influence culturelle.
Le Conseil des ministres apparaît, dans cette perspective, comme un espace de pilotage stratégique où se dessine la trajectoire d’un développement équilibré, conjuguant efficacité économique, cohésion sociale et affirmation souveraine.

Par Abed MEGHIT

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