Face à une vague de violence extrême qui a marqué les années 1990, le pays a élaboré une stratégie de lutte antiterroriste fondée sur la combinaison d’actions sécuritaires, de réformes législatives et de mobilisation populaire.
Cette approche globale a permis de neutraliser des organisations armées majeures, notamment le Groupe islamique armé et Al-Qaïda au Maghreb islamique, tout en restaurant progressivement la stabilité nationale.
La stratégie adoptée s’est articulée autour de plusieurs axes complémentaires.
Le renforcement des capacités opérationnelles et du renseignement a permis d’anticiper et de déjouer de nombreuses attaques. Des unités spécialisées ont été déployées pour traquer les réseaux armés, tandis que la coordination entre les différents services de sécurité a favorisé une action plus efficace sur le terrain. Parallèlement à la dimension sécuritaire, les autorités ont mis en place des mécanismes juridiques visant à encourager la reddition des combattants.
Les dispositifs de concorde civile et de réconciliation nationale ont offert une alternative à la confrontation armée, contribuant à affaiblir les organisations clandestines en réduisant leurs effectifs et leurs capacités de recrutement.
La participation de la population a constitué un élément déterminant.
Des structures locales de défense ont été créées afin de protéger les zones rurales et de renforcer la vigilance collective. Cette mobilisation citoyenne, encadrée par l’État, a contribué à isoler les groupes armés sur les plans social et logistique. Les résultats chiffrés témoignent de l’ampleur de l’effort engagé.
Des milliers de combattants ont été neutralisés ou ont choisi de se rendre, tandis que les réseaux de soutien ont été démantelés.
L’action conjuguée des forces de sécurité et des institutions judiciaires a permis de réduire progressivement la capacité opérationnelle des groupes armés, jusqu’à leur marginalisation.
La stratégie s’est également adaptée à l’évolution des menaces, notamment avec l’apparition de nouvelles formes d’activisme clandestin et de tentatives de déstabilisation.
L’anticipation et la prévention sont devenues des priorités, intégrant des dimensions idéologiques, sociales et économiques dans la politique de sécurité.
Cette expérience est aujourd’hui présentée comme un modèle d’approche intégrée de la lutte antiterroriste.
Elle repose sur un principe central : la sécurité durable ne peut être obtenue uniquement par la force, mais par la convergence des efforts institutionnels, législatifs et sociaux.
La restauration de la stabilité a ainsi été accompagnée d’un processus de reconstruction nationale visant à rétablir la confiance et à consolider l’unité collective face aux menaces.
Par Abed MEGHIT
