En l’espace de quelques années, Algérie a enclenché une dynamique de transformation économique qui marque une rupture nette avec les cycles de dépendance et d’inertie du passé.
L’évolution simultanée de l’industrie manufacturière, de l’agriculture et de l’écosystème technologique témoigne d’une volonté affirmée de moderniser les structures productives et d’élargir les sources de création de richesse.
Cette mutation structurelle s’inscrit dans une stratégie globale visant à consolider la souveraineté économique tout en renforçant l’attractivité du pays sur les marchés internationaux.
La modernisation de l’appareil productif constitue l’un des leviers majeurs de cette nouvelle trajectoire.
Des investissements publics conséquents, conjugués à une implication accrue du secteur financier et à l’émergence d’un tissu entrepreneurial innovant, ont permis de relancer des filières industrielles stratégiques.
L’essor des start-up, soutenu par des dispositifs d’accompagnement et de financement, contribue à accélérer l’intégration des technologies numériques dans l’économie réelle, favorisant ainsi une transition vers des modèles productifs plus performants et compétitifs.
Dans le domaine industriel, les capacités nationales ont connu une montée en puissance significative.
Plusieurs secteurs, autrefois dépendants des importations, atteignent désormais l’autosuffisance, tout en générant des excédents exportables.
La production de ciment et de médicaments illustre cette évolution, révélant la consolidation d’une base industrielle capable de répondre à la demande interne tout en se positionnant sur les marchés extérieurs.
Cette transformation s’appuie également sur le renforcement des compétences humaines, grâce à la formation de cadres spécialisés et de techniciens qualifiés dans des centres dédiés.
L’agriculture, longtemps confrontée à des contraintes structurelles, s’inscrit elle aussi dans cette dynamique d’expansion.
L’amélioration des normes de production, l’adoption de standards internationaux et l’optimisation des chaînes logistiques ont permis aux produits agricoles nationaux de conquérir de nouveaux débouchés à l’exportation.
Cette évolution témoigne d’une meilleure intégration des filières agroalimentaires dans les circuits commerciaux internationaux, contribuant à la diversification des recettes en devises.
La stratégie économique repose désormais sur une logique d’ouverture maîtrisée.
Des partenariats commerciaux sont conclus avec des acteurs africains, européens et d’autres régions du monde, afin d’identifier de nouveaux marchés pour les produits nationaux.
Cette diplomatie économique s’accompagne d’une présence renforcée lors des foires et expositions internationales, qui constituent des vitrines essentielles pour promouvoir la production nationale et établir des relations commerciales durables.
Les résultats observés traduisent un rééquilibrage progressif de la balance commerciale, marqué par une progression notable des exportations hors hydrocarbures.
Cette évolution confirme la pertinence d’une politique visant à réduire la dépendance aux ressources énergétiques traditionnelles.
Elle témoigne également d’une confiance renouvelée des partenaires étrangers, dont les visites et les engagements confirment l’intérêt croissant pour le potentiel productif du pays.
Soutenue par un élan d’investissement public et privé, cette transformation économique ouvre des perspectives de développement durable.
La convergence entre innovation technologique, modernisation industrielle et diversification des exportations esquisse un modèle économique plus résilient, capable de s’adapter aux mutations de l’économie mondiale tout en consolidant les bases d’une croissance autonome et pérenne.
Abed M.
