La Caisse nationale de mutualité agricole (CNMA) a mis au point un nouveau dispositif assurantiel pour l’activité agricole, dédié à la couverture des risques majeurs liés aux changements climatiques, principalement la sécheresse, a indiqué le directeur général de la CNMA, Cherif Benhabiles, précisant que ce mécanisme est conçu pour couvrir, dans sa première phase, la filière céréalière.
Dans une déclaration à l’APS, M. Benhabiles a fait savoir que ce nouveau dispositif, qui entre dans le cadre des orientations stratégiques du secteur agricole national, vise à créer un système intégré pour accompagner l’agriculteur, et ce, « en assurant les risques majeurs liés aux changements climatiques, en particulier le déficit pluviométrique à l’origine de la sécheresse », ajoutant que « ses principaux éléments ont été finalisés au début de l’année 2026 ».
Le même responsable a souligné que ce nouveau produit assurantiel « longtemps attendu », sera destiné « dans sa première phase, à assurer la filière céréalière dans toutes ses variétés, étant considérée comme une priorité nationale dans le cadre de la préservation de la sécurité alimentaire ».
Il a assuré la totale disponibilité de la CNMA à accompagner la mise en œuvre de ce mécanisme « dès la finalisation du processus réglementaire mené par les autorités compétentes, notamment le ministère de l’Agriculture, du développement rural et de la pêche et celui des Finances, ce qui permettra de lancer cet important produit et offrir à l’agriculteur algérien la tranquillité nécessaire pour faire face aux aléas naturels et assurer la pérennité de la production agricole ».
S’exprimant sur la situation de l’assurance agricole en Algérie, M. Benhabiles a noté que la CNMA poursuit ses efforts, s’appuyant sur son expertise du marché, afin d’élargir l’adhésion des agriculteurs, notamment dans les filières stratégiques comme la céréaliculture, de généraliser la culture assurantielle et d’adapter les produits avec la nature des risques actuels, en plus du renforcement de l’accompagnement sur le terrain.
De plus, la CNMA œuvre, selon son directeur général, à accélérer le rythme des indemnisations, considérées comme un outil central pour renforcer la confiance, en transformant l’assurance en un véritable moyen pour les agriculteurs à poursuivre l’investissement et la production.
Par ailleurs, le même responsable a abordé les principaux résultats de la CNMA 2025, soulignant qu’elle a connu « une transformation qualitative des performances, avec une progression du chiffre d’affaires de plus de 12 % par rapport à 2024, soutenu par l’accélération de la transformation digitale et la modernisation des services afin de garantir la transparence et la fluidité des transactions ».
En matière d’indemnisation, « elle a atteint plus de 8,1 milliards de Da durant l’année écoulée », a indiqué le DG, affirmant que la réduction des délais de remboursement dans les différentes branches d’assurance a permis aux assurés de rétablir rapidement leur équilibre financier et productif.
Concernant les principaux axes de développement pour l’année 2026, M. Benhabiles a fait savoir que la CNMA travaille à moderniser les produits d’assurance, en développant des produits couvrant les risques climatiques majeurs, tout en poursuivant le travail de proximité pour consolider le principe d’intégration des services assurantiels avec les expertises techniques et les campagnes de sensibilisation préventive.
De plus, un package de micro-assurance est en cours de lancement, selon le premier responsable de la CNMA, précisant qu’il s’agit des solutions d’assurance innovantes peu coûteuses, destinées aux petits agriculteurs et aux start-up et aux porteurs de micro-projets, offrant une couverture complète des risques.
