Sous l’impulsion du ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Youcef Belmehdi, une rencontre nationale consacrée à l’orientation religieuse féminine durant le mois sacré de Ramadhan a marqué, à Alger, une étape significative dans la consolidation de l’encadrement spirituel et éducatif des fidèles.
Organisée par visioconférence, cette rencontre a réuni responsables religieux, encadrantes pédagogiques et guides spécialisées autour d’une vision commune : renforcer l’accompagnement religieux des femmes et valoriser leur rôle essentiel dans la transmission des valeurs morales et spirituelles.
Dans son intervention, le ministre a souligné que le mois de Ramadhan constitue un moment d’intensité spirituelle exceptionnelle, caractérisé par une affluence accrue dans les mosquées et un engouement renouvelé pour l’apprentissage du Saint Coran.
Face à cette dynamique, l’encadrement religieux féminin apparaît comme un pilier fondamental pour structurer l’accueil des fidèles, offrir un accompagnement adapté et garantir la diffusion d’un discours religieux fondé sur la modération, l’équilibre et la connaissance éclairée des principes religieux.
La rencontre a mis en évidence la place centrale occupée par les guides religieuses et les enseignantes du Coran dans la formation spirituelle et morale de la société.
Par leur proximité avec les fidèles, elles contribuent à instaurer un climat de confiance propice à l’apprentissage, à la compréhension des règles religieuses et à l’appropriation des valeurs de tolérance et de responsabilité.
Leur action dépasse largement le cadre de la transmission du savoir religieux, s’inscrivant dans une mission éducative globale visant à renforcer la cohésion sociale et familiale.
L’encadrement religieux féminin se déploie également à travers des dispositifs institutionnels innovants.
Le ministère a ainsi mis en place des espaces dédiés à la fatwa, accessibles via des plateformes numériques et des permanences spécialisées.
Ces dispositifs permettent aux femmes de consulter des spécialistes dans un cadre serein, garantissant un accompagnement adapté à leurs préoccupations religieuses et sociales.
Cette approche contribue à moderniser les modalités d’orientation religieuse tout en préservant la rigueur scientifique et la crédibilité institutionnelle.
Au-delà du mois sacré, l’action des guides religieuses s’inscrit dans une démarche permanente de sensibilisation et d’éducation.
Leur contribution se manifeste dans les établissements scolaires, les centres de réhabilitation et les structures d’accompagnement social, où elles participent à la diffusion des valeurs morales, à la prévention des comportements à risque et au renforcement de la conscience citoyenne.
Cette dimension sociale confère à leur mission une portée stratégique dans la consolidation du tissu social et la promotion d’une culture de responsabilité individuelle et collective.
La rencontre nationale a également mis en lumière la place de la femme algérienne dans la vie religieuse, reconnue comme actrice essentielle de la transmission des valeurs spirituelles et éducatives.
Cette reconnaissance institutionnelle traduit une volonté affirmée de renforcer les mécanismes d’encadrement religieux dans une perspective de stabilité sociale et d’équilibre moral.
À travers cette initiative, les autorités religieuses affirment une vision structurée de l’accompagnement spirituel, fondée sur la compétence, la proximité et la pédagogie.
L’orientation religieuse féminine apparaît ainsi comme un levier majeur pour promouvoir un Ramadhan empreint de sérénité, de connaissance et de responsabilité, tout en consolidant les fondements éthiques et sociaux de la communauté nationale.
Abed MEGHIT
