Une analyse récente publiée par Organisation mondiale de la santé met en évidence une réalité alarmante : près des deux tiers des décès maternels dans le monde surviennent dans des pays marqués par l’instabilité politique, les conflits ou la fragilité institutionnelle. Cette situation révèle l’impact profond des crises sur l’accès aux soins essentiels pour les femmes enceintes.
Selon les données disponibles, les risques liés à la grossesse sont nettement plus élevés dans les contextes instables, où les systèmes de santé souffrent de perturbations structurelles. En 2023, environ 160.000 femmes ont perdu la vie à la suite de complications évitables, une tragédie largement imputable à l’insuffisance des infrastructures médicales et à la désorganisation des services sanitaires.
L’écart entre pays stables et zones de conflit demeure frappant. Les systèmes de santé fragilisés ne parviennent plus à assurer une continuité des soins, exposant les femmes à des risques accrus lors de la grossesse et de l’accouchement. Cette réalité souligne l’urgence d’intégrer la santé maternelle au cœur des priorités humanitaires internationales.
Par Abed Meghit
