À l’occasion du mois de Ramadhan, la direction générale des Douanes algériennes a réaffirmé la centralité de son rôle dans la protection de l’économie nationale et la préservation de la sécurité du territoire.
Dans un message adressé aux agents du corps, le général-major Abdelhafid Bakhouche a appelé à une mobilisation renforcée afin de consolider le front interne et de faire face aux menaces liées à la contrebande et au crime organisé.
Le responsable a souligné que cette période constitue un moment de responsabilité accrue pour les services douaniers, placés en première ligne dans la surveillance des flux commerciaux et la protection des frontières économiques du pays.
La vigilance, l’engagement et l’initiative sont présentés comme des exigences fondamentales pour garantir la stabilité du marché national et préserver la santé publique.
Cette orientation stratégique s’inscrit dans un contexte marqué par l’intensification des réseaux de trafic et la diversification des méthodes de fraude.
Les services douaniers sont appelés à adapter leurs dispositifs opérationnels afin de répondre à des formes de criminalité de plus en plus sophistiquées.
La lutte contre la contrebande, la fraude commerciale et le trafic de stupéfiants constitue ainsi un axe prioritaire de l’action institutionnelle.
Les résultats enregistrés sur le terrain témoignent de cette mobilisation.
Dès les premiers jours du Ramadhan, une opération menée par des équipes spécialisées relevant de la direction régionale des Douanes de Tlemcen a permis la saisie de plus de onze (11) kilogrammes de kif traité dissimulés dans un camion semi-remorque.
Cette interception, réalisée grâce à des techniques de contrôle ciblées, illustre la capacité d’adaptation des services face aux stratégies de dissimulation employées par les réseaux criminels.
L’intervention s’est également soldée par l’arrestation de deux individus impliqués dans le transport de la marchandise illicite.
Cette opération met en évidence la complémentarité entre vigilance opérationnelle et efficacité des dispositifs de contrôle, deux facteurs essentiels pour contenir l’expansion des circuits de trafic.
Au-delà des saisies, le message adressé aux douaniers insiste sur la dimension nationale de leur mission.
La protection des frontières économiques ne se limite pas à un objectif technique ; elle participe à la préservation de la souveraineté et de l’unité territoriale.
Le renforcement du front interne apparaît ainsi comme un impératif stratégique dans un environnement régional caractérisé par des défis sécuritaires et économiques complexes.
La direction générale des Douanes souligne également le rôle du corps dans la relance économique et la promotion d’un commerce légal et transparent.
En sécurisant les échanges et en luttant contre les circuits parallèles, l’institution contribue à la stabilité du marché et à la confiance des opérateurs économiques.
Cette mission économique se conjugue avec un objectif sanitaire majeur : empêcher la circulation de substances dangereuses susceptibles de menacer la santé des citoyens.
L’appel à l’engagement lancé aux agents s’inscrit dans une vision de continuité institutionnelle fondée sur la loyauté, le sens du devoir et l’esprit de sacrifice.
Le Ramadhan est présenté comme un moment propice au renforcement des valeurs professionnelles et à la consolidation de la cohésion au sein du corps douanier.
Dans un contexte où les menaces transfrontalières se complexifient, la vigilance permanente apparaît comme un facteur déterminant de sécurité nationale.
L’action douanière, en synergie avec les autres institutions de l’État, vise à garantir la stabilité économique et sociale durant une période marquée par une intensification des flux commerciaux et des tentatives de trafic.
En réaffirmant la mobilisation de ses services, la direction générale des Douanes inscrit son action dans une logique de protection globale du pays.
La sécurité économique, la santé publique et la souveraineté nationale convergent ainsi dans une mission unique : préserver la quiétude du citoyen et l’intégrité de l’État durant le mois sacré et au-delà. Abed MEGHIT
