A la manifestation « Ramadhan au Palais », devenue ces dernières années un rendez-vous commercial traditionnel, mais aussi incontournable pour beaucoup, des produits de large consommation proposés et prix raisonnables attirent une foule nombreuse, en ces premiers jours du mois sacré.
Proposant des produits de large consommation, tels que les fruits et légumes, les produits alimentaires, les viandes, les ustensiles ménagers, les produits et articles de nettoyage, et même le prêt-à-porter, les appareils électroménagers, cette foire se veut une surface commerciale complète, destinée notamment à soutenir l’activité commerciale et artisanale, tout en encourageant le produit national contribuant à dynamiser l’activité économique.
Au stand des viandes rouges, les boucheries présentes, dont la plupart sont spécialisée dans l’importation de viandes fraîches, suscite un vif intérêt. La viande ovine importée d’Espagne est proposée à 2.180 Da le kilo, tandis que la viande bovine brésilienne est affichée à 1.150 DA. Venus faire ses achats pour les premiers jours du mois sacré, plusieurs citoyens ont unanimement relevé les prix pratiqués sur les produits proposés lors de cette foire, à l’image de Samir, père de famille, qui souligne l’importance qu’il accorde pour s’approvisionner auprès des points de vente agréées.
Dans l’espace dédié aux fruits et légumes, les prix affichés sont nettement inférieurs à ceux pratiqués dans les marchés et grandes surfaces de la capitale : la tomate à 75 DA/kg, pomme de terre à 50 Da, oignon à 70 Da, banane à 360 Da contre plus de 500 Da dans les marchés de la ville.
« Les prix sont abordables », constate Leïla, rencontrée devant l’une des nombreux étals de la foire organisée au pavillon Casbah et qui affirme surtout apprécier également la possibilité de choisir elle-même ses produits, relevant la grande diversité de l’offre proposée sur place.
Les produits surgelés enregistrent également une forte demande. La crevette est proposée à 900 DA le kilo, contre 1.100 Da l’an dernier. « En ces premiers jours du Ramadhan, les clients demandent surtout les petits pois, pois chiches, poissons et crevettes pour les boureks », indique une vendeuse entre deux clients servis.
Au stand réservé aux huiles, la margarine de feuilletage et le smen (900 DA pour 1,8 kg) figurent parmi les produits les plus demandés. Avec un large choix de divers produits proposés sur les étals de cette foire, les épices, comme l’incontournable « ras el hanout » et le poivron rouge, sont vendues à 1.400 DA le kilo contre 1.700 DA hors salon.
Les amateurs de café trouvent également une offre variée, avec des cafés robusta et robusta-arabica proposés en grains ou moulus. Un projet expérimental de culture locale de café vert à Larbaa, dans la wilaya de Blida, est évoqué par un exposant, lui-même torréfacteur privé.
Le salon ne se limite pas aux produits agroalimentaire: les stands d’électroménager et d’ustensiles ménagers attirent également de nombreux visiteurs. Djamila, a ainsi profité de l’occasion pour dénicher un téléviseur et un hachoir, séduite par les promotions proposées à l’occasion.
D’autres gammes de produits très utilisés sont également proposées: films alimentaires, papier de cuisson, barquettes en aluminium et autres produits d’entretien ménagers sont également disponibles avec des réductions et offres promotionnelles très intéressantes, relèvent des clients. A travers une telle initiative, le salon « Ramadan au Palais » s’impose comme un espace privilégié pour les ménagères en quête de produits variés à des prix compétitifs au cours du mois sacré. Cette foire commerciale, est ouverte quotidiennement de 10h à 17h, et se poursuivra jusqu’au 14 mars prochain.
Blida : un plan d’action exceptionnel pour la collecte des déchets ménagers durant le mois de Ramadhan
L’établissement public de collecte et de traitement des déchets ménagers »Mitidja-Nadhafa » de la wilaya de Blida a mis en place un plan d’action exceptionnel pour la collecte et le transport des déchets ménagers durant le mois de Ramadhan, marqué par une hausse significative du volume de ces déchets, a-t-on appris jeudi auprès de cette entreprise publique.
Ce dispositif vise à garantir la salubrité du cadre de vie et à assurer un environnement sain aux citoyens, qui sont appelés à soutenir les efforts de l’établissement en respectant les horaires de sortie des déchets, a indiqué à l’APS la cheffe du service de l’environnement et de l’hygiène Souad Siyad.
Elle a souligné que ses services prévoient une augmentation de prés de 30 % du volume des déchets ménagers durant ce mois, la quantité collectée passant de près de 900 tonnes/jour en période ordinaire à près de 1.200 tonnes/jour durant le Ramadhan.
Le plan en question porte sur le renforcement des opérations de collecte, notamment au niveau des marchés populaires et des grands ensembles urbains, ainsi que des campagnes de nettoyage des artères principales et secondaires, des entrées et sorties de villes et des places publiques. Il inclut également le déplacement de certains points de collecte situés à proximité des mosquées. Par ailleurs, l’établissement a entamé le remplacement des bacs vétustes par de nouveaux conteneurs d’une capacité de 770 litres, notamment dans les grands pôles urbains tels que Sefsaf et Haouch Errih, ainsi que dans les quartiers à forte densité de population, à l’instar de Souakria et Sidi Hamad (Meftah), et dans les communes à forte concentration démographique, comme Ouled Yaïch, Blida, Larbaa et Boufarik. Mme.Siyad a également fait état du renforcement des tournées de collecte à travers les cités, quartiers et rues, appelant les citoyens à respecter les horaires fixés pour la sortie des déchets, à 20h00 et à 06h00, tout en mettant en garde contre le mélange des déchets dangereux avec les ordures ménagères, afin de préserver la sécurité des agents. Une campagne de sensibilisation a, en outre, été lancée au profit des commerçants exerçant le long des artères principales, les invitant à sortir leurs déchets en une seule fois à la fin de leurs activités, afin d’éviter leur accumulation, susceptible de menacer la santé publique et de défigurer le paysage urbain, a conclu la même source.
