Gouvernance sanitaire et mérite professionnel : Une réforme structurante pour renforcer l’efficacité du système de santé

dknews
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Une nouvelle étape dans la modernisation de la gestion du système de santé a été engagée avec le lancement des travaux de la commission centrale chargée d’examiner les candidatures aux postes de responsabilité au sein des directions de la santé et des établissements publics hospitaliers.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre des orientations du ministre de la Santé, Mohamed Seddik Ait Messaoudene, visant à instaurer une gouvernance fondée sur la compétence, la transparence et l’efficacité administrative.
Instituée au niveau de Ministère de la Santé, la commission centrale réunit des profils institutionnels de haut niveau, dont le secrétaire général du ministère, l’inspecteur général, des directeurs généraux ainsi que des responsables des ressources humaines et de l’organisation.
Cette composition reflète la volonté d’assurer une évaluation multidimensionnelle des candidatures, fondée sur des critères objectifs et normatifs.

La mission principale de cette instance consiste à examiner les dossiers des postulants selon une grille d’évaluation structurée, permettant d’identifier les compétences les plus aptes à assumer les responsabilités de gestion au sein des structures sanitaires.
Cette approche vise à promouvoir la méritocratie et à garantir que les postes stratégiques soient confiés à des profils qualifiés, capables de répondre aux défis complexes du secteur de la santé.
La mise en place de ce dispositif traduit une orientation stratégique vers la professionnalisation de la gestion hospitalière.
En privilégiant la compétence administrative et l’expertise technique, les autorités entendent améliorer la performance des établissements publics et renforcer la qualité des services de santé offerts aux citoyens.
Cette réforme s’inscrit dans une dynamique de transformation institutionnelle visant à moderniser les pratiques de gestion et à optimiser l’utilisation des ressources humaines.
L’initiative accorde également une attention particulière à la valorisation des compétences locales.
En favorisant l’accès des cadres qualifiés aux postes de responsabilité, la réforme contribue à la consolidation du capital humain national et à la promotion d’une culture de responsabilité institutionnelle.
Cette orientation vise à renforcer la cohérence de la gouvernance sanitaire et à améliorer la capacité de réponse du système face aux besoins croissants de la population.
La commission centrale, installée le 6 janvier 2026, a entamé ses travaux dans un contexte marqué par la volonté d’améliorer la qualité des prestations médicales et de renforcer la confiance dans les institutions sanitaires.

Le processus d’évaluation repose sur des principes d’objectivité et d’équité, garantissant une sélection fondée sur les compétences professionnelles et l’expérience de terrain.
Au-delà de la dimension administrative, cette réforme incarne une vision globale de modernisation du service public de santé.
Elle vise à instaurer une culture de performance, à renforcer la transparence dans l’accès aux responsabilités et à promouvoir un modèle de gestion axé sur les résultats.
L’amélioration de la gouvernance apparaît ainsi comme un levier essentiel pour accroître l’efficacité du système sanitaire et répondre aux attentes des citoyens en matière de qualité des soins.
Cette démarche traduit l’engagement des autorités à inscrire la gestion de la santé publique dans une logique d’excellence institutionnelle.
En structurant le processus de nomination autour de critères objectifs et en valorisant l’expertise professionnelle, la réforme ouvre la voie à une administration sanitaire plus performante, capable de relever les défis contemporains et de garantir un service public de santé moderne, équitable et efficient.

Par Abed Meghit

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