Les participants à une conférence historique organisée, jeudi à l’Université Ahmed-Ben Yahia El-Wancharissi de Tissemsilt, ont mis en lumière les exploits et les sacrifices du martyr Mohamed Ratiâat, à travers sa participation à de nombreuses batailles et embuscades contre le colonisateur français dans la région de l’Ouarsenis, relevant de la wilaya IV historique.
Le compagnon du martyr Mohamed Retiâat, le moudjahid Mabtouche Bouhenni, dit Azzedine, a souligné, dans son intervention à cette rencontre intitulée « Les hauts faits d’armes des hommes de la Révolution dans la wilaya IV historique dans l’Ouarsenis: parcours et lutte du martyr symbole Mohamed Ratiâat », que le martyr a pris part à plusieurs batailles et opérations de fida contre le colonisateur français, notamment la bataille de « Garaat El-Mout » dans la région de Beni-Zitene en août 1957, celle de Bab El Bekkouche, considérée comme l’une des plus grandes batailles de l’Ouarsenis, en mai 1958, la bataille d’El Brahimia, en 1959, ainsi que l’embuscade de « Tamedrara », en 1958.
De son côté, le professeur Saïdani Lakhdar, de l’Université Ahmed-Ben Yahia El-Wancharissi a indiqué que le martyr avait occupé le poste de commissaire politique et qu’il avait oeuvré avec nombre de ses compagnons de lutte à la sensibilisation et au recrutement en faveur de la glorieuse Guerre de libération dans la région de l’Ouarsenis, ainsi qu’à la collecte de ravitaillement et de cotisations pour la glorieuse Armée de libération nationale (ALN).
Le professeur Krais Djilali, de l’Université Ibn-Khaldoun de Tiaret, a pour sa part affirmé que le martyr Ratiâat fut l’un des héros de l’Armée de libération nationale dans la région de l’Ouarsenis, soulignant qu’il était le compagnon de lutte du martyr Djilali Bounâama contre le colonisateur français et qu’il s’était également illustré par son militantisme au sein du Mouvement national.
Le martyr Mohamed Ratiâat est né en 1917 au sein de l’arch des Beni-Hendel, commune de Boukaïd, dans la région de l’Ouarsenis. Il est tombé au champ d’honneur à la fin de l’année 1960.
Les forces du colonisateur français ont transporté sa dépouille vers la région de Lardjem, rassemblé la population et l’ont contrainte à la voir ensanglantée afin de l’intimider, avant son inhumation à Boukaïd.
A noter que cette conférence a été organisée par la direction des Moudjahidine et des Ayants-droit, en coordination avec l’Université de Tissemsilt, à l’occasion de la commémoration de la Journée nationale du Chahid, célébrée le 18 février, en présence de nombreuses instances de la wilaya, ainsi que de la famille révolutionnaire et universitaire. La rencontre s’est achevée par un hommage rendu à la famille du martyr Mohamed Retiâat.
