Palestine Ghaza : des déplacés à la recherche de produits de première nécessité dans les décombres, alerte l’ONU

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bAlors que les frappes aériennes, les bombardements et les tirs de l’armée sioniste se poursuivent dans toute la bande de Ghaza, exposant les civils, y compris les travailleurs humanitaires et les équipes médicales, à des risques mortels, des personnes déplacées sont parfois contraintes de fouiller les ruines pour trouver de quoi survivre, alerte une agence des Nations unies.
« Les conditions d’hébergement restent désastreuses pour la plupart des personnes déplacées, poussant certaines d’entre elles à rester dans des endroits dangereux ou à fouiller les décombres à la recherche de produits de première nécessité, tandis que les enfants restent exposés aux engins explosifs et que les personnes âgées sont confrontées à des risques sanitaires accrus et à des difficultés pour accéder aux soins et à l’aide », a détaillé dans son dernier rapport le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA).
Selon le groupe sectoriel chargée de la protection, les conditions de vie « précaires » poussent certains Ghazaouis à adopter des stratégies d’adaptation à haut risque, notamment en s’abritant dans des zones potentiellement contaminées par des munitions explosives ou en « fouillant les décombres à la recherche de bois de chauffage et d’autres matériaux essentiels.
Depuis l’accord de cessez-le-feu d’octobre 2025, les équipes d’action anti-mines ont recensé 33 incidents liés à des munitions explosives, qui ont fait neuf morts et 65 blessés, dont des enfants.
« Depuis octobre 2023, plus de 700 engins explosifs ont été identifiés comme représentant une menace pour les civils et les efforts de reconstruction », a souligné l’OCHA.
Parallèlement à ces risques accrus pour les civils, la situation humanitaire se complique davantage en raison de facteurs extérieurs, tels que les conditions climatiques et les difficultés logistiques qui aggravent la pénurie de ressources essentielles.
Selon l’OCHA, les conditions météorologiques hivernales et les retards dans les transports ont entraîné une détérioration importante des denrées alimentaires avant et pendant leur entrée à Ghaza.
Dans ce contexte déjà fragile, la sécurité alimentaire continue de se détériorer en raison de multiples facteurs, notamment la mauvaise gestion des stocks et les intempéries, exacerbant ainsi les défis pour la population locale.
Les agences chargées du secteur de la sécurité alimentaire signalent que la sécurité alimentaire pendant le transport, le stockage et la préparation des repas reste une préoccupation majeure.
« Les conditions météorologiques hivernales défavorables ont entraîné une détérioration importante des denrées avant leur entrée à Ghaza, car les cargaisons ont été exposées à la pluie aux points de passage et pendant le transport « , note l’OCHA dans son rapport.
Parmi les autres difficultés, figurent les restrictions d’accès et la longueur des procédures d’inspection.
Certaines cargaisons, notamment l’aide alimentaire, passent plusieurs jours, voire plusieurs semaines, aux points de passage, ce qui contribue à accroître les pertes.
Dans les cuisines communautaires, l’approvisionnement limité en électricité et le manque d’équipements de réfrigération augmentent le risque de détérioration des denrées périssables.
Ces derniers développements interviennent alors que la majorité de la population est toujours déplacée et vit dans « des conditions extrêmement difficiles ».
Selon un décompte effectué le 11 février, au moins deux tiers de la population (1,4 million de personnes sur 2,1 millions) résidaient dans environ 1.000 sites de déplacement, souvent dans des conditions de surpeuplement et dans des tentes offrant une intimité et une protection limitées contre les éléments.

l’ONU confirme la poursuite des opérations d’aide vitale dans la bande de Ghaza

L’Organisation des Nations unies a affirmé que les aides vitales mises en œuvre par les agences onusiennes dans la bande de Ghaza se poursuivent, malgré les restrictions imposées par l’occupation sioniste.
Le site officiel de l’ONU a indiqué, vendredi, que les travailleurs humanitaires à Ghaza « continuent de faire face à des obstacles dans leurs efforts pour fournir une assistance vitale à la population ».
Selon l’Organisation, ses équipes « ont tenté de coordonner huit missions humanitaires, dont cinq ont été pleinement facilitées ».
Les trois autres missions -parmi lesquelles une visant à accéder à une station de traitement des eaux à Khan Younès- ont été refusées par l’occupation sioniste.
L’ONU a précisé que ses équipes ont collecté des fournitures alimentaires et médicales au point de passage de « Karam Abou Salem », et ont également supervisé les cargaisons humanitaires sur les quais de chargement à « Kissoufim » et  » Karam Abou Salem ».
Dans ce contexte, le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, a souligné que quatre mois se sont écoulés depuis l’entrée en vigueur de l’accord de cessez-le-feu à Ghaza, ajoutant que l’élargissement de l’aide humanitaire « a sauvé d’innombrables vies et permis d’écarter le risque de famine ».
Le responsable onusien a toutefois indiqué que « de nombreux habitants vivent toujours dans des conditions extrêmement difficiles et que la réponse humanitaire continue de se heurter à des obstacles majeurs, notamment en ce qui concerne l’entrée des marchandises et la capacité des partenaires humanitaires à opérer ».
Près de 1,5 million de personnes -soit deux Palestiniens sur trois à Ghaza- vivent actuellement dans environ 1000 sites de déplacement à travers l’enclave, principalement sous des tentes.

plusieurs Palestiniens blessés par balles, destruction d’immeubles à Ghaza

Plusieurs Palestiniens ont été blessés, samedi, par des tirs des forces d’occupation sionistes et lors d’attaques ayant visé et détruit des bâtiments dans la bande de Ghaza, ont rapporté des sources médicales palestiniennes.
L’agence de presse palestinienne Wafa, citant les mêmes sources, a indiqué qu’une fillette palestinienne a été blessée par des tirs aléatoires de l’occupation en direction des tentes de déplacés au centre de l’enclave.
Deux autres Palestiniens ont été blessés par des tirs des forces d’occupation dans la ville de Khan Younès, au sud du territoire.
Par ailleurs, l’armée d’occupation sioniste poursuit la destruction d’immeubles et mène des frappes dans plusieurs zones de la ville de Ghaza ainsi qu’à l’est de Khan Younès et de Rafah, en violation continue de l’accord de cessez-le-feu entré en vigueur le 11 octobre dernier.
Le bilan de l’agression sioniste contre la bande de Ghaza depuis le 7 octobre 2023 s’élève à 72.051 martyrs et 171.706 blessés, en majorité des enfants et des femmes, selon les autorités sanitaires palestiniennes, qui ont communiqué ces chiffres samedi.
Depuis plus de deux ans, l’occupation sioniste mène, selon les mêmes sources, une guerre d’extermination contre Ghaza, marquée par des tueries, la famine, la destruction et le déplacement forcé, en dépit des appels internationaux et des ordonnances de la Cour internationale de Justice exigeant son arrêt.

L’UNRWA fait face à de fortes pressions, l’entité sioniste poursuit ses violations du droit international (Lazzarini)

Le Commissaire général de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), Philippe Lazzarini, a indiqué samedi que l’agence onusienne subit d’importantes pressions alors que l’entité sioniste continue de violer le droit international.
Cité par l’agence de presse palestinienne Wafa, M. Lazzarini a affirmé que l’entité sioniste « poursuit ses pressions politiques visant à éliminer l’agence onusienne », ajoutant : « Nous avons été témoins de la démolition de notre siège à El Qods-Est occupée ».
Il a également souligné que « les colons intensifient les actes de violence et s’emparent des terres en Cisjordanie occupée », mettant en garde contre la « gravité » de la situation dans ce territoire « avant qu’il ne soit trop tard et que cela ne compromette l’avenir de la solution à deux Etats ».
Par ailleurs, le responsable onusien a averti que la situation à Ghaza « demeure catastrophique, les Palestiniens étant privés de presque tout et luttant pour survivre en raison des répercussions de la guerre d’extermination sioniste en cours ».
Le Commissaire général de l’UNRWA a en outre indiqué que les enfants de Ghaza « ne sont pas allés à l’école depuis plus de deux ans », insistant sur l’importance de la poursuite des services de santé et d’éducation primaire et secondaire fournis par l’agence onusienne.

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