Réfugiés : Le Tchad peine à subvenir aux besoins de 4 millions de personnes (ONU)

dknews
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Le Tchad, pays accueillant le plus de réfugiés en Afrique centrale, a connu une légère amélioration de sa situation humanitaire l’année dernière, mais peine toujours à subvenir aux besoins de quatre millions de personnes, a indiqué l’ONU.
Le Plan d’action humanitaire 2026 du bureau des Nations unies pour les secours d’urgence (OCHA) montre, en effet, que le nombre de personnes dans le besoin au Tchad a diminué de 42%, mais reste élevé.
Le Plan d’action prévoit un budget de 986 millions de dollars et vise à aider 3,4 millions de personnes, dont 540 millions de dollars sont consacrés aux seuls réfugiés.
« Nous et nos partenaires concentrerons nos efforts sur les régions les plus touchées, notamment dans l’est, la province du Lac et certaines parties du sud », a expliqué le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, la semaine dernière.
Alors que le Tchad, pays enclavé, accueille plus de 1,5 million de réfugiés, dont plus de 900.000 réfugiés soudanais à sa frontière orientale depuis le début du conflit, 40% de sa propre population a besoin d’une assistance humanitaire, montrent des données de l’OCHA.
Ce pays continue également de lutter contre les chocs climatiques et sécuritaires.
Le pays a subi d’importantes inondations qui ont dévasté sa sécurité alimentaire.
Rien qu’en 2024, les inondations ont détruit plus de 432.000 hectares de cultures, ont touché près de deux millions de personnes et ont mis en évidence les lacunes des infrastructures d’eau et d’assainissement, avec des épidémies de choléra signalées en juillet de l’année dernière.
Avec une population en croissance rapide, le Tchad dépasse ses capacités en ressources, à un moment où les taux de malnutrition sont alarmants.
On estime que deux millions d’enfants tchadiens âgés de six à 59 mois souffrent ou devraient souffrir de malnutrition aiguë entre octobre 2025 et septembre 2026, dont près de 484.000 enfants devraient souffrir de malnutrition aiguë sévère, selon le système mondial de surveillance de la faim, le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC).
La situation sécuritaire est tout aussi préoccupante, provoquant le déplacement de plus de 250.000 personnes.

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