Sous la présidence du chef de l’État, Abdelmadjid Tebboune, le Conseil des ministres a tenu, ce mardi, une réunion d’une importance stratégique, illustrant une nouvelle fois la centralité de l’action publique dans la protection du pouvoir d’achat, la sécurisation des ressources vitales et la réduction des disparités territoriales.
Cette rencontre gouvernementale, marquée par des décisions structurantes et des orientations fermes, s’inscrit dans une démarche de gouvernance proactive, attentive aux préoccupations quotidiennes des citoyens et résolument tournée vers un développement équilibré et durable.
Dès l’entame des travaux, après la présentation de l’ordre du jour et l’exposé du Premier ministre sur les activités du Gouvernement au cours des deux dernières semaines, le président de la République a fixé le cap.
Trois axes majeurs ont dominé les débats : l’approvisionnement du marché national en produits de large consommation à l’approche du mois sacré de Ramadhan, le renforcement de la sécurité hydrique, notamment dans les régions du Sud, et l’état d’avancement des programmes complémentaires de développement au profit de plusieurs wilayas.
À l’approche du mois de Ramadhan, période de forte consommation et de grande symbolique sociale et spirituelle, le président de la République a insisté sur la nécessité absolue de garantir aux citoyens des conditions de vie empreintes de sérénité, de quiétude et de dignité.
Soulignant le caractère sacré de ce mois placé sous le signe de la solidarité et de l’entraide, le chef de l’État a donné des instructions claires pour renforcer l’action gouvernementale sur le terrain, afin qu’elle soit efficace, visible et à l’écoute des préoccupations réelles des ménages.
Dans ce contexte, le président Tebboune a salué la disponibilité des produits de large consommation, y compris les produits agricoles et d’origine animale, mettant en avant l’abondance enregistrée sur les marchés nationaux.
Toutefois, il a fermement souligné que cette disponibilité devait impérativement se traduire par une stabilité, voire une baisse des prix, appelant à une vigilance accrue face à toute forme de spéculation ou de pratiques portant atteinte au pouvoir d’achat des citoyens.
Le message est sans équivoque : l’État veillera à ce que l’équilibre du marché profite directement au consommateur.
Le secteur des ressources en eau a occupé une place centrale lors de cette réunion, traduisant l’importance stratégique accordée à la sécurité hydrique, en particulier dans les régions du Grand Sud.
À ce titre, le président de la République a ordonné le lancement, dès le mois prochain, de la réalisation de deux stations de dessalement de l’eau à Tamanrasset et à Tindouf.
Ces projets, qualifiés de stratégiques, visent à répondre durablement aux besoins des populations locales et à renforcer la résilience hydrique de ces wilayas face aux contraintes climatiques.
Dans la même dynamique, le chef de l’État a donné instruction pour la réalisation d’une nouvelle station d’épuration et de traitement des eaux usées à Tindouf, destinée notamment à accompagner et soutenir des projets agricoles prometteurs.
Cette orientation traduit une vision intégrée de la gestion de l’eau, qui ne se limite pas à l’approvisionnement domestique, mais s’inscrit dans une logique de valorisation économique et de développement local.
Le président Tebboune a également insisté sur la nécessité de redoubler de vigilance lors des opérations de délestage des eaux excédentaires des barrages pleins.
Il a exigé un renforcement des mesures de précaution, de contrôle et de suivi, afin d’éviter toute mauvaise gestion susceptible de provoquer des perturbations dans l’alimentation en eau potable.
À ce propos, il a été particulièrement ferme concernant l’interruption de l’approvisionnement en eau ayant affecté la wilaya de Chlef.
Qualifiant cette situation d’inacceptable, le chef de l’État a rappelé qu’elle engage la pleine responsabilité des concernés, mettant en garde contre tout laxisme pouvant conduire à de tels dysfonctionnements.
Au-delà des aspects conjoncturels, le président de la République a réaffirmé l’importance capitale du respect des plans nationaux de distribution de l’eau potable tout au long de l’année.
Cette exigence s’inscrit dans une approche de gouvernance fondée sur l’anticipation, la continuité du service public et la préservation de la confiance entre l’État et le citoyen.
Le troisième axe majeur abordé lors de ce Conseil des ministres a porté sur l’état d’avancement des programmes complémentaires de développement destinés aux wilayas de Khenchela, Tissemsilt, Djelfa et Tindouf.
À ce sujet, le président Tebboune a exprimé sa satisfaction quant à la concrétisation de l’ensemble de ces programmes et à la réalisation des projets dans les délais impartis.
Cette avancée témoigne de l’efficacité de la démarche adoptée, fondée sur un suivi rigoureux et une coordination renforcée entre les différents secteurs.
Fort de ces résultats, le chef de l’État a donné instruction au Gouvernement d’élaborer de nouveaux programmes complémentaires en faveur des wilayas les moins développées, en particulier celles récemment créées.
Cette orientation traduit une volonté politique claire de réduire les disparités régionales, de promouvoir l’équité territoriale et d’assurer un développement harmonieux à l’échelle nationale.
À travers les décisions prises lors de cette réunion, le Conseil des ministres confirme une fois de plus la centralité de l’État stratège, attentif aux urgences sociales tout en inscrivant son action dans une vision à long terme.
Sécurité hydrique, stabilité des marchés, justice territoriale et amélioration continue du cadre de vie des citoyens constituent les piliers d’une politique publique résolument tournée vers l’efficacité, la solidarité et la durabilité.
Dans un contexte régional et international marqué par de multiples incertitudes, l’Algérie poursuit ainsi, avec constance et lucidité, la consolidation de ses fondements économiques et sociaux.
Les orientations arrêtées lors de ce Conseil des ministres viennent renforcer la confiance des citoyens dans l’action de l’État et traduisent une volonté affirmée de faire du développement équilibré et du bien-être collectif une priorité nationale permanente.
Abed MEGHIT
