Le Premier ministre, M. Sifi Ghrieb, a présidé une réunion du Conseil interministériel consacrée à l’examen approfondi de l’état d’avancement du projet intégré des phosphates, l’un des plus importants chantiers structurants engagés par l’Algérie dans le cadre de sa stratégie de diversification économique et de valorisation de ses ressources naturelles.
Cette réunion de haut niveau, tenue lundi, témoigne de l’attention particulière accordée par les pouvoirs publics à ce projet stratégique, appelé à jouer un rôle déterminant dans le développement de la filière minière et industrielle nationale.
Structuré autour de trois wilayas clés de l’Est du pays, à savoir Tébessa, Souk Ahras et Annaba, le projet intégré des phosphates s’appuie sur des réserves exploitables estimées à 840 millions de tonnes, plaçant l’Algérie parmi les pays disposant d’un potentiel considérable dans ce domaine.
À terme, ce projet ambitionne d’atteindre une capacité de production annuelle de 10,5 millions de tonnes de phosphate brut, destinées à alimenter une industrie de transformation à forte valeur ajoutée, orientée aussi bien vers le marché national que vers l’exportation.
Lors de cette réunion, les membres du gouvernement ont procédé à une évaluation détaillée de l’état d’avancement des différentes composantes du projet, qu’il s’agisse des infrastructures minières, des unités de transformation industrielle, des réseaux de transport ou encore des installations portuaires nécessaires à l’exportation.
Le Premier ministre a insisté sur la nécessité de renforcer la coordination entre les différents secteurs concernés, afin de lever les éventuels obstacles techniques, administratifs ou logistiques susceptibles de retarder la concrétisation de ce mégaprojet.
Dans ce cadre, des mesures concrètes ont été arrêtées pour consolider la synergie intersectorielle et mobiliser l’ensemble des moyens humains, financiers et techniques requis.
L’objectif clairement affiché est de respecter strictement les délais fixés par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, qui a fait de ce projet un pilier central de la nouvelle politique industrielle du pays, avec une échéance fixée à la fin de l’année 2026 pour son achèvement.
Au-delà de ses dimensions économiques, le projet intégré des phosphates revêt une importance stratégique majeure pour l’Algérie.
Il s’inscrit dans une vision globale visant à réduire la dépendance aux hydrocarbures, à diversifier les sources de revenus et à renforcer la souveraineté économique nationale.
La transformation locale du phosphate permettra non seulement de créer une chaîne de valeur complète, allant de l’extraction à la production d’engrais et de dérivés chimiques, mais aussi de générer des milliers d’emplois directs et indirects dans les régions concernées.
Le choix d’implanter ce projet dans les wilayas de Tébessa, Souk Ahras et Annaba répond également à une logique d’équilibre territorial et de développement régional.
Il contribuera à dynamiser l’économie locale, à améliorer les infrastructures de base et à renforcer l’attractivité industrielle de ces régions, tout en favorisant l’émergence d’un tissu de PME et de services connexes.
En présidant personnellement cette réunion du Conseil interministériel, M. Sifi Ghrieb a réaffirmé l’engagement de l’État à assurer un suivi rigoureux et permanent de ce projet stratégique.
Il a souligné que la réussite du projet intégré des phosphates constitue un enjeu national, tant pour la croissance économique que pour la place de l’Algérie sur les marchés régionaux et internationaux des fertilisants et des produits miniers transformés.
À l’approche de l’échéance de 2026, le gouvernement entend maintenir une mobilisation totale afin de transformer ce potentiel minier en un levier durable de développement, faisant du phosphate un nouveau moteur de l’économie nationale et un symbole concret de l’Algérie productive et industrielle en construction.
Abed MEGHIT
