Khenchela : La commune de M’sara commémore le 65e anniversaire de la mort du martyr Ali Souaihi

dknews
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La commune de M’sara, dans la wilaya de Khenchela, a commémoré, lundi, le 65e anniversaire de la mort en martyr d’Ali Souaihi, chef de la Wilaya I historique.
Les autorités locales civiles et militaires, des représentants de la famille révolutionnaire et plusieurs compagnons du martyr se sont rassemblés devant la stèle commémorative érigée à la mémoire d’Ali Souaihi dans la commune de M’sara qui fut le siège de la Wilaya I.
Après la levée des couleurs au Carré des Martyrs, le dépôt d’une gerbe de fleurs et la lecture de la Fatiha du Coran en hommage à la mémoire des Martyrs, la parole a été donnée à plusieurs moudjahidine, compagnons du héros, qui se sont accordés à affirmer qu’Ali Souaïhi possédait des qualités indéniables et une forte personnalité qui ont fait de lui le leader idéal de la Wilaya I historique.
Certains moudjahidine ont évoqué, dans ce contexte, des faits liés à la bataille de 3 jours (du 7 au 9 février 1961) au cours de laquelle Ali Souaihi est tombé en martyr, rappelant son courage devant la puissance de feu de l’armée coloniale qui avait, alors, utilisé des armes lourdes et l’aviation pour appuyer plus de 1. 000 soldats.
Le moudjahid M’hamed Messaâdi, a déclaré, dans son témoignage, que lors de cette bataille, Ali Souaihi avait réparti les moudjahidine dans différentes zones de la région d’Ighezrane Ouamane avant de se retrancher, armes à la main, derrière un grand rocher difficile d’accès pour les soldats français.
Ali Souaihi fit face avec une grande bravoure au feu de l’ennemi qui bombarda sans répit la cache où le chef de la Wilaya I tomba en héros, aux côtés de 90 compagnons de lutte, et lutté jusqu’à la dernière cartouche pour permettre aux autres moudjahidine de se retirer à la faveur de l’obscurité, selon M. Messaâdi.
Ce dernier a rappelé que quelque 500 soldats français ont été tués durant cette bataille, rappelant que le quotidien français  » Le Monde « , soucieux de minimiser les pertes coloniales, a écrit que l’armée française avait  » perdu 257 soldats dans cette bataille « . Au cours de la cérémonie de commémoration, les lauréats des différentes activités de jeunesse et sportives ont été honorés, avant qu’une campagne de reboisement ne soit organisée devant le complexe historique Ali-Souaïhi sous le slogan  » Un arbre pour chaque martyr « .
Né en 1932 dans la région d’El Aouinat, dans la wilaya de Tébessa, Ali Souaihi avait entamé son instruction à la mosquée Sidi Ben Saïd, avant de rejoindre l’école El-Tahdhib, affiliée à l’Association des Oulémas musulmans algériens.
Il avait adhéré au Parti du peuple algérien en 1943 puis rejoint la Révolution algérienne en 1955 à l’extrême Est du pays, près de la frontière tunisienne, où il fut chargé de missions d’approvisionnement, d’acheminement d’armes et d’organisation des éléments de l’Armée de libération nationale.
Il avait assumé plusieurs responsabilités importantes avant de prendre la tête de la Wilaya I historique.

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