L’Algérie a franchi, dimanche à Alger, une nouvelle étape stratégique dans le processus de structuration et de modernisation de son industrie pharmaceutique, avec le lancement d’un atelier de travail dédié à l’évaluation du système national de fabrication des médicaments et des vaccins.
Organisée par le ministère de l’Industrie pharmaceutique en coordination avec le bureau de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), cette rencontre s’inscrit dans le cadre des démarches engagées pour l’obtention du certificat de maturité de niveau 3, dit « ML-3 », selon les standards internationaux de l’OMS.
Cet atelier réunit des cadres du ministère de l’Industrie pharmaceutique et du ministère de la Santé, ainsi que des représentants de l’Agence nationale des produits pharmaceutiques et du Centre national de la pharmacovigilance et de matériovigilance, en charge notamment des médicaments et des dispositifs médicaux.
Des experts de l’OMS prennent également part aux travaux afin d’accompagner l’Algérie dans les dernières étapes de préparation à cette évaluation déterminante, considérée comme un objectif stratégique majeur pour le secteur.
Selon le communiqué du ministère, l’obtention du certificat de maturité de niveau 3 constitue un levier essentiel pour consolider la crédibilité du système organisationnel national, renforcer la confiance des partenaires internationaux et soutenir durablement le développement de l’industrie pharmaceutique algérienne.
Ce label permettra également de faciliter l’accès des produits pharmaceutiques nationaux aux marchés internationaux, en attestant du respect des normes de qualité, de sécurité et d’efficacité exigées à l’échelle mondiale.
Dans une allocution lue en son nom par le secrétaire général du ministère, le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouacim Kouidri, a souligné l’importance de cette rencontre, qu’il a qualifiée de pleinement alignée avec les orientations des hautes autorités du pays.
Celles-ci visent, a-t-il rappelé, à renforcer les capacités des structures relevant du secteur, à instaurer une véritable culture de la planification stratégique et de l’évaluation permanente, et à inscrire l’action publique dans une logique d’amélioration continue, conformément aux normes et aux spécifications adoptées par l’OMS.
Le ministre a également mis en avant les réformes structurelles engagées ces dernières années, ainsi que l’évolution constante du cadre réglementaire, qui ont permis d’insuffler une nouvelle dynamique au secteur.
Ces réformes ont contribué à encourager l’investissement, à renforcer l’intégration progressive des nouvelles technologies sanitaires et à positionner l’industrie pharmaceutique comme un pilier stratégique de la souveraineté sanitaire nationale.
À travers cet atelier, l’Algérie affirme sa détermination à hisser son système de production pharmaceutique aux plus hauts standards internationaux et à consolider son rôle dans la sécurité sanitaire régionale et continentale.
Abed MEGHIT
