Le Dow Jones, indice historique de la Bourse de New York, a franchi vendredi le seuil symbolique des 50.000 points pour la première fois de son histoire, au cours d’une séance en très nette hausse à Wall Street.
Vers 19H30 GMT, le Dow Jones gagnait 2,24% à 50.002,61 points. A l’instar des autres indices boursiers américains, il avait été à la peine plus tôt dans la semaine en raison d’un large mouvement de vente des valeurs technologiques.
L’euro stabilisé par les déclarations de la présidente de la BCE, les métaux précieux remontent
La monnaie unique est stable vendredi, après des propos de la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) minimisant l’effet d’un euro fort sur les décisions de taux d’intérêt, et les métaux précieux rebondissent, toujours en proie à une forte volatilité.
Comme attendu par le marché, la BCE a laissé ses taux directeurs inchangés, jeudi.
Depuis juin dernier, le taux de dépôt, qui fait référence, est à 2%, malgré une inflation en zone euro qui a ralenti.
Vers 11H40 GMT, l’euro prenait 0,10% par rapport au billet vert, à 1,1790 dollar pour un euro. La monnaie unique perdait aussi 0,31% contre la livre britannique à 86,77 pence.
La devise britannique récupérait une partie de ses pertes de jeudi après des remous politiques et le statu quo de la Banque d’Angleterre décidé à une courte majorité, qui a augmenté la probabilité d’une baisse de taux lors de sa prochaine réunion en mars. L’or et l’argent se reprennent vendredi respectivement de 2,30% et 5,24%. Ce rebond reste tout relatif pour l’argent, qui « affiche une lourde perte cette semaine » de plus de 12%, soulignent les économistes. L’or a lui quasiment effacé ses pertes.
Les Bourses américaines reprennent de la hauteur
Les Bourses mondiales évoluent en hausse vendredi, les indices américains reprenant leur souffle après une semaine marquée par la chute du secteur technologique, un contexte qui a bénéficié aux Bourses européennes, moins exposées au secteur.
L’indice boursier américain technologique Nasdaq avançait de 1,63% vers 17H15 GMT, mais peinait à effacer les pertes qu’il cumulait depuis lundi, son bilan hebdomadaire étant en repli d’environ 2,35%.
Ailleurs à New York, l’indice élargi S&P 500 gagnait 1,52%. Le Dow Jones, composé de valeurs plus historiques et industrielles de la cote américaine, prenait 1,99% et se démarquait avec une progression d’environ 2% sur la semaine.
En Europe, la Bourse de Paris a terminé en hausse de 0,43%, Londres de 0,59% et Francfort de 0,94%.
Vers 17H05 GMT, l’euro prenait 0,30% par rapport au billet vert, à 1,1812 dollar pour un euro.
Le bitcoin rebondit Si le plus capitalisé des cryptoactifs a glissé vendredi à 60.000 dollars, il reprenait 10,40% vers 17H05 GMT, à 69.644 dollars.
En dépit de résultats en forte hausse lors du dernier trimestre, le géant de la distribution et de l’informatique en ligne est sévèrement sanctionné pour l’explosion de ses dépenses prévues visant à se maintenir dans la course à l’IA.
Amazon veut investir 200 milliards de dollars en 2026 là où les marchés s’attendaient à ce que le chiffre reste sous la barre des 150 milliards. Vers 18H10 GMT, son titre chutait de 7,68% à New York.
Marché en Asie: la tech fait encore dévisser Séoul, le bitcoin plonge à 60.000 dollars
Les Bourses asiatiques chutent vendredi sous la pression d’un plongeon des valeurs tech, qui a fait dévisser Séoul de 5%, tandis que le bitcoin poursuit sa dégringolade et touche 60.000 dollars pour la première fois en 16 mois.
A la Bourse de Tokyo vers 02H00 GMT, l’indice vedette Nikkei reculait de 0,47% à 53.557 points et l’indice élargi Topix était stable (+0,05%).
Taipei perdait 1,96%, Sydney 1,82%, l’indice hongkongais Hang Seng 2,18%. A la Bourse de Séoul, où les titres technologiques dominent la cote, l’indice Kospi abandonnait 3% à 5.010 points, après avoir brièvement dévissé de 5% dans les premiers échanges.
Sur les marchés asiatiques, les firmes tech continuaient de s’enfoncer, à la suite d’une séance maussade à Wall Street minée encore par la tech, malgré les bons résultats d’Alphabet (Google).
La chute du bitcoin ne semble, elle, pas s’enrayer. La plus capitalisée des cryptomonnaies a glissé vendredi à 60.000 dollars, sans toutefois tomber en-deçà.
Signe de la rapidité de son plongeon, il avait déjà glissé la veille sous 70.000 dollars pour la première fois depuis l’élection de Donald Trump pour son second mandat à la Maison-Blanche, en novembre 2024.
Son récent décrochage (-41% depuis son record d’octobre) s’explique notamment par des incertitudes réglementaires persistantes aux Etats-Unis et des ventes massives d’investisseurs, qui ont cherché à récupérer du cash face aux mouvements d’amplitude des métaux précieux.
Le marché pétrolier poursuit son recul, affecté par les incertitudes géopolitiques.
Vers 02H00 GMT, le baril de WTI nord-américain cédait 0,36% à 63,06 dollars et celui de Brent de la mer du Nord 0,34% à 67,32 dollars.
