Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) a alerté samedi sur la détérioration dramatique de la situation humanitaire dans la bande de Ghaza, ravagée par deux ans d’agression sioniste, qualifiant les conditions de vie d' »extrêmement fragiles et mortelles » pour des milliers d’enfants.
« A Ghaza, les enfants continuent de subir les frappes aériennes (sionistes) dans un contexte d’effondrement quasi total des systèmes de santé, d’accès à l’eau et d’éducation », a déploré l’UNICEF dans un communiqué, avant d’ajouter que « la survie y est devenue un combat quotidien ».
L’organisation onusienne dénonce aussi l' »incapacité de la communauté internationale à protéger les populations les plus vulnérables » et appelle à « l’ouverture de couloirs humanitaires pour permettre l’acheminement urgent de l’aide », aux habitants de l’enclave palestinienne assiégée.
Le bilan de l’agression sioniste contre la bande de Ghaza, depuis le 7 octobre 2023, s’élevait jeudi dernier à 71.851 martyrs et 71.626 blessés, en majorité des enfants et des femmes, selon les autorités sanitaires à Ghaza.
Les mêmes sources ont précisé que le nombre total de martyrs depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, le 10 octobre dernier, a atteint 574, tandis que celui des blessés s’est élevé à 1.518.
Ghaza : l’ONU appelle au respect du droit international et à la protection des civils
Le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a réitéré son appel au respect du droit international et à la protection des civils dans la bande de Ghaza.
Le Bureau a indiqué que les Nations unies poursuivent leur soutien aux évacuations médicales via Rafah et continuent de plaider pour la réouverture du mécanisme des références médicales vers la Cisjordanie, avertissant par ailleurs contre la poursuite des déplacements de population en Cisjordanie occupée, résultant des violences des colons et des opérations de démolition.
Dans le même contexte, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a mis en garde contre de nouvelles opérations sionistes et des projets de colonisation en Cisjordanie, y compris à Al-Qods occupée, « susceptibles de compromettre gravement la viabilité d’un Etat palestinien et de menacer le droit du peuple palestinien à l’autodétermination ».
Il a souligné que « le déplacement forcé et la violence des colons, parallèlement à l’expansion coloniale illégale, se déroulent dans un climat d’impunité généralisée », appelant les Etats à agir immédiatement afin de mettre un terme à la colonisation.
ONU: la poursuite du déplacement forcé des Palestiniens en Cisjordanie occupée atteint des « niveaux élevés »
Les Nations unies ont mis en garde contre la poursuite du déplacement forcé des Palestiniens en Cisjordanie occupée, qui a atteint des « niveaux élevés », dans un contexte marqué par une recrudescence des violences des colons sionistes et des opérations de démolition, indiquant que plus de 900 Palestiniens ont été contraints de quitter leurs habitations depuis le début de l’année 2026.
Le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, a estimé que le nombre élevé de personnes déplacées est dû, en grande partie, à « la violence des colons et aux restrictions d’accès, notamment à travers les démolitions », soulignant que « le phénomène connaît une escalade préoccupante au cours des dernières semaines ».
Lors d’un point de presse, M. Dujarric a indiqué que le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) a documenté, durant la période allant du 20 janvier jusqu’à lundi dernier, plus de 50 attaques menées par des colons sionistes, ayant causé des victimes palestiniennes et d’importants dégâts matériels.
Il a ajouté que l’ONU procède à des évaluations préliminaires des dommages et des besoins à la suite de ces incidents, en vue d’orienter la réponse humanitaire onusienne, insistant sur la nécessité pour toutes les parties de respecter le droit international humanitaire, notamment en ce qui concerne la protection des civils et des infrastructures civiles.
Ces mises en garde interviennent alors que l’ONU continue de dénoncer le non-respect par l’entité sioniste, du protocole humanitaire de l’accord de cessez-le-feu en vigueur depuis en octobre dernier dans la bande de Ghaza, notamment en ce qui concerne l’acheminement du carburant, de l’aide humanitaire et des équipements nécessaires au déblaiement des décombres.
