ÉDITORIAL DKNEWS DU JOUR Les grands pas de l’Algérie vers une Afrique énergétiquement intégrée et souveraine

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La course mondiale à la sécurisation des ressources énergétiques, engagée par les grandes puissances industrielles, redessine profondément les équilibres géopolitiques et recompose les lignes de tension autour de l’accès à l’énergie.
Dans ce contexte international marqué par la concurrence, l’Afrique demeure confrontée à un paradoxe majeur : un continent riche en ressources énergétiques mais encore largement en marge des circuits de valorisation et de consommation à grande échelle.
L’énergie constitue aujourd’hui un levier stratégique essentiel pour la prospérité et la croissance économique durable du continent africain.
Pourtant, malgré un potentiel considérable en pétrole, gaz, énergies renouvelables et ressources naturelles, l’Afrique peine à s’imposer comme un acteur économique global structuré.
Les contraintes sont multiples : déficit de financement, insuffisance d’infrastructures, manque de coordination entre les pays, retards technologiques et faiblesse de l’expertise locale dans plusieurs États.
Les chiffres sont éloquents.
Plus de 640 millions d’Africains demeurent privés d’accès à l’électricité et au gaz naturel, soit un taux d’accès inférieur à 40 %, le plus faible au monde.

Cette réalité impose une réflexion collective et une approche inclusive pour relever un défi qui conditionne directement le développement industriel, l’emploi, l’éducation et la stabilité sociale.
C’est dans ce contexte que s’inscrivent les efforts constants de l’Algérie, engagée depuis des années dans une stratégie énergétique à la fois nationale, régionale et continentale.
Forte de son expérience, de ses capacités techniques et de ses ressources, l’Algérie plaide pour l’émergence d’une politique énergétique africaine commune reposant sur l’intégration régionale, le développement des infrastructures, la mutualisation des expertises et le déploiement massif des énergies renouvelables.
La participation active de l’Algérie aux grandes rencontres africaines consacrées à l’énergie illustre cette vision.
L’ouverture, mardi, de la 9ᵉ édition du Nigeria International Energy Summit (NIES 2026) a une nouvelle fois permis à l’Algérie de rappeler l’urgence d’intensifier les échanges d’expériences et d’explorer des opportunités concrètes de partenariat et d’investissement commun entre pays africains.
L’Algérie s’affirme désormais comme un acteur central du pacte énergétique africain.
Elle œuvre activement au développement d’infrastructures structurantes, à l’image du projet stratégique du gazoduc transsaharien reliant le Nigeria à l’Europe via le Niger et l’Algérie, un projet majeur destiné à intégrer pleinement les ressources gazières africaines au marché mondial tout en renforçant la sécurité énergétique du continent.

Parallèlement, l’Algérie poursuit l’extension des réseaux électriques transfrontaliers et multiplie les accords bilatéraux avec plusieurs pays africains dans les domaines des carburants, de l’électricité, des énergies renouvelables et de l’hydrogène vert.
Ces initiatives traduisent une volonté claire de bâtir une Afrique énergétiquement souveraine, solidaire et tournée vers le développement durable.
Dans cette dynamique, le pays prévoit un investissement de 60 milliards de dollars sur la période 2025-2029 afin de sécuriser le marché national tout en renforçant ses capacités d’exportation vers l’Afrique et l’Europe.
Une vision ambitieuse qui positionne l’Algérie comme un moteur de l’intégration énergétique africaine et un partenaire stratégique pour l’avenir du continent.
Abed M.

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