À l’approche du 70ᵉ anniversaire du Congrès de la Soummam, l’Algérie réaffirme son attachement profond à la préservation de sa Mémoire nationale et à la transmission des valeurs fondatrices de la Révolution de libération.
C’est dans ce contexte hautement symbolique qu’a été officiellement installée, jeudi à Alger, la Commission scientifique chargée de l’organisation du séminaire international intitulé « La culture de la résistance entre histoire, mémoire et imaginaire », prévu dans la wilaya de Béjaïa.
La cérémonie d’installation s’est tenue au siège du Haut-Commissariat à l’Amazighité (HCA), marquant le lancement effectif des préparatifs scientifiques et organisationnels de cet événement majeur.
Placée sous la présidence de Mohamed Lahcen Zeghidi, coordinateur de la Commission algérienne Histoire et Mémoire, la commission comprend également le professeur Ramdane Farid, enseignant de l’enseignement supérieur et représentant du HCA, aux côtés d’universitaires et de chercheurs spécialisés dans les domaines de l’histoire, de la mémoire et des sciences humaines.
À cette occasion, le secrétaire général du HCA, Si El Hachemi Assad, a souligné la portée stratégique de ce séminaire international, organisé en partenariat avec le ministère des Moudjahidine et des Ayants droit, la Commission nationale de la Mémoire et la wilaya de Béjaïa.
Il a affirmé que cette initiative traduit la volonté constante de l’État algérien d’ancrer durablement la Mémoire nationale, de préserver l’histoire glorieuse de la lutte de libération et de rendre un hommage appuyé aux sacrifices des chouhada et des moudjahidine.
Selon lui, l’organisation de ce séminaire s’inscrit pleinement dans les grandes orientations de l’État en matière de consolidation de la Mémoire, de valorisation de l’Histoire nationale et de promotion de la recherche scientifique, dans une approche qui conjugue rigueur académique et ouverture sur la société.
Il a rappelé que cette démarche est en parfaite adéquation avec la vision stratégique du président de la République, M.Abdelmadjid Tebboune, qui a érigé la question mémorielle en pilier fondamental de l’édification de l’Algérie victorieuse et souveraine.
Bien que de nature essentiellement académique, le séminaire se veut également un espace vivant de dialogue entre la recherche scientifique, l’expression artistique et la société.
À ce titre, il sera enrichi par des initiatives culturelles, artistiques et des expositions thématiques, visant à élargir la portée des réflexions et à toucher un public plus large.
Cette approche transversale permettra d’aborder la culture de la résistance non seulement comme un fait historique, mais aussi comme un imaginaire collectif et un héritage vivant.
De son côté, Mohamed Lahcen Zeghidi a rappelé que la décision de marquer le 70ᵉ anniversaire du Congrès de la Soummam dans un cadre universitaire global avait été prise l’année précédente.
L’objectif est de réunir des chercheurs nationaux et internationaux autour de la culture de la résistance, afin d’explorer la dimension intellectuelle, politique et symbolique de la Révolution du 1er Novembre, socle fondateur de l’État algérien moderne.
À travers ce séminaire, l’Algérie entend non seulement revisiter un moment décisif de son histoire, mais aussi transmettre aux générations actuelles et futures les valeurs de courage, d’unité et de souveraineté qui ont façonné la Nation.
Le Congrès de la Soummam, loin d’être un simple événement du passé, continue ainsi d’inspirer une réflexion profonde sur l’identité nationale et le sens de l’engagement.
Abed MEGHIT
