L’agression génocidaire sioniste contre la bande de Ghaza a fait 71.851martyrs et 171.626 blessés, en majorité des femmes et des enfants, depuis le 7 octobre 2023, indique jeudi un nouveau bilan des autorités sanitaires palestiniennes.
Les corps de 27 martyrs et 18 personnes blessées ont été transférés vers les hôpitaux de Ghaza au cours des dernières 24 heures, a précisé la même source, notant que de nombreuses victimes se trouvent encore sous les décombres.
Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, le 10 octobre dernier, 574 Palestiniens sont tombés en martyrs et 1.518 autres ont été blessés, tandis que les corps de 717 martyrs ont été récupérés, selon les autorités sanitaires.
Ghaza : environ 20.000 personnes en attente de soins médicaux urgents (UNRWA)
Environ 20.000 personnes à Ghaza ont besoin de soins médicaux urgents, a affirmé mercredi l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), mettant en garde contre tout retard dans leur évacuation, synonyme d’aggravation de leur état et d’augmentation du risque de décès.
Cette alerte intervient deux jours après la réouverture partielle du poste-frontière de Rafah avec l’Egypte, qui a permis le passage de quelques dizaines de Palestiniens de Ghaza dans les deux sens.
La réouverture de ce point de passage, fermé par l’armée sioniste en mai 2024, était attendu de longue date par les Palestiniens de Ghaza et les agences humanitaires.
Elle intervient alors que la situation humanitaire demeure dramatique pour les plus de deux millions de Palestiniens vivant dans l’enclave.
Mais cette timide reprise des passages ne répond qu’à une infime partie de l’urgence humanitaire sur le territoire.
« Les évacuations médicales limitées via Rafah constituent un point de départ, mais les besoins à Ghaza restent considérables », a déclaré sur les réseaux sociaux, le directeur des affaires de l’UNRWA à Ghaza, Sam Rose.
Au-delà de ces évacuations ponctuelles, la réalité quotidienne sur le territoire demeure marquée par de lourdes entraves structurelles.
Selon l’agence onusienne, l’accès est strictement limité. « Les services de santé sont dévastés et les retards continuent de mettre des vies en danger ».
Dans ce contexte de pénurie, les acteurs humanitaires tentent de maintenir une présence sur le terrain, en intervenant « dans la mesure du possible malgré de graves contraintes ».Un constat que viennent étayer les données communiquées mardi.
En effet, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré que cinq patients et sept accompagnateurs avaient été transférés hors de Ghaza lundi pour y recevoir des soins médicaux, ajoutant que cela ne représentait qu’une goutte d’eau dans l’océan des 18.500 Ghazaouis nécessitant une évacuation médicale.
Depuis le cessez-le-feu à Ghaza, l’OMS indique avoir facilité l’évacuation médicale de 377 patients, dont 310 enfants. Ces évacuations soulignent l’urgence de restaurer un système de santé exsangue.
Car après deux ans d’agression sioniste génocidaire, l’OMS estime que le système de santé de Ghaza a besoin d’être « réhabilité et reconstruit de toute urgence afin de réduire la dépendance vis-à-vis des évacuations médicales ».
« Afin d’accélérer l’accès aux soins vitaux, l’OMS continue d’appeler à la réouverture immédiate de la voie d’acheminement médical vers la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est », a ainsi détaillé sur les réseaux sociaux, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.
